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Français>>AfriqueMise à jour 18.07.2012 13h30
UA : inquiétudes de la Commission pour la dépendance extérieure du financement de ses programmes (PAPIER GENERAL)

La dépendance de la Commission de l'Union africaine (UA) vis-à-vis du financement extérieur dans la mise en oeuvre de ses programmes est préoccupante, selon le commissaire sortant aux Affaires économiques, Maxwell Nkwezalamba.

Au cours du 19e sommet de l'UA tenu dimanche et lundi à Addis Abeba, les dirigeants africains ont examiné l'un des principaux dossiers, le budget de la Commission de l'UA pour 2013 se chiffre à 280 millions USD, soit une légère hausse par rapport à l' enveloppe de 2012 établi à 260 millions USD, a fait savoir le commissaire Nkwezalamba.

Derrière ces chiffres apparaissant comme étant importants se cache une réalité qui intrigue, devenue une sortie de tradition perpétuée d'année en année. Puisque sur le total des ressources prévues pour les interventions de l'instance exécutive de l'Union au cours de cette année, 96,16% représentaient les engagements des partenaires extérieurs.

La situation devient plus préoccupante dans la mesure où, en plus de conditionnalités limitant le plus souvent la marge de manoeuvre de la Commission dans le choix de ses priorités et de l' utilisation des fonds octroyés, les délais de mise à disposition des financements des partenaires s'avèrent aussi longs, entraînant des retards dans la réalisation des activités, renseigne Maxwell Nkwezalamba.

Pour cette année déjà, révèle-t-il, "nous n'avons pas reçu tous les engagements promis par les partenaires. La situation n'est pas bonne. Pr exemple, un partenaire nous a promis un soutien de 2 millions de dollars mais il n'a pas tenu son engagement. En 2011, un financement de 32 millions de dollars promis par un autre partenaire avait été réduit finalement à 8 millions de dollars".

En 2005, les partenaires au développement avaient pris une série d'engagements visant à accroître les apports d'aide au développement (APD) à l'horizon 2010 et, dans le cas de l'Union européenne (UE), à continuer de les accroître jusqu'en 2015. En 2011, les pays du G8 ont confirmé leurs engagements concernant cette aide et l'amélioration de son efficacité.

Certains engagements portaient sur l'APD rapportée au produit intérieur brut (PIB). Selon une étude de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique et de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), "bien que l' APD réelle ait atteint un niveau sans précédent, celui-ci demeure nettement en dessous du niveau requis pour respecter les engagements de 2005".

D'après le rapport 2011 sur l'"Examen mutuel de l'efficacité du développement en Afrique : promesses et résultats", si l'APD à destination de l'Afrique est passée de 29,5 milliards USD en 2004 à 46 milliards USD en 2010 (soit environ 40 milliards USD aux prix de 2004), ce chiffre demeure nettement inférieur aux quelque 64 milliards USD aux pris de 2010 requis pour honorer les promesses de 2005.

"Il représente environ 70% de ce que l'Afrique aurait perçu si les engagements pris avaient été pleinement tenus. Concrètement, l' Afrique n'a reçu qu'environ la moitié des apports supplémentaires annoncés alors. Le déficit est imputable pour moitié environ au fait que les versements ont été globalement inférieurs aux engagements, et pour moitié au fait que la part de l'accroissement de l'APD qui est revenue à l'Afrique a été moindre que prévue", analyse le document.

A l'Union africaine, une réflexion est menée pour identifier des mécanismes de financement internes innovants devant permettra à l'organisation de répondre à ses besoins par ses propres ressources. Un panel de haut niveau présidé par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo a été constitué à cet effet et les résultats de ses travaux sont attendus en janvier 2013.

D'ores et déjà, trois options sont à l'étude, suggérant l' institution d'une taxe sur les billets d'avion d'un montant de 5 USD par billet, d'une taxe sur les activités touristiques de 2 USD par séjour dans un hôtel dans un pays étranger puis d'une taxe sur les messages sur téléphone mobile.

Sur les 54 pays de l'UA, seuls depuis toujours qualifiés de " big five" ou le groupe des cinq plus gros payeurs composé de l' Afrique du Sud, de l'Algérie, de l'Egypte, du Nigeria et de la Libye assurent convenablement leurs contributions statutaires. Après des retards pendant la période de la crise de 2011, la Libye s'est rattrapée et est déclarée à jour dans ses contributions.


Par Raphaël MVOGO

Source: xinhua

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