Deux membres de la délégation du Tibet à la deuxième session de la 11ème Assemblée populaire nationale (APN) ont accordé séparément le 12 courant une interview exclusive à des journalistes de l'Agence Xinhua (Chine Nouvelle). Ils ont indiqué que le 14ème Dala Lama n'est pas compétent pour désigner son successeur, car la réincarnation du dalai lama doit observer strictement les trois grands principes suivants : traditions historiques, rites religieux et aval du gouvernement central, en plus il faut respecter les lois et règlements concernés établis par l'Etat.
En parlant des reportages de certains médias outre-mer au sujet de la renonciation du Dalai Lama de se réincarner et de sa déclaration selon laquelle la réincarnation doit être décidé par le peuple tibétain, le Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire de la Région autonome du Tibet Legqoq a dit qu'il est stipulé explicitement dans les « 29 articles des règles de succession aux affaires intérieures du Tibet établis par décision impériale », promulgués par l'empereur Qianlong de la dynastie des Qing (1644-1911), qui a régné soixante ans (de 1736 à 1795), que la réincarnation dans l'âme d'un enfant des Bouddhas vivants, dont le dalai lama et le panchen lama, doit être obligatoirement procédé par jinping cheqian (tirage au sort dans une vase d'or) ou bien par approbation spéciale du gouvernement central, laquelle abroge la désignation par le sort.
« Parallèlement aux rites religieux et aux traditions historiques, il y a une condition très importante à la réincarnation du dalaï lama, c'est l'aval du gouvernement central. Sans l'approbation de ce dernier, la désignation du successeur ne vaut rien, car elle serait sans fondement. », a-t-il dit.
D'autre part, la Commission d'Etat des affaires religieuses avait promulgué en 2007 les « mesures de contrôle sur la réincarnation des Bouddhas vivants du bouddhisme tibétain » stipulant que la réincarnation des "Bouddhas vivants" ou des "lamas" devait être approuvée par le gouvernement central. Toutes ces mesures doivent être observées rigoureusement lors de la succession du chef spirituel du bouddhisme tibétain, a ajouté Legqoq.
Le Président de la Région autonome du Tibet Qiangba Puncog a dit de son côté que le système traditionnel de la réincarnation des Bouddhas vivants dure depuis plusieurs siècle. Il a toute une procédure complète et complexe de traditions historiques et de rites religieux dont le processus est relativement sévère et rigoureux.
« La réincarnation des Bouddhas vivants doit obligatoirement les traditions historiques et les rites religieux. Elle doit être procédée au moyen du jinping cheqian. Mais il y a en dehors de tout cela une autre condition encore plus importante, et c'est l'aval du gouvernement central. », a-t-il dit, et de souligner que la dernière condition s'est formée dans le courant de l'histoire. « En cas où l'on agirait autrement dans un quelconque but politique ou dans n'importe quel autre mobile, je suis persuadé que les masses d'adeptes ne l'admettraient pas et le gouvernement central l'interdirait. », a-t-il ajouté.
Tous les deux ils ont indiqué qu'au cours des décennies passées, le 14ème Dalai Lama a tenu divers propos au sujet de la réincarnation du dalai, dont par exemple Bouddha vivant femme, réincarnation du dalai lama de son vivant, non-réincarnation, recherche d'un enfant réincarné en dehors du territoire chinois, … etc. Il lance à tout propos une suggestion sur cela. Sa manière d'agir va à l'encontre des traditions historiques et des rites religieux.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne