Lors d'un entretien tenu samedi dernier avec son homologue japonais, le ministre chinois des Affaires étrangères Li Zhaoxing a dit que son pays demande au Japon de prendre des « actions concrètes » en faisant l'autocritique sur son histoire d'agression.
L'entrevue a eu lieu peu après l'arrivée à Beijing (Pékin) du ministre japonais des Affaires étrangères Machimura Nobutaka.
Li a indiqué pourtant que le gouvernement chinois et son peuple attachent toujours une grande importance au développement des relations d'amitié et de coopération avec le Japon. « Dans l'esprit de ' tirer les leçons de l'histoire et regarder vers l'avenir ' et à la lumière des trois documents politiques concernant les rapports bilatéraux, la Chine espère que les deux pays pourront co-exister pacifiquement, maintenir l'amitié de génération en génération, mener la coopération sur la base de l'avantage réciproque et parvenir au développement commun », a-t-il dit.
Li a noté qu'une vision correcte de l'histoire est la condition préalable à l'amélioration et au développement des relations sino-japonaises. La Chine souhaite que le Japon prenne des actions concrètes pour honorer les engagements qu'il a faits en se repentant de son histoire d'agression, et cesse de faire ce qui a blessé les sentiments du peuple chinois, afin de régler définitivement les problèmes concernés, a-t-il dit.
De son côté, le ministre japonais a dit que son gouvernement maintiendra l'esprit susmentionné et développera ses relations amicales avec la Chine dans l'optique de l'intérêt d'ensemble des relations bilatérales.
Il a reconnu que l'agression japonaise contre la Chine dans l'histoire moderne avait fait énormément de tort au peuple chinois. A cet égard, le Japon ressentit encore de profonds regrets et exprime une fois de plus ses remords et ses excuses, a-t-il dit, il tirera de grandes leçons de ce morceau de l'histoire et continuera à suivre la voie de développement pacifique.
A propos du problème de Taiwan, le ministre chinois a dit que l'application du principe d'une seule Chine constitue le fondement sur lequel repose le rapport sino-japonais. Il a demandé au Japon d'honorer sa promesse et de ne pas faire du tort à la souveraineté chinoise.
Le ministre Nobutaka a réitéré la politique japonaise d'une seule Chine, sans accorder aucun soutien à la pratique des « deux chines », « une Chine, une Taiwan » ou « l'indépendance de Taiwan ».