"Le gouvernement français n'a jamais remis en cause son partenariat avec la Chine et il n'a jamais été question de le faire", a déclaré vendredi Hubert Testard, ministre conseiller et chef des Services économiques pour la Chine de l'ambassade de France, lors d'une interview avec Xinhua.
Il a reconnu cependant qu'il existait des désaccords et des problèmes entre les deux gouvernements concernant certains domaines. Le tourisme est devenu un sujet sensible pour le gouvernement français.
"Il y a eu un malentendu des deux côtés. Mais la France souhaite développer son partenariat stratégique avec la Chine. La déclaration conjointe France-Chine signée en 2006 demeure la feuille de route du gouvernement français et il n'y a aucun changement là-dessus", a-t-il fait remarquer.
Les relations économiques franco-chinoises connaissent un développement important depuis plusieurs années. Actuellement, 850 entreprises françaises possèdent 1 789 implantations dans la partie continentale chinoise, où elles emploient plus de 250 000 personnes. Plus d'une trentaine de centres de R&D ont été créés par des entreprises françaises en Chine. En 2008, la progression des exportations vers la Chine est de l'ordre de 17-18%.
La Chine est le principal partenaire économique de la France en Asie. Les exportations françaises vers la partie continentale ont progressé de 14% en 2007 pour atteindre 9,1 milliards d'euros.
M. Testard s'est déclaré optimiste quant aux perspectives des échanges économiques bilatéraux. Selon lui, la coopération économique bilatérale se concentre surtout sur les domaines aéronautique, ferroviaire, automobile, environnemental, financier et sur les domaines de l'énergie renouvelable et des nouvelles énergies.
Les grandes entreprises comme France Télecom, Alstom, Areva, Eurocoper, Carrefour ont établi des liens étroits avec leurs partenaires chinois. En 2006, elles ont réalisé un chiffre d'affaires global de 20 milliards d'euros dans la partie continentale chinoise.
La France espère attirer davantage d'investissements chinois. Elle compte prendre des mesures faborables sur les visas, l'imposition et la recherche et le développement afin d'attirer les investisseurs,a-t-il ajouté.
Source: xinhua