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Français>>AfriqueMise à jour 13.07.2012 13h15
Maroc : la croissance économique sera faible en 2012 (SYNTHESE)

La croissance économique du Maroc devrait se situer aux alentours de 3% en 2012, selon les estimations du Centre marocain de conjoncture (CMC) présentées mercredi à Casablanca (80 km au sud de Rabat).

Lors d'un point de presse consacré à la présentation des " perspectives de croissance dans le cadre du nouveau contexte 2012- 2013", le président du CMC, Habib El Malki, a expliqué que ce taux de croissance est dicté par la conjoncture économique internationale ainsi que par le recul enregistré dans des pays partenaires, notamment de l'Union européenne.

Toutefois, le CMC relève que, compte tenu des prévisions de la conjoncture internationale et dans l'hypothèse d'un retour à des conditions climatiques plus favorables, l'économie nationale pourra retrouver le chemin de la croissance en 2013 avec un taux prévisionnel de 4,1%.

A cet effet, M. El Malki a souligné qu'il faut revoir le modèle de croissance économique suivi par Maroc depuis près de 15 ans, et ce pour, d'une part accélérer le rythme de croissance économique et, d'autre part, renforcer la cohésion sociale.

Sachant que la loi de finances 2012 prévoit la mobilisation de 2 milliards de Dirhams (DH) pour le financement des programmes sociaux relatifs à l'assistance médicale, à la lutte contre la déperdition scolaire et au soutien des prestations fournies aux personnes en situation d'handicap, outre l'affectation d'une enveloppe de 2,6 milliards de DH pour le désenclavement du monde rural.

Dans ce cadre, le gouvernement marocain a décidé de maintenir le Fonds de solidarité qui devrait aider à ce que l'effort consenti par la caisse de compensation soit amoindri.

L'un des défis qui sera posé pour le gouvernement est celui d'aller vers une réforme intelligente pour le ciblage des populations les plus nécessiteuses réellement.

Autrement dit, le gouvernement marocain veillera à la gestion des problèmes que connaît l'économie nationale en raison de la conjoncture mondiale difficile, notamment à travers la Caisse de compensation qui absorbe des fonds importants afin de préserver le pouvoir d'achat des citoyens.

Dans ce sens que les pouvoirs publics marocains ont géré, au cours de cette année, deux grandes difficultés à savoir la subvention de la Caisse de compensation pour régler la facture à la place du citoyen et le dialogue social avec tout ce qui en découle comme engagements financiers considérables auxquels aucun autre gouvernement n'a fait face.

Ainsi, le déficit budgétaire pourrait atteindre 5% à 6% du PIB dû à une hausse des dépenses de 3% du PIB par rapport au budget 2011, qui résulterait principalement de l'augmentation des charges de compensation des prix des produits pétroliers et certains produits alimentaires.

Dans ce sens, les charges de compensation seraient de l'ordre de 40 milliards de dirhams et les efforts exceptionnels déployés par le gouvernement en ce qui concerne les augmentations résultant du dialogue social et leur impact sur la masse salariale dépasseront les 95 milliards de dirhams en 2012.

Pour assurer un retour progressif à un taux de déficit budgétaire autour de 3% du PIB, le programme gouvernemental prévoit l'instauration d'une bonne gouvernance de gestion des ressources financières publiques et l'adoption d'une politique rationnelle des dépenses publiques liant les dépenses aux besoins nécessaires.

Le gouvernement du Maroc table aussi sur l'amélioration du climat des affaires en partenariat avec les opérateurs économiques à travers la mise en place d'une nouvelle charte de l'investissement, l'actualisation du cadre juridique et des mesures relatives à l'encouragement de l'exportation, la réforme du régime foncier et la simplification des procédures d'investissement, outre l'élaboration d'un cadre juridique relatif aux entreprises en situation difficile.

La priorité est accordée à la création d'emplois et à la création de projets d'investissement.

Source: xinhua

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