Les nations occidentales ont été exhortées à signer les traités d'extradition avec la Chine, en dehors des partis pris politiques et des différences idéologiques, afin d'amener les criminels en fuite devant la justice.
"Nous essayons attentivement de négocier avec les pays développés afin de conclure des traités d'extradition bilatéraux", a indiqué Duan Jielong, le directeur général du Département du Traité et des Lois du Ministère des Affaires Etrangères, a indiqué le China Daily.
Il a admis que certains pays - qui ont aboli la peine de mort et qui ne veulent pas autoriser les extraditions avec les pays qui l'appliquent, hésitent à signer les pactes avec la Chine, où cette peine fait partie intégrante du système criminel depuis longtemps.
"Mais la coopération s'est grandement améliorée depuis que la Chine a conclu le traité d'extradition avec l'Espagne", a déclaré Duan.
En mars, la France est devenue le troisième pays développé à signer le traité d'extradition après l'Espagne et le Portugal. D'après l'accord, aucune personne extradée ne sera exécutée.
La Chine a commencé à signer de tels traités dans les années 90, et dénombre aujourd'hui 29 nations qui les ont signés.
Zhang Yong, directeur de l'Institut de Recherche en Droit de l'Université de Nankai, a expliqué que cela était un "bon compromis" pour la Chine de promettre que la peine de mort ne sera pas appliquée aux suspects rapatriés - la plupart ayant fui après avoir détourné ou utilisé à mauvais escient l'argent public.
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Source: le Quotidien du Peuple en ligne