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Mise à jour 21.10.2007 08h50
Le Parti communiste chinois déterminé à émanciper la pensée

Quand Zhou Baosheng a quitté son emploi dans une usine d'engrais d'Etat et est devenu agriculteur en 1979, la vie meilleure dont il rêvait se limitait encore à son village natal démuni de la province chinoise centrale du Hubei.

Zhou est devenu chef du village et a fait exploiter sous contrat les terres cultivables de la collectivité à chaque famille. Cette année le village avec seulement 50 familles a récolté un record de 175 000 kg de céréales.

A partir de 1981, Zhou a également engagé par contrat une mine de charbon et au moins 10 autres usines devant alimenter la croissance économique locale pour les 12 ans à venir.

L'essor des nouvelles technologies au début des années 1990 a convaincu Zhou d'attirer plus de professionnels à travers le pays.

Aujourd'hui les habitants du village Guanqiao ont un revenu annuel par tête de 12 000 yuans (1 540 dollars), soit trois fois plus que la moyenne nationale de 3 587 yuans (460 dollars) par an pour les agriculteurs chinois.



"L'instrument magique"

Zhou a attribué ce succès à la politique de réforme et d'ouverture de la Chine.

Délégué au 17ème Congrès du Parti communiste chinois, il a sa propre interprétation du rapport de Hu Jintao.

Dans son rapport au Congrès du Parti, Hu a dit que l'émancipation de la pensée était "l'instrument magique" et que la réforme et l'ouverture étaient "un moteur fort" du développement du socialisme à la chinoise.

L'émancipation de la pensée, avancée par l'ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping, a joué un rôle majeur dans la croissance miraculeuse de la Chine au cours des 29 années passées de réforme et d'ouverture, selon Zhao Zhongshe, secrétaire du Parti pour la ville de Danzhou de la province de Hainan.

Deng, qui est mort en 1997, a été l'architecte principal de la réforme en Chine, en libérant certaines régions côtières des chaînes de la pensée conventionnelle en matière de développement à la fin des années 1970, leur permettant ainsi de s'enrichir d'abord et enfin de conduire l'entière nation vers la prosopérité.

Aujourd'hui, l'héritage de Deng, transmis par Jiang Zemin et Hu Jintao, a transformé l'économie chinoise stagnante en quatrième économie mondiale.

"Une ouverture plus large"

La vitesse d'ouverture de la Chine est stupéfiante, a dit l'un des délégué en se rappelant du 12ème Congrès du Parti tenu en 1982.

Jusqu'à il y a dix ans de cela, les sujets concernant les droits, la démocratie et même la protection de l'environnement étaient considérés comme appartennant à "l'idéologie capitaliste", s'est rappelé le délégué Zhang Zhijun, qui travaille à la promotion des échanges internationaux du Parti.

Même le rapport sur la qualité de l'air, lancé en 1997, était un sujet à controverse, car certains pensaient qu'il ne menait pas à la stabilité sociale. "Aujourd'hui, nous pouvons discuter ouvertement de l'environnement, des droits ainsi que de tout autre défaut", d'après Zhang.

Il a indiqué par ailleurs d'autres domaines où le mode de pensée conventionnel obstruait toujours une croissance équilibrée.

"Certains officiels considèrent toujours le PIB comme la seule mesure de leurs performances", a-t-il regretté. Pourtant, les conséquences d'un développement non planifié est comme une maladie chronique, a prévenu Zhang. "Tout le monde est d'accord sur le fait que le mode de croissance doit être revu et qu'il faut abandonner le culte du PIB pour un mode de développement plus durable, équilibré et écologique. Mais nous devons pour cela faire avancer les réformes structurelles."

Alors que tous les yeux sont rivés sur la future nouvelle direction devant sortir de l'actuel Congrès du Parti en cours, la plupart des gens attendent de la réunion quinquennale de mettre en avant des lignes directrices innovantes pour le développement futur de la Chine, "notamment en ce qui concerne les réformes structurelles du secteur politique", a écrit Hu Shuli, rédactrice en chef de Caijing, journal financier aux meilleures ventes, dans un article d'opinion.

"La réforme du secteur politique en Chine est en retard par rapport au secteur économique, résultant de sa complexité et de sa subtilité", a-t-elle écrit. "Par ailleurs, certaines incompréhensions et préoccupations indésirables font stagner son processus".

Source: xinhua



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