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Français>>AfriqueMise à jour 10.07.2012 08h48
Un an après la séparation, le Soudan et le Soudan du Sud ne parviennent toujours pas à établir des relations normales (ANALYSE)

Un an s'est écoulé depuis la déclaration officielle de la séparation entre le Soudan du Sud et le Soudan, mais les deux pays semblent avoir échoué à établir de bonnes relations de voisinage.

Malgré la confirmation de l'intérêt des hommes politiques des deux parties d'établir de saines relations, l'évolution des événements a prouvé que les différends historiques entre les deux parties étaient plus profonds qu'ils n'apparaissaient.

Les questions en suspens, y compris le partage des revenus de pétrole, qui est produit dans le Soudan du Sud et exporté via les infrastructures pétrolières et ports du Soudan, figuraient parmi les différends les plus importants ayant empêché l'établissement de relations normales entre Khartoum et Juba.

Le conflit pétrolier a atteint son apogée lorsque le Soudan du Sud a décidé, le 20 janvier 2012, d'arrêter le pompage de son pétrole brut en raison du différend sur les frais de l'exportation du pétrole du Soudan du Sud à travers les ports soudanais.

La décision a entraîné des conséquences négatives sur les économies des deux pays, faisant perdre les trois quarts des recettes pétrolières au Soudan, ce qui a poussé le gouvernement soudanais à adopter une réforme économique profonde, mais a causé la hausse des prix des produits de base, provoquant des manifestations populaires.

Les citoyens du Soudan du Sud souffrent quant à eux de conditions tragiques en raison du développement léthargique, des services de base limités, ainsi que des prix élevés des produits de base.

En outre, les deux pays se sont presque engagés dans une guerre globale lorsque, le 10 avril dernier, l'armée du Soudan du Sud a occupé la région soudanaise d'Heglig, riche en pétrole.

Selon les observateurs et les analystes, les relations entre Khartoum et Juba ne redeviendront normales que lorsque les questions sécuritaires et pétrolières seront réglées.

Dr. Mohamed Hassan Said, un expert soudanais, a déclaré à Xinhua que "les événements qui ont suivi la séparation du Soudan du Sud ont prouvé que le problème de sécurité est toujours la principale menace pour la stabilité des relations entre les deux pays. Par ailleurs, le conflit pétrolier augmente la tension dans les relations".

"La normalisation complète des relations entre Khartoum et Juba ne peut être réalisée sans un règlement des questions de sécurité entre les deux pays", a-t-il ajouté.

Les questions en suspens sur le Nil Bleu et les zones du Kordofan du Sud, ainsi que la région d'Abyei doivent être réglées d'abord. Les deux parties pourront ensuite rechercher un accord pour rétablir le transport du pétrole du sud à travers le Soudan, et ainsi répondre aux demandes des peuples des deux pays", a-t-il ajouté.

"Manifestement, les disputes actuelles sont le résultat de la séparation, parce que les deux pays sont confrontés à des difficultés pour s'adapter à la nouvelle situation. Le Soudan du Sud souffre de difficultés à construire un Etat à partir de rien et souffre de conflits tribaux chroniques, de la rareté des ressources et du manque d'infrastructures, tandis que le Soudan souffre de problèmes économiques, sécuritaires et politiques," a-t-il ajouté.

Le Soudan du Sud a déclaré son indépendance officielle le 9 juillet 2011, lors d'une célébration en présence de quelque 30 chefs d'Etat africains et représentants d'organisations régionales et internationales.

Source: xinhua

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