Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>AfriqueMise à jour 28.07.2012 09h36
Côte d'Ivoire : l'Onu insiste sur l'autorité de l'Etat et la réconciliation nationale

Le chef de la mission onusienne en Côte d'Ivoire, Bert Koenders, a insisté vendredi à Abidjan sur la nécessité de la réconciliation nationale et de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire ivoirien afin d'éviter la répétition des actes de violences qui ont fait 11 morts dans l'ouest du pays le 20 juillet.

"Les incidents de Duékoué souligne la nécessité du processus de réconciliation nationale, de la restauration de l'Etat de droit et de l'autorité de l'Etat à travers le pays", a déclaré Bert Koenders au cours d'une conférence de presse.

Le 20 juillet, entre 500 et 1 000 personnes, selon M. Koenders, ont attaqué et incendié le camp de déplacés de Nahibly à Duékoué faisant six morts parmi les pensionnaires estimés à plus de 5 000 et majoritairement de la communauté autochtone Wê.

L'attaque fait suite à un braquage au cours duquel cinq personnes ont été tuées la veille dans le quartier Kokoman habité par la communauté Malinké (originaire du nord).

"C'est pas à la foule de se rendre justice", a dénoncé Bert koenders qui salue la décision du gouvernement d'engager la justice à ouvrir une enquête afin que les auteurs répondent de leurs actes.

A la lumière de la dernière résolution du Conseil de sécurité sur la situation en Côte d'Ivoire, Bert Koenders a souligné que la "justice doit être impartiale", non sans rappeler que le gouvernement est "le premier garant de la paix, de la stabilité et de la protection de la population civile" en Côte d'Ivoire.

"Ceux qui ont fait partie du braquage et ceux qui ont participé à l'attaque et à l'incendie du camp doivent être traduits devant la justice", a-t-il insisté.

Le Conseil de sécurité "prie instamment" le gouvernement ivoirien de veiller "le plus rapidement possible" à ce que, quels que soit leur statut ou leur appartenance politique, les auteurs de violations des droits de l'homme soient traduits en justice, a précisé le chef de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).

L'Onu souligne également qu'il faut "d'urgence" prendre des mesures concrètes pour promouvoir la justice et la réconciliation nationale et exhorte le gouvernement à prendre des mesures concrètes pour prévenir et réprimer les violences intercommunautaires.

Il faut, pour ce faire, "dégager un large consensus national sur la façon de régler les questions d'identité et de propriété foncière", recommande l'Onu.

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Les principales nouvelles du 27 juillet
Les excuses de la France pour les crimes antisémites, une leçon pour l'histoire ?
L'Afrique est a même de choisir ses propres amis
Ce que cache la visite du Ministre japonais des Affaires Etrangères au Vietnam