Une haute fonctionnaire chinoise a indiqué mercredi que le déséquilibre du rapport garçons/filles chez les nouveaux-nés en Chine n'est pas dû à la politique du planning familial.
"Ce rapport devrait varier entre 100 filles pour 103 et 100 filles pour 107 garçons, mais il a atteint 100 pour 119,86 en Chine", a déclaré Gu Xiulian, vice-présidente du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN), lors d'une conférence de presse tenue par le Bureau d'Information du Conseil des Affaires d'Etat.
Gu, également présidente de la Fédération nationale des Femmes de Chine, a attribué ce déséquilibre à trois facteurs : l'idée, bien ancrée dans l'esprit des Chinois, que les hommes sont supérieurs aux femmes, l'insuffisance du système de sécurité sociale dans les régions rurales et le recours à des technologies modernes pour identifier le sexe de foetus.
"A ma connaissance, ce déséquilibre est un phénomène que l'on trouve non seulement en Chine, mais aussi dans certains pays n'appliquant pas le planning familial", a fait savoir Gu. "En conséquence, j'estime qu'il n'a rien à avoir avec la politique de planning familial", a-t-elle affirmé.
Selon elle, le gouvernement chinois a pris une série de mesures pour rectifier ce déséquilibre, comme la sensibilisation de la population à l'égalité entre les hommes et les femmes, l'amélioration du système de sécurité sociale, l'interdiction de l'identification illégale du sexe des foetus et le développement des mesures sociales en faveur des filles.
(Xinhua) 25/08/2005