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Français>>AfriqueMise à jour 20.06.2012 08h39
Togo: un ancien Premier ministre et leader de parti interpellé

Le président du parti Organisation pour Bâtir dans l'Union un Togo Solidaire (OBUTS), Agbéyomé Kodjo, un ancien Premier ministre, a été interpellé mardi matin et gardé à la gendarmerie nationale, a appris l'agence Xinhua de bonne source.

L'information a été confirmée sur une radio locale par le conseiller spécial et chargé de stratégie politique de M. Agbéyomé Kodjo, leader de parti d'opposition, Premier ministre et plusieurs fois ministre sous le régime du général Gnassingbé Eyadèma décédé en 2005 après 38 ans de pouvoir.

M. Agbéyomé est aujourd'hui membre du Collectif de partis politiques d'opposition et d'associations "Sauvons le Togo" qui a organisé, les 12, 13 et 14 juin, des marches et sit-in ayant mobilisé des milliers de personnes dans les rues de la capitales et émaillés d'échauffourées et d'actes divers de vandalisme condamnés par le gouvernement.

Il a signé le 17 juin, un communiqué du Collectif qui a appelé à une nouvelle marche suivie d'un sit-in, mardi, "en remplacement des manifestations légalement autorisées des 12, 13, et 14 juin 2012, mais dont la tenue a été intentionnellement perturbée".

Le communiqué a appelé les populations "à prendre leurs dispositions pour se défendre en cas d'agression à domicile par les forces de l'ordre dans la mesure où, l'espace de maintien de l'ordre se limite à la voie publique et que toute intrusion de ces dernières dans les maisons sans mandat d'arrêt ou mandat d'amener, est une violation de domicile".

Ce communiqué a également mis en garde "le pouvoir en place contre toute velléité de dérives répressives, d'intimidations, d'arrestations arbitraires à l'endroit des populations et des responsables du Collectif ".

Le collectif "Sauvons le Togo" est composé de quelques partis politiques d'opposition et des organisations de la société civile dont des organisations de défense des droits de l'homme et des associations de journaliste.

Il réclame de meilleures conditions pour les élections législatives prévues pour octobre prochain, l'annulation de l'adoption de nouvelles dispositions par l'Assemblée nationale sur le code électoral et du nouveau découpage électoral portant de 81 à 91 le nombre des députés, le jugement et la condamnation des auteurs d'actes de tortures intervenus dans le pays ainsi que le retour à la constitution de 1992 qu'il juge consensuel.

Source: xinhua

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