Des analystes ont réfuté dimanche 29 mars les affirmations des chercheurs engagés par le Dalai Lama selon lesquelles la Chine aurait installé un réseau de cyber-espionnage, en affirmant que de telles assertions sont "exagérées" et visent à décrire la Chine comme une "menace".
La Chine a été accusée d'utiliser du logiciel malveillant pour s'infiltrer et contrôler la plupart des 1 300 ordinateurs dans 103 pays, comprenant ceux utilisés dans plusieurs ministères des Affaires étrangères, ambassades et l'office privé de ce politicien tibétain exilé.
"C'est purement un autre problème politique que l'Occident cherche à exagérer", a dit Song Xiaojun, analyste militaire et stratégique basé à Beijing.
"Face à la croissance rapide de la Chine, certaines personnes en Occident saisissent toute occasion pour inventer des mensonges dans leur tentative de susciter des peurs sur la soi-disant menace de Chine".
Ces affirmations ont été répandues dans le rapport Snooping Dragon appartenant au réseau d'espionnage malveillant du Mouvement tibétain, qui a été publié par le moniteur de guerre d'information (Information Warfare Monitor). Ce moniteur est composé de chercheurs d'un groupe de réflexion basé à Ottawa et à l'Université de Toronto, a rapporté le New York Times.
Ces chercheurs, engagés par le Dalai Lama pour examiner ses ordinateurs s'ils étaient infectés de virus, ont dit qu'ils avaient découvert que les ministères des Affaires étrangères d'Iran, du Bangladesh, de Lettonie, d'Indonésie, des Philippines, de Brunei, de Barbados et du Bhoutan ont été visés.
"La cyber sécurité est un problème global. Mais cette fois, ceux qui considèrent la Chine comme une menace émergente utilisent encore ce sujet comme une nouvelle arme", a dit Zhu Feng, professeur de l'Institut des Etudes internationales de l'Université de Beijing.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne