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Mise à jour 10.02.2006 14h28
La police présente des excuses pour des banderoles discriminatoires
Une personne a passé devant une banderole sur laquelle on lisait : «Des coups sévères au gang d'escrocs du Henan » à Shenzhen

Le premier cas de discrimination régionale de Chine a trouvé une solution pacifique, quand la police de Shenzhen a présenté des excuses pour des banderoles portant atteinte à la réputation des personnes natives de la province du Henan.

Le cas, amorcé par deux banderoles qui ont appelé à briser un gang d'escrocs du Henan, a attiré l'attention de tout le pays, notamment celle des gens venus de la province du Henan.

Après la médiation d'une cour locale à Zhengzhou, capitale de la province du Henan dans le centre de la Chine, Ren Chengyu et Li Dongzhao, deux professionnels en droit à Zhengzhou, ont décidé de retirer les accusations lancées contre la sous-station du district de Longgang de Shenzhen, ville en plein essor de la province du Guangdong, dans le sud de la Chine.

La cour a réglé le cas le 21 janvier, 8 mois après l'ouverture du procès.

Wu Zhouwei, officiel d'information de la sous-station du district de Longgang, a confirmé cette information et a réitéré que la station a appelé son personnel à éviter que des cas similaires ne se reproduisent dans le futur.

De larges banderoles ont été suspendues à la sous-station de police du district de Longgang, en dehors d'un marché aux produits agricoles, au début de mars 2005. On y lisait : « Des coups sévères au gang d'escrocs du Henan » et « Toute information susceptible d'aider à briser ce gang vaut un prix de 500 yuans (61,7 dollars) ».

Plus tard, un porte-parole de la sous-station de police a expliqué que les banderoles avaient été suspendues par un officier de patrouille sans autorisation de son directeur. Cet officier a dit que durant les trois premiers mois de 2005, la station de police de la communauté a saisi 17 suspects impliqués dans 5 gangs d'escrocs qui sont tous venus de la province du Henan.

La police a enlevé les banderoles peu de temps après et a présenté des excuses de porte à porte à toutes les personnes originaires du Henan dans leur district. Cependant, Ren et Li ont insisté sur une expression formelle de repentir faite en public, disant qu'une excuse orale « est loin de pouvoir éliminer l'impact négatif produit par les banderoles dans le pays.»

Liu Kuanzhi, directeur de la sous-station de police de Longgang, a déclaré au cours d'une réunion tenue en mai dernier à Shenzhen : « Les banderoles visant au gang d'escrocs du Henan ont blessé les autres personnes venues de la province du Henan et nous leur présentons nos excuses sincères».

Un procès a été ouvert le 15 avril dans une cour locale à Zhengzhou. La partie plaignante a estimé que les banderoles représentaient pour la population du Henan une violation des droits de l'homme, elles ont porté atteinte à leur réputation et leur ont causé un trauma mental.

« C'est une bataille pour la réputation. La signification de ce procès est de corriger la discrimination contre la population du Henan. Nous devons obtenir le respect de la communauté, au même titre que des gens venus de toute autre province », a dit Li Ming originaire du Henan et travaillant à Shanghai.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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