La ministre burundaise des Affaires étrangères, Antoinette Batumubwira, a apprécié les relations de longue date entre son pays et la Chine, affirmant qu'il existait "un nouveau dynamisme dans les relations entre le Burundi et la Chine, et encore généralement, entre l'Afrique et la Chine".
"L'amitié et les relations se sont accrues, notamment après le sommet Chine-Afrique" en automne dernier à Beijing, où des dirigeants chinois et ceux de 48 pays africains se sont réunis à l'occasion du 50e anniversaire de l'inauguration des relations diplomatiques entre la Chine et les pays d'Afrique, a indiqué Mme Batumubwira dans une interview accordée récemment à l'agence de presse Xinhua.
Le sommet de Beijing a adopté une déclaration proclamant l'établissement d'un "nouveau type de partenariat stratégique" entre la Chine et l'Afrique, accompagnée d'un plan d'action sur la coopération bilatérale dans les domaines de la politique, des affaires internationales et du développement social entre 2007 et 2009.
L'interview est intervenue moins de deux semaines après que Mme Batumubwira et ses homologues chinois et d'autres pays africains eurent publié un communiqué conjoint sur le sommet de Beijing, le 26 septembre au siège des Nations unies à New York.
Dans ce communiqué conjoint, les ministres "ont fait l'éloge des progrès réalisés jusqu'à présent dans l'application de la Déclaration du sommet de Beijing et du Plan d'action de Beijing, et renouvelé leur engagement à promouvoir davantage le nouveau type de partenariat stratégique unissant la Chine à l'Afrique".
Mme Batumubwira a indiqué que les Burundais étaient satisfaits des progrès en cours entre l'Afrique et la Chine, spécifiquement entre le Burundi et la Chine, qui ont établi des relations diplomatiques en 1963.
La Chine a promis son assistance à l'Afrique lors du sommet de Beijing, notamment pour trois écoles rurales, un hôpital, un centre de prévention et de traitement du paludisme, dont la construction a été désignée plus tard au Burundi. La Chine a également décidé d'annuler 15 millions de dollars de dettes au Burundi.
Afin d'aider le Burundi à satisfaire les demandes croissantes en matière d'éducation dans le pays, la Chine a lancé en 2006 un projet visant à agrandir l'Ecole normale du Burundi à Bujumbura, capitale du pays.
"L'ancienne école établie dans les années 1970 est trop petite pour le nombre d'enseignants que nous voudrions former, et le projet en construction, qui devrait s'accomplir en mars prochain, permettra d'accroître le nombre d'enseignants", a fait remarquer la chef de la diplomatie burundaise.
"L'éducation et la santé sont deux éléments de base importants pour le développement d'un pays", a souligné la ministre burundaise, dont le pays se remet de 12 ans de guerre civile.
Répondant à la question pour savoir s'il y a des obstacles au développement des relations sino-africaines, Mme Batumubwira a évoqué le déséquilibre commercial entre la Chine et certains pays africains.
Cependant, "nous ne pouvons pas l'appeler un obstacle. C'est à une période très spécifique où nos pays n'ont pas encore atteint un niveau d'industrialisation ou trouvé un moyen de mettre la valeur ajoutée à leurs produits avant exportation", a-t-elle expliqué.
"Je crois qu'avec des discussions sur (...) l'expertise, la construction des capacités de nos industries et technologie, nous serons en mesure de nous procurer des échanges équilibrés aux termes de relations économiques", a ajouté la ministre.
Source: xinhua