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Français>>AfriqueMise à jour 03.09.2012 09h23
RDC: Controverse autour d'un massacre ciblé des populations rwandophones du Nord-Kivu (PAPIER GENERAL)

La guerre qui sévit depuis quelques mois dans l'est de la République démocratique du Congo ( RDC), précisément dans la province du Nord-Kivu, provoque des conséquences qui souvent sont diversement interprétées par les parties appliquées aux conflits de leurs propres manières.

C'est dans cette optique que le porte-parole de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), le colonel Vianney Kazarama a déclaré samedi à l'Agence Xinhua que la communauté rwandophone est victime du massacre perpétré par les différents groupes armés en territoire de Masisi, province du Nord-Kivu.

« Les groupes d'auto-défense armés, surtout le Maï Maï Raïa Mutomboki, ont brulés 186 maisons et tués plus 220 personnes civiles appartenant à la communauté rwandophone (Hutus et Tutsis) dans les groupements de Ufamandu I et II, Nyamaboko I et II, Katoyi I et II dans le territoire de Masisi, lors de l'attaque lancée contre le Maï Maï Nyatura composé de Hutus et Tutsi », a indiqué le colonel Kazarama.

« Nous appelons la communauté internationale et la justice internationale à poursuivre en justice les auteurs de ce massacre contre une communauté minoritaire sans protection de la part du gouvernement centrale de Kinshasa », a-t-il ajouté.

Cependant, la société civile du Nord-Kivu a rapporté que des personnes ont été tuées dans le territoire de Masisi, sans préciser la communauté qui est victime de ce massacre. « A notre niveau, nous ne pouvons pas confirmer ni infirmer cette information, parce que nous n'avons pas encore toutes les données », a indiqué Thomas d'Aquin Mwiti, président de la société civile du Nord-Kivu.

Mais il a doute concernant la crédibilité des informations du M23, car il n'y a pas de preuves. Dans un communiqué parvenu le 29 août à l'Agence Xinhua, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en RDC, Roger Meece, a exprimé sa profonde préoccupation suite aux rapports de nouveaux massacres commis par des groupes armés ciblant systématiquement la population civile.

Selon ce communiqué, le bureau des Nations Unies aux Droits de l'homme a enregistré plus de 45 attaques contre environ 30 villes et villages depuis mai dernier dans les groupements Ufamandu I et II, territoire de Masisi. Certaines de ces attaques auraient été menées par le groupe armé Raïa Mutomboki et d'autres par les Forces démocratique pour la Libération du Rwanda (FDLR), parfois en coalition avec le groupe armé Nyatura.

La situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu est instable à cause des activités des groupes armés, dont la rébellion du M23 insurgeant depuis le moi d'avril dernier. Ces rebelles ont pris le contrôle de plusieurs villages et localités dans cette province et exigent au gouvernement congolais, la stricte application des accords signés le 23 mars 2009.

Le M23 est essentiellement composé des ex-rebelles tutsis du Congres nationale pour la Défense du Peuple (CNDP) réintégrés au sein de l'armée nationale dans le cadre des accords de paix signés à Goma en 2009.


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Source: xinhua

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