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Français>>AfriqueMise à jour 27.08.2012 10h02
Cameroun : l'appareil de production ne peut plus satisfaire la demande alimentaire

La crise alimentaire qui menace le Cameroun est essentiellement liée au vieillissement de l'appareil de production local, a déclaré vendredi à Yaoundé, le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, Yaouba Abdoulaye, à l'occasion de l'installation du Comité national de pilotage et d'orientation du Programme Agropoles.

"La crise alimentaire qui menace de s'installer au Cameroun est essentiellement liée à l'appareil de production local, devenu structurellement incapable de satisfaire la demande alimentaire interne, et encore moins celle des industries locales ou des pays voisins. En conséquence, le Cameroun qui jadis jouissait d'une autosuffisance alimentaire, importe de plus en plus de riz, de maïs, d'huile de palme et de poisson", a déclaré face à la presse, M. Yaouba Abdoulaye.

"Le programme Agropoles est le principal levier sur lequel le gouvernement va s'appuyer pour passer à une agriculture de seconde génération, gage de sécurité alimentaire, d'approvisionnement des industries et de rééquilibrage de la balance commerciale, hors pétrole. L'initiative est désormais perçue comme étant mûre, convaincante et crédible pour porter les espoirs de la mutation de notre agriculture", a-t-il ajouté.

Le programme Agropoles est un vaste projet économique d'aménagement du territoire mis en place le 6 août 2012 par le gouvernement, pour l'appui et le suivi de l'exécution des stratégies nationales de développement de l'agriculture de seconde génération.

Le Programme Agropoles est mis en oeuvre pour une période de huit ans développés en deux phases complémentaires: une phase pilote de deux ans et une étape opérationnelle de six années au terme desquelles il s'agira d'identifier des bassins agricoles susceptibles de porter des unités modernes de production, de transformation et de commercialisation des produits animaux, halieutiques ou forestiers.

Les principaux résultats attendus sont la mise en oeuvre d'un cadre dynamique d'appui aux entreprises modernes de production, la création de nombreux emplois stables, notamment pour les jeunes dans le secteur rural, la production d'une importante valeur ajoutée, à travers la transformation d'au moins 50% des productions rurales à l'horizon 2020 et la résorption des déficits de production dans les filières prioritaires sus-évoquées.

Des études récentes menées par des experts indiquent qu'entre 2004 et 2009, les importations cumulées des denrées alimentaires sont passées de 850.000 à 1.195.000 tonnes, soit une augmentation de 40%.

En tête du taux d'accroissement des importations, le maïs avec une quantité de 2.000 à 23.000 tonnes, soit une augmentation de 1050%. Suivent les pâtes alimentaires passées de 4.600 à 14.000 tonnes (ce qui donne une augmentation de 204%).

Avec une progression de 330.000 à 480.000 tonnes, les importations de riz quant à elles enregistrent une augmentation 45% , tandis que le blé se situe à 41% avec une progression de 279.000 à 395.000 tonnes, contre 40% pour les poissons (155.000 à 218.000 tonnes), 21% pour les huiles raffinées (41.000 à 50.000 tonnes) et 14% pour le lait (14.000 à 16.000 tonnes exportées), etc.

En termes de devises, les flux enregistrés au cours de cette période affichent une évolution de 167 milliards de francs CFA ( environ 334 millions USD) à 390 milliards (environ 780 millions USD).



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Source: xinhua

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