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Français>>AfriqueMise à jour 30.05.2012 08h34
Mauritanie : un ancien président s'insurge contre le limogeage du président de la Cour suprême

L'ancien chef d'Etat mauritanien Ely Ould Mohamed Vall (2005-2007) a vivement critiqué le limogeage du président de la Cour suprême Ould Ghailany, estimant qu'il consacre "l'élargissement de la sphère de l'illégalité pour atteindre le pouvoir judiciaire", indique un communiqué.

L'ancien président, aujourd'hui dans les rangs de l'opposition la plus radicale, a estimé dans un communiqué que le pays a d'abord connu l'illégalité, quand le coup d'Etat de 2008 a eu lieu, pour être par la suite justifié par une élection "truquée en 2009" et les institutions législatives ont largement dépassé leur mandat depuis novembre 2011.

Pour lui, les valeurs démocratiques du pays "sont bafouées à travers le limogeage illégal du président de la plus haute instance judiciaire, la Cour suprême, de façon arbitraire, en violation des dispositions de la loi".

"Selon les articles 15 et 18 de la loi organisant la justice, le mandat du président de la Cour suprême est de 5 ans et qu'il ne peut être limogé que dans les conditions édictées par la loi", souligne l'ancien chef de l'état mauritanien dans son communiqué.

Le limogeage de Ould Ghailany, jeudi dernier, en conseil des ministres, avait soulevé une vaste dénonciation de la part des milieux politiques et judiciaires du pays.

Le magistrat, qui n'est resté en fonction que pendant deux ans et qui a été nommé ambassadeur au Yémen, persiste dans son refus d'accepter son limogeage, alors qu'un autre président de la cour, un avocat, a été nommé par décret présidentiel.

Source: xinhua

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