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Français>>AfriqueMise à jour 28.11.2011 16h07
Pour faire entrer l'Afrique dans le futur...

L'Afrique du Sud, avec son économie avancée et sophistiquée, est la mieux placée pour tirer avantage d'un marché aussi grand. D'ores et déjà, le Forum Economique Mondial a placé l'Afrique du Sud au premier rang mondial pour l'autorité de ses critères d'audit et de reporting, et pour sa réglementation des échanges de titres. La solidité de ses banques, classée au deuxième rang mondial, est aussi un autre atout précieux à un moment où de nombreuses banques sont ébranlées ailleurs.

Qu'on y ajoute les certitudes offertes par le Plan de Développement National annoncé récemment, qui fixe le chemin à prendre par le pays jusqu'en 2030, et il semble clair que la compétitivité de l'Afrique du Sud sera encore renforcée.

Nous savons que nos pays frères du BRICS ont entamé leur tendance économique à la hausse en se fondant sur leurs énormes marchés intérieurs. Avec la création de cette zone de libre-échange, l'Afrique du Sud possédera un marché douze fois plus important que celui des cinquante millions de consommateurs qu'elle compte aujourd’hui.

Mettre sur pied cette zone de libre-échange ne sera cependant pas facile ; le Ministre sud-africain du Commerce et de l'Industrie a reconnu que les négociations sur les politiques industrielles pourraient être ardues. L'Afrique du Sud vient juste d'entreprendre de mettre en oeuvre son Plan d'Action de Politique Industrielle, et les discussions sur le commerce des produits manufacturés seront de première importance. Mais l'Afrique du Sud possède un atout, comme le ministre l'a fort justement souligné : un fort pourcentage de ses exportations en Afrique sont déjà des produits à valeur ajoutée.

Les niveaux divers de protectionnisme entre les pays d'Afrique, les besoins de permis de commerce restrictifs et les disparités économiques criantes sont d'autres problèmes qu'il faudra surmonter. De plus, fusionner trois blocs commerciaux existants en un seul sera un processus difficile, car ils sont tous à des niveaux d'intégration différents, avec des règles et des réglements différents.

Tout cela fera partie des négociations qui débuteront le mois prochain.

Mais il est évident que la croissance économique de tous les pays participants sera stimulée par un accroissement du commerce intra-régional ; pour l'Afrique dans son ensemble, il s'élève à 12% de la totalité du commerce transfrontière à l'heure actuelle, alors qu'en Asie le chiffre s'approche de 50% et que pour l'UE, il est de 80%.

La zone de libre-échange serait aussi un élément important permettant d'arriver à la concrétisation de la vision des pères fondateurs de l'Organisation de l'Unité Africaine en 1963 : une Union Economique Africaine grande comme un continent.

Les discussions de décembre pourraient vraiment être le premier signe concret de l'émergence de l'Afrique pour prendre la place qui lui revient de droit dans le monde.

L'auteur est PDG de Brand South Africa.



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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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