Un total de 518 484 membres du Parti communiste chinois (PCC) ont été punis conformément à la discipline du Parti durant la période comprise entre décembre 2002 et juin 2007, selon un rapport de la Commission centrale de Contrôle de la Discipline (CCCD), rendu public vendredi dernier 26 octobre.
La CCCD du PCC a publié le texte intégral de son rapport soumis au 17ème Congrès national du PCC, qui avait clos ses travaux le 21 octobre.
Faisant le bilan des activités de la CCCD accomplies au cours de ces 5 dernières années depuis novembre 2002, année où a été formé le 16ème Comité central du PCC, le rapport indique que la CCCD a obtenu d'importants progrès "dans le règlement de grands cas de corruption, dans l'amélioration du système de supervision, dans la lutte contre la corruption commerciale comme dans ses efforts visant à corriger les mauvaises pratiques nuisant aux intérêts du peuple", conformément au principe consistant à combattre la corruption, en adoptant des mesures punitives et préventives.
De décembre 2002 à juin 2007, les organes de contrôle de la discipline du PCC dans le pays ont enregistré 677 924 cas et réglé 679 846 cas comprenant des cas qui avaient été enregistrés avant 2002, précise le rapport.
Au cours de ces 5 dernières années, le PCC a sanctionné plusieurs hauts officiels comprenant Chen Liangyu, ancien secrétaire du Comité municipal du PCC pour Shanghai, Du Shicheng, ancien secrétaire adjoint du Comité provincial du PCC pour le Shandong, et Zheng Xiaoyu, ancien directeur de l'Administration d'Etat pour des aliments et médicaments.
Zheng Xiaoyu a été condamné à mort, pour avoir accepté des pots-de-vin d'une valeur totalisant 6,49 millions de yuans (850 000 dollars) et manqué à ses devoirs, en mai dernier et exécuté deux mois après.
Ces ex-officiels ont été saisis pour avoir abusé de leur pouvoir dans leurs propres intérêts et certains avaient agi de connivence avec des hommes d'affaires malhonnêtes, même des gangsters, selon le rapport.
La CCCD a lancé plusieurs initiatives contre les infractions à la discipline, comprenant l'acceptation de pots-de-vin en espèces, de titres et de bons, l'autorisation donnée à leurs épouses, enfants ou membres du personnel à se livrer à la corruption ou s'adonner aux jeux.
Basés sur des plaintes de citoyens, les organes de contrôle de la discipline ont ciblé l'administration de l'éducation et les services médicaux qui ont fait payer très cher, ainsi que les malversations dans l'utilisation de terre, dans les projets de délocalisation, de restructuration des entreprises d'Etat, de protection environnementale comme dans la gestion des fonds de sécurité sociale.
Plusieurs mesures sévères ont été adoptées pour renforcer la supervision des officiels, indique le rapport.
Les règles concernant la supervision au sein du Parti ont été publiées et les règles de la discipline du Parti ont été amendées, tandis que la CCCD a envoyé des inspecteurs dans le pays pour découvrir des problèmes.
La CCCD a travaillé en étroite collaboration avec d'autres départements pour combler des lacunes dans les politiques concernant l'approbation administrative, la gestion fiscale, la promotion des officiels, le système judiciaire, la soumission pour les travaux publics comme dans l'acquisition gouvernementale.
"Mais des cas de corruption ont été fréquemment commis dans certains départements et régions. Certains hauts officiels sont impliqués dans des scandales de corruption qui ont laissé une très mauvaise impression. Un petit nombre d'officiels sont imprégnés par le bureaucratisme et se permettent la luxe et le confort", indique le rapport.
Certaines règles et lois anti-corruption ne sont pas bien appliquées et les organes de contrôle de la discipline ne sont pas bien préparés aux nouveaux types de corruption, selon le rapport.
Selon une règlementation publiée par la CCCD en mai dernier, les cas suivants sont les "nouvelles formes de corruption": accepter des titres et actions comme des dons, acheter des logements et voitures à des prix ridiculement bas à ceux qui leur demandent des faveurs, effectuer le blanchiment de pots-de-vin par le jeu et demander à ceux qui donnent des pots-de-vin à arranger le travail après la retraite, etc.
Le rapport dit que les enquêtes sur les cas de corruption sont des importantes mesures de punition et de prévention contre la corruption.
"Nous devons établir un système d'éducation efficace et à long terme, en matière de lutte contre la corruption et un système de supervision du pouvoir administratif", précise le rapport.
Selon le rapport, la démocratie et la supervision sont de puissantes armes contre la corruption. "Nous devons développer davantage la démocratie au sein du Parti et la supervision au sein du Parti pour promouvoir la démocratie et la supervision sous tous les aspects", indique le document.
Il faut augmenter la transparence des affaires du Parti et faire des membres du Parti les meilleurs participants aux affaires du Parti pour assurer leurs droits, voilà un bon moyen permettant de combattre la corruption, conclut ce rapport.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne