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Français>>AfriqueMise à jour 31.07.2012 13h12
La France n'enverra pas de troupes dans le nord du Mali (Laurent Fabius)

La France n'envisage pas d'envoyer de troupes dans l'immédiat vers le nord du Mali, contrôlé depuis mars dernier par des groupes armés rebelles et islamistes, a déclaré lundi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

"Il n'est pas question que des troupes françaises se substituent aux Africains", a souligné M. Fabius sur la radio française RTL.

La France veut "jouer un rôle politique, international, de facilitateur parce que tout ça nécessitera évidemment une approbation des Nations Unies", a affirmé le chef de la diplomatie française.

La France pourrait notamment, en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, en faciliter la saisine en vue d'adopter une résolution au sujet du nord du Mali.

De retour d'une tournée éclair dans la région, où il s'est rendu au Niger, au Burkina Faso, au Sénégal et au Tchad, le chef de la diplomatie française a indiqué privilégier, en premier lieu, "une solution politique", voyant dans le retour à Bamako du président malien par intérim Dioncounda Traoré un signe positif.

"Pour le moment, le Mali est coupé en deux, donc il faut récupérer l'intégrité du Mali. Il y a des solutions politiques, de développement aussi parce qu'il y a une crise économique extrêmement grave et humanitaire", a-t-il expliqué.

Après le putsch le 22 mars à Bamako, le nord du Mali est contrôlé par des groupes rebelles touaregs et islamistes. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Union africaine (UA) souhaitent envoyer, en cas d'échec de la négociation, une force militaire au Mali. Mais le Conseil de sécurité de l'ONU est reticent à y apporter son soutien.

"Et puis il y a aura à faire oeuvre de sécurité", a poursuivi le ministre français, citant l'aide que devront apporter les forces maliennes mais aussi africaines dans la stabilisation du pays.

Il a également rappelé la gravité de la situation actuelle au Nord-Mali, qui est en train de devenir "une espèce d'incubateur du terrorisme", concentrant à la fois des terroristes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), des armes en grande quantité provenant notamment de Libye, des sommes d'argent élevées tirées des prises d'otages et une volonté d'en découdre.

"Ce n'est pas seulement vrai en ce qui concerne la Mali, mais ça s'étend jusqu'au Nigéria avec un ensemble de gens que l'on appelle Boko Haram, qui sont aussi des intégristes. Donc il y a un risque pas seulement pour le Mali, mais pour l'ensemble des pays de la sous-région", a-t-il expliqué.

La France "est prête à apporter un soutien à une éventuelle intervention africaine, si une telle demande lui était adressée, dans le cadre des Nations Unies", a indiqué mardi dernier le président français François Hollande, lors d'un entretien téléphonique avec le président par intérim malien Dioncounda Traoré.

Source: xinhua

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