La "nouvelle classe sociale", un terme officiel utilisé pour catégoriser les hommes d'affaires et les salariés des professions libérales, montre un intérêt croissant envers la politique, a-t-on pu lire dans la dernière édition du magazine du Parti communiste chinois (PCC) le Study Times.
"Ils déclarent vouloir participer aux affaires politiques et concrétiser leur ambitions politiques de façon à défendre leurs intérêts et faire entendre leurs voix," explique le compte-rendu d'une enquête publié dans cet hebdomadaire financé par l'Ecole du parti du comité central du PCC.
Le concept de "nouvelle classe sociale" a été officiellement présenté par le secrétaire général du comité central du Parti communiste chinois (PCC), président de la Chine, et président de la commission militaire centrale, Jiang Zemin, lors de son discours à l'occasion de la célébration du 80ème anniversaire de la fondation du PCC en 2001.
"La nouvelle classe sociale" comprend les entrepreneurs, les techniciens et les cadres des compagnies privées et à participation étrangère, et les employés des organisations intermédiaires.
Une récente étude réalisée à Changzhou, dans la province du Jiangsu, une ville célèbre pour ses compagnies privées en plein boom, a montré que 84,06% des membres de la nouvelle classe sociale estimaient leur participation dans les affaires politiques comme importante mais encore insuffisante, et qu'ils pourraient participer bien plus.
A Shenzhen dans la province du Guangdong où les réformes économiques de la Chine ont démarré en premier lieu, seul 19% des sondés appartenant à la nouvelle classe sociale étaient satisfaits de leur participation en politique, tandis que 73,2% ont répondu que leur participation était "moyenne" ou "pas bonne".
Parmi eux, 55,6% des techniciens des compagnies privées de Shenzhen ont l'impression de ne pas avoir un accès "aisé" à la politique.
La plupart des doléances portent sur le fait de ne pas avoir de moyens de communication "aisés " pour participer à la politique. Par exemple, les membres de la nouvelle classe sociale, qui traditionnellement ont peu de liens avec les cercles politiques, ont peu d'occasions de participer aux rencontres organisées par le gouvernement ou le Parti, toujours d'après le compte-rendu.
Certains membres de la nouvelle classe sociale sont devenus députés de l'Assemblée populaire et membres de la Conférence consultative politique du peuple chinois. D'autres travaillent en tant que procureurs et commissaires aux comptes dans les départements judicaires et gouvernementaux.
Cependant, d'après le rapport, la nouvelle classe sociale chinoise souhaite avant tout résoudre des problèmes pratiques plutôt que de promouvoir de nouvelles idées politiques via leurs actions politiques. Ils parlent beaucoup de la politique appliquée aux résidents permanents des villes et des fautes des fonctionnaires de la bureaucratie des différents départements gouvernementaux.
Ceux élus à l'assemblée, l'organe législatif le plus important de Chine, ont déposé des motions sur le développement social, l'aménagement urbain, et les services publics, précise le magazine.
La nouvelle classe sociale de Chine est évaluée à 50 millions de personnes et détient ou gère environ 10 trillions de yuans (917,25 milliards d'euros) de capitaux, d'après le Département du travail du Front uni du Comité central du PCC.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne