La France est l'un des premiers pays développés à avoir signé un accord d'extradition avec la Chine. Cet automne, les Français reviennent sur le territoire chinois pour diffuser leur conception de la sécurité juridique, au centre du droit continental.
Pendant le colloque sino-français de deux jours sur la sécurité juridique au service du développement économique qui s'est ouvert jeudi à Beijing, Jean-Paul Decorps, président du plan d'action sectoriel à l'exportation des métiers du droit, a tenté de convaincre le milieu juridique chinois que la prévention, au coeur du système juridique français, serait plus efficace que la défense en cas de conflits.
Ce colloque fait partie des échanges fréquents ces dernières années entre la Chine et la France dans le domaine juridique.
L'ambassadeur de France en Chine Hervé Ladsous a aussi participé au colloque. En tant que vieil ami de la Chine, il a témoigné de l'évolution de la coopération juridique bilatérale, qui a débuté en 1983 par une visite du ministre chinois de la Justice en France.
Ces dernières années, les liens juridiques ont été renforcés dans le contexte de la globalisation économique. Selon M. Ladsous, la coopération implique aujourd'hui toutes les professions du secteur, notamment les échanges entre les juges, les procureurs, les avocats et les notaires.
La France organise depuis des années les projets de "Cent juges", de "Cent avocats", et de "Cent procureurs" pour former des jeunes talents chinois à s'adapter à un environnement international. Ces projets ont fait évoluer la coopération juridique après le retour de ces centaines de professionnels en Chine.
Par ailleurs, le centre sino-français de formation et d'échanges notariaux et juridiques de Shanghai a donné des cours de notariat, un nouveau secteur prometteur en Chine, à quelque 2 500 Chinois.
Decorps a noté que la coopération juridique a beaucoup progressé en termes de quantité, de qualité et en profondeur.
Source: xinhua