Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>Les relations sino-fran?aisesMise à jour 24.02.2012 16h37
Un jeune Français qui raffole de la culture chinoise

De belles œuvres calligraphiques, un service à thé délicat et exquis, …… tels sont les objets exhalant le goût et le souffle agréables et parfaits de la culture chinoise qui remplissent la maison qu'occupe le jeune Français Mathieu à Guangzhou, chef-lieu de la Province du Guangdong, en Chine méridionale. Depuis son arrivée dans le pays il y a près de trois ans, plus précisément en 2009, Mathieu a noué des liens profonds avec la culture chinoise avec laquelle il s'est attaché étroitement.

Mathieu, qui a obtenu en France son diplôme d'urbanisme, a trouvé par la suite un emploi dans une entreprise et il a fait la connaissance d'une jeune chinoise qui s'appelle Lin Na et faisait ses études supérieures en France. Tombés amoureux l'un l'autre, ils s'étaient mariés en France en 2007. Deux ans plus tard, le jeune couple est venu en Chine et Mathieu était entré à l'Universités des Langues de Beijing pour apprendre le chinois. La même année, c'est-à-dire en 2009, les deux jeunes gens se sont rendus à Guangzhou où ils se sont fixés. Il n'a été pas difficile pour Mathieu de trouver un emploi et il est actuellement enseignant du français à l'Institut du Commerce Nanguo à l'Université des Langues étrangères et du Commerce extérieur du Guangdong.

Chez le jeune Français, on voit accrochés au mur plusieurs œuvres de la calligraphie chinoise. Il a expliqué que son beau-père chinois affectionne particulièrement les calligraphies et les peintures traditionnelles chinoises et en a réuni beaucoup en collection et en a choisi quelques unes pour les lui offrir comme cadeaux. « Malgré mon bas niveau de la langue chinoise ainsi que ma connaissance restreinte de l'art chinois, ce qui fait que je suis incapable de comprendre parfaitement chacun de ces caractères calligraphiques, toutefois, il me semble que ces caractères tracés au pinceau sont réellement bien beaux et qu'ils débordent d'une vitalité artistiques ! »

En se rappelant du début de sa vie en Chine, Mathieu a dit qu'à ce moment-là, chaque jour, dès après la sortie des classes, il se précipitait au marché pour y faire des achats, mais que c'était pour lui un défi. « Je ne savais pas alors comment communiquer avec les vendeurs dans leur langue. Incapable de leur faire comprendre ce que je désirais acheter, j'était obligé de leur montrer avec la main, puis je leur demandais le prix en faisant des gestes. ». Mathieu a poursuivi en disant : « Parfois le commerçant a donné le prix, mais je ne le saisissait pas. Par exemple, il y avait pour moi de la difficulté pour différencier ‘quatorze' et ‘quarante', j'étais obligé alors de gesticuler pour me faire comprendre. Par la suite, j'ai appris à être plus intelligent. Je lui donne tout d'abord vingt yuans, s'il me rend la monnaie c'était alors quatorze yuans. Si au contraire il me fait le geste qu'il n'y en a pas assez, c'est alors quarante yuans. »

Fin 2009, Mathieu et Lin Na arrivent à Guangzhou pour y trouver chacun un emploi et pour y vivre. Après qu'ils se sont établis, aux heures creuses, ils aiment bien se balader dans les rues étroites bras dessus bras dessous pour savourer le goût culturel de la « vieille bonne ville de Guangzhou ». 3Moi, j'ai une prédilection pour les « qilou » (maisons à califourchon et superposé l'une sur l'autre) et les anciennes demeures de l'Arrondissement Xiguan. A cet effet, je me rends souvent dans ces endroits-là pour y visiter et pour bavarder avec les habitants locaux, surtout avec les personnes âgées qui ont toujours de vieilles histoires à me raconter. J'ai pu ainsi connaître les anciennes habitudes et les us et coutumes de la population locale. ». Une fois, lorsqu'il flânait dans une petite ruelle reculée, il a eu le bonheur de rencontrer un vieillard qui était le propriétaire d'une très ancienne demeure du Xiguan. « Lorsque je lui ai dit que ma spécialité était l'aménagement urbain, il s'était montré très heureux et a proposé de me conduire pour me faire visiter les vieilles maisons des alentours. Tout en me faisant visiter les maisons, il m'a donné des explications sur la structure architecturale et sur le passé de certaines d'entre-elles, ce qui a été bien profitable pour moi. ». Mathieu a conclu en affirmant qu'il aime bien le mode de vie de ces gens-là, lequel était caractérisé par la simplicité : les voisins ressentent entre eux une affection parentale comme s'ils sont de la même famille. Leur sentiment réciproque est vrai, pur et sans intérêt personnel. Pour les personnes âgées qui n'ont personne à s'occuper d'elles, leurs voisins les aident alors à faire les achats, à faire la cuisine et à faire le ménage. Les habitants s'entraident sans aucune arrière-pensée. Tout le monde s'occupe à rendre la vie meilleure à autrui, ce qui est difficile aux habitants des immeubles de ressentir vu qu'ils se sentent étrangers les uns les autres.»

Mathieu, qui enseigne le français à l'Institut du Commerce Nanguo de l'Université des Langues étrangères et du Commerce du Guangdong, insiste qu'il a fait pas mal de progrès dans son apprentissage du chinois dont le niveau est beaucoup plus élevé par rapport à son arrivée dans le pays. Il a ajouté que son « professeur du chinois » ce sont justement ses élèves qui lui « donnent des cours » sans le savoir. « Au début, j'enseignais des élèves qui viennent à peine d'entrer à l'école et qui n'ont aucune connaissance du français. Quant à moi, mon niveau du chinois n'était pas tellement brillant, ce qui nous obligeait, de l'un et de l'autre côté, à faire des efforts pour se comprendre. J'ai alors de grandes difficultés à leur donner des explications sur les termes français et sur les phrases françaises, et tout particulièrement sur le verbe et sur la grammaire. Dans ce cas-là, la difficulté de communication ressemblait au ‘dialogue entre poule et canard'. », « Puis petit à petit avec le temps, nous avons appris à nous connaître et mes élèves ont commencé à m'aider à corriger et à rectifier mes erreurs quant à la prononciation et à la grammaire. Par exemple, je leur donne une phrase chinoise pour qu'ils les traduisent en français, je corrige par la suite les erreurs qu'ils ont faites, tandis que de leur côté, ils rectifient les bêtises que j'aurais commises. Ainsi, tout en demeurant leur professeur, ils sont devenus de leur côté mon enseignant. ».

Parlant de son avenir, Mathieu a dit qu'il souhaite rester en Chine pourvu qu'il ait toujours l'emploi d'enseignant. Il a dit : « Je désire poursuivre mes cours de stage et devenir par la suite un enseignant de la spécialité de la planification urbaine. Ce qui m'intéresse surtout c'est d'enseigner à mes élèves chinois l'histoire et la culture des villes occidentales. »


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Sélection du Renminribao du 23 février
L'essor des relations sino-africaines surprend l'Occident
Des centaines de millions yuans pour former des animateurs d'émissions ?
L'euro fête ses dix ans : quel choix faut-il faire ?