



La 'cheftaine' du « Congrès mondial ouïgour » (CMO) Rebiya Kadeer, en visite au Japon, a paru au briefing tenu le 29 courant dans l'après-midi à Tokyo et elle s'est rendue ridicule et minable en parlant à tort et à travers et en tenant des propos incohérents, saugrenus et mensongers.
Le briefing a eu lieu au Centre japonais des journalistes dans une grande salle du neuvième étage. Journalists' Club of Japan, le propriétaire de la salle de conférence, ne souhaite pas qu'on sache que c'est lui qui est l'organisateur de la réunion d'information, c'est pourquoi il a abaissé un peu le rideau pour dissimuler l'emblème du club. Rebiya Kadeer, qui ne parle pas le japonais, était accompagnée d'un interprète. Elle a parlé avec beaucoup de difficultés durant 50 minutes en rabâchant les mêmes arguments. En l'entendant répéter continuellement d'une manière fastidieuse ce qu'elle a déjà dit, son auditoire a pu finalement saisir les deux principaux sujets de son 'discours'.
Le premier, c'est que les émeutes qui ont éclaté le 5 juillet à Urumqi ont pour cause l'incident qui a eu lieu le 26 juin à Shaoguan, au Guangdong. Le jour du 5 juillet, au début, c'était une manifestation pacifique au-dessus de laquelle flottaient d'innombrables drapeaux rouges, mais elle a été réprimée par les forces policières. Les manifestants n'ont aucune arme dans leurs mains, comment ont-ils pu alors tuer et blesser les autres. La manifestation a duré peu de temps et c'étaient des policiers habillés en civil infiltrés dans les rangs des manifestants qui se sont livrés à la violence, au pillage, au saccage, à la destruction et à la tuerie. Trois à quatre heures après, le nombre des manifestants s'est accru à dix mille, alors que la police n'a rien fait pour les disperser, se contentant de les encercler. Des policiers en civil profitèrent de l'occasion pour prendre des photos pour accumuler des preuves. La nuit tomba vers vingt et une heure, les autorités ordonna alors de couper l'électricité et dans l'obscurité complète, les policiers tirèrent des coups de feu et se livrèrent à la chasse à l'homme durant quatre à cinq heures. (Notes : contradiction entre le début et la suite : elle dit au début que la manifestation a duré peu de temps, puis elle dit trois à quatre après …… ; elle dit au début que des policiers habillés en civil se sont infiltrés parmi les manifestants pour commettre les méfaits, puis elle dit que la police n'a rien fait pour disperser les manifestants, se contentant de les encercler.)
Le deuxième, ce sont les soi-disant réelles causes de l'incident. « Dès le début, les ouïgours savent parfaitement que la manifestation leur coûtera chère et ils sont conscients que c'est un acte de suicide. Sachant cela pourquoi insistent-ils toujours dans cet acte suicidaire ? C'est qu'ils sont poussés à bout. Depuis l'établissement de la Région autonome en 1949, la vie calme et tranquille a disparu à jamais pour les Ouïgours qui n'osent plus parler à haute voix et qui n'ont plus la liberté de se consacrer aux activités commerciales. Ils n'ont plus le droit de recevoir l'éducation nationale, le droit de la croyance religieuse est interdit pour eux et ils sont involontairement privés d'emplois. Les Ouïgours deviennent de plus en plus pauvres et plus de trois cent mille jeunes filles ouïgoures non mariées sont obligées d'aller à Shanghai et au Guangdong pour y chercher du travail et cela est une réalité de l'assimilation nationale. Les Ouïgours qui se rendent au Guangdong pour y travailler ne sont pas aller de leur plein gré, ils sont obligés. Depuis 2006, le gouvernement fait immigré vers d'autres régions les jeunes filles ouïgoures non mariées âgées de 14 à 25 ans et cela est en fait le commerce d'esclaves au 21ème siècle. » (Note : la Région autonome ouïgoure du Xinjiang a été fondée en 1955.)
Puis, Rebiya Kadeer a donné de toutes dernières nouvelles, comme quoi « J'ai appris le 26 juillet qu'il n'y a plus de jeunes parmi la population ouïgoure qui habite autour de l'hippodrome qui se trouve aux environs de la ville d'Urumqi. », « Les Hans qui ont manifesté dans les rues d'Urumqi après l'incident du 5 juillet sont en réalité des policiers travestis. Ce ne sont pas des habitants Hans de la ville. »
Un journaliste chinois présent a posé la question suivante : « Vous parlez de l'incident comme si vous étiez sur place et que vous êtes un témoin oculaire, alors qu'en réalité vous étiez aux Etats-Unis ce jour-là. Alors d'où avez-vous obtenu toutes ces informations ? Tout à l'heure, vous avez dit qu'après l'avènement de la Chine nouvelle, la vie de paix a disparu à jamais du Xinjiang. Mais tout le monde sait que vous vous êtes enrichie grâce au commerce que vous livrer dans la Région autonome et qu'à un certain moment vous étiez même devenue la femme la plus riche de tout le Xinjiang et que vous étiez désignée pour cela en tant que représentante de votre nationalité. Pouvez-vous m'expliquer ce que vous avez dit, et surtout qu'il n'y a plus de vie de paix au Xinjiang ? » Rebiya Kaleed a répondu : « Le jour du 5 juillet, j'ai reçu un grand nombre de coups de téléphone qui m'ont appris tout ce qui se passe là-bas (Note : elle vend la mèche sans y être forcée : elle a dit auparavant qu'elle a appelé son frère le jour du 4, et elle avoue maintenant qu'elle a eu de nombreux contacts téléphoniques le jour du 5 avec ses partisans de l'intérieur du pays). Autrefois, le gouvernement autorise une partie de la population à s'enrichir la première et à ce moment-là, on était libre de s'adonner aux activités commerciales. J'avais confiance alors dans le Parti communiste chinois. Puis quand je suis devenue une célébrité et que mon influence s'accroît de jour en jour, cela n'a pas plu aux gens du Parti. (Note : encore une contradiction, elle oublie ce qu'elle vient de dire en insistant qu'il n'y a plus de vie de paix après l'avènement de la Chine nouvelle) ».
Des médias japonais rapportent que Rebiya Kaleed a raccourci soudainement sa visite au Japon, que son discours prévu pour le 30 dans l'après-midi à un meeting tenu à Tokyo est annulé et qu'elle quitte le Japon dans la matinée de ce jour. Mais, son discours sera diffusé en vidéo au meeting. Ce changement soudain dans la visite de Rebiya Kaleed désespère et désappointe au plus au point les Japonais qui souhaitaient spéculer sur cette affaire.
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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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