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Français>>AfriqueMise à jour 30.05.2012 13h46
L'armée soudanaise se redéploie à l'extérieur d'Abyei, ville contestée

L'armée soudanaise a redéployé mardi ses troupes à l'extérieur d'Abyei, territoire contesté entre le Soudan et le Sud-Soudan, un développement concordant avec l' ouverture d'un nouveau round de négociations entre les deux pays pour régler leurs litiges en suspens, a rapporté le Centre de médias soudanais (SMC).

Le SMC a indiqué que l'armée soudanaise avait mis en oeuvre mardi un redéploiement de ses forces à l'extérieur d'Abyei, et transmis le contrôle des institutions militaires et prestataires de services à la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abyei (FISNUA).

"Ce redéploiement de forces à l'extérieur d'Abyei survient en application de l'accord d'Addis Abeba signé le 11 juin et de l' engagement du gouvernement du Soudan à respecter les résolutions internationales", a déclaré le SMC citant le chef du comité conjoint de supervision pour Abyei Al-Khair Al-Faheem Al-Maki.

M. Al-Maki a également exigé que les forces éthiopiennes auxquelles le maintien de la paix dans la zone a été confié comblent le vide laissé par le retrait de l'armée soudanaise, déclarant "le redéploiement de la brigade (31) de l'armée soudanaise à l'extérieur d'Abyei constituera un nouveau fardeau pour la FISNUA".

L'armée soudanaise a annoncé lundi qu'elle se retirait d'Abyei.

"En réponse à l'initiative du médiateur de paix africain Thabo Mbeki, et pour le succès du prochain round de négociations, l'armée a décidé de redéployer ses forces à l'extérieur de la zone d'Abyei ", a déclaré le colonel Sawarmi Khaled Saad, porte-parole de l' armée soudanaise, lors d'une conférence de presse à Khartoum, la capitale du pays.

"Nous réaffirmons notre engagement envers les droits de la tribu Mesiria qui vit dans cette région. Nous réitérons également notre plein engagement au protocole d'Abyei, signé avec le Sud- Soudan, et nous espérons que l'autre partie démontrera une attitude positive", a-t-il ajouté.

La tension s'est accentuée dans la région d'Abyei lorsque l'armée du Sud-Soudan y a mené une embuscade contre un convoi de l'armée soudanaise et des Nations unies en mai 2011, causant la mort de 22 soldats soudanais.

Au lendemain de cette embuscade, l'armée soudanaise a pris le contrôle d'Abyei et réitéré que cette ville appartenait à la partie nord du pays, refusant de retirer ses troupes de la zone.

Un référendum devait avoir lieu à Abyei pour trancher le sort de la zone, en même temps que le référendum pour l'autodétermination du Sud-Soudan en janvier 2011 qui a eu pour conséquence la sécession du sud. Toutefois, le scrutin annexe n'a pas eu lieu suite à des désaccords sur les conditions d' éligibilité.

Khartoum et Juba ont mené à Addis Abeba des négociations sur un grand nombre de questions, dont la sécurité, le pétrole et les frontières, mais ces discussions ont échoué en raison des affrontements armés récents entre les troupes des deux pays dans la zone pétrolifère d'Heglig.

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a publié le 24 avril une résolution demandant au Conseil de sécurité de l' ONU de soutenir son injonction au Soudan et au Sud-Soudan pour qu'ils cessent les hostilités dans les 48 heures, reprennent les négociations dans les deux semaines et parviennent à un accord de paix dans les trois mois.

Le 2 mai, le conseil a adopté une résolution exigeant que les deux parties "cessent immédiatement toutes les hostilités, y compris les bombardements aériens, et que les parties transmettent officiellement leur engagement à cet effet au président de la Commission de l'Union africaine et au président du Conseil de sécurité au plus tard dans les 48 heures suivant l'adoption de cette résolution".

La résolution demande également au Soudan et au Sud-Soudan de " retirer sans condition la totalité de leurs forces armées de leur côté de la frontière, en conformité avec les accords adoptés au préalable".

Source: xinhua

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