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Français>>ChineMise à jour 20.01.2010 14h46
La Chine ne pratique pas le néocolonialisme en Afrique

Du 11 au 17 janvier, le Ministre chinois du Commerce Chen Deming, à la tête d'une délégation gouvernementale chinoise d'économie et de commerce, a visité trois pays africains, dont l'Ethiopie, le Mozambique et la Tanzanie. A l'issue de sa visite en Afrique, il a bien voulu répondre à des questions concernées posées par des journalistes.

La Chine accorde beaucoup d'importance au développement des industries nationales africaines et fait tout pour l'aider et le soutenir.

Question : On entend parfois dans le monde certains gens qui prétendent que la Chine pratique le néocolonialisme en Afrique en y imposant la domination économique et en s'emparant de ses ressources naturelles. Quelle est votre idée sur cela ?

Chen Deming : Ces dernières années, suite à la croissance de la coopération économique et commerciale entre la Chine et l'Afrique, des gens malveillants hostiles à la Chine se démènent pour essayer de coller une étiquette à la Chine en la qualifiant de néocolonialiste. Ce qu'ils prétendent est complètement illogique et ne répond pas à la réalité.

Tout d'abord sur le plan politique, la Chine et les pays africains se traitent d'égal à égal, respectent mutuellement la souveraineté, n'interviennent pas dans les affaires intérieures et ne recherchent aucunement des privilèges. Sur le plan économique, depuis de longues années, le gouvernement chinois a toujours accordé à l'Afrique une aide désintéressée et lui procure toute aide et tout soutien qu'elle désire en vue d'améliorer la vie de sa population, d'accélérer la réalisation d'installations d'infrastructure et de créer des conditions favorables au développement économique durable. Par exemple, la Chine a aidé des pays africains à construire plus de 2.200 kilomètres de chemins de fer et près de 3.400 kilomètres de routes. L'aide chinoise n'est pas assortie de conditions politiques et n'exige pas de faveur économique en retour. Après l'application en Chine de la politique de réforme et d'ouverture sur l'extérieur, les entreprises chinoises occupent petit à petit une position déterminante dans la coopération économique et commerciale sino-africaine. Ce genre de coopération est de nature différente par rapport à l'aide au développement accordée à l'Afrique par le gouvernement chinois, car elle observe la loi du marché tout en respectant strictement et totalement le principe de l'égalité et des avantages réciproques.

Ceux qui prétendent que la Chine pratique le néocolonialisme exploitent toujours la situation à leur avantage en dénaturant la coopération sino-africaine dans le domaine de l'exploitation des ressources naturelles. Mus par des arrière-pensées malveillantes et des desseins inavoués, ils débitant des accusations calomnieuses et des diffamations mensongères à l'endroit de la Chine. Ils accusent et diffament complètement à tort et à travers et sans aucune raison valable. Un grand nombre de pays africains possèdent de riches ressources naturelles et ce qui est important pour eux c'est de les exploiter et utiliser rationnellement pour pouvoir accumuler et réunir des fonds nécessaires à leur développement économique. Dans le passé, l'exploitation de ressources naturelles en Afrique était essentiellement et en grande partie soumise au contrôle monopoliste d'entreprises multinationales occidentales. Aujourd'hui, avec l'entrée en scène d'entreprises chinoises, la réalisation de projets se fait par lancement d'appels d'offres et par concurrence entre les soumissionnaires. Tout se fait dans le respect de la loi que ce soit dans la gestion, dans l'exploitation, dans le versement fiscale ou dans l'embauche de travailleurs, en plus, le monopole une fois brisé, la valeur des ressources augmente et tout cela est de fait irrépréhensible, irréprochable et inattaquable, mais c'est justement ceux dont le cerveau est rempli d'idées colonialistes et qui ont toujours considéré que les ressources africaines leur appartiennent qui crient à l'injustice, qui interdisent aux autres de s'en mêler et qui se permettent de tenir des propos déplacés et de faires des remarques irresponsables. D'autre part, il est important de faire remarquer que l'exploitation de ressources n'est qu'une partie de la coopération économique et commerciale sino-africaine et que le gouvernement chinois accorde encore plus d'importance au soutien aux pays africains pour les aider à développer leurs industries nationales et au renforcement de leur capacité de développement autonome. Nous avons mené également une intense coopération avec des pays africains relativement dépourvus de ressources naturelles. On peut citer l'Ethiopie comme exemple, car elle est un pays qui ne possède pas beaucoup de ressources. Les gouvernements des deux pays coopèrent fructueusement et la Chine accorde à l'Ethiopie, comme aux autres pays africains, une aide désintéressée. De leur côté, les entreprises chinoises ont augmenté leur investissement dans ce pays où un parc industriel qui a nécessité un investissement total de plus de 400 millions de dollars US est en cours de construction actuellement. La réalisation de ce projet permettra à l'Ethiopie de développer ses industries nationales de la sidérurgie, des matériaux de construction et de la construction mécanique. Lors d'un entretien avec le Ministre éthiopien des Finances, il m'a dit tout particulièrement que les diffamations calomnieuses contre les entreprises chinoises en les accusant de vouloir accaparer des ressources naturelles sont complètement fausses et ne tiennent pas debout.

A l'heure actuelle, le développement constitue toujours pour l'Afrique son problème le plus urgent et le plus important. A cet effet, le gouvernement chinois est décidé inébranlablement à renforcer la coopération économique et commerciale sino-africaine et à soutenir le développement de l'Afrique et il souhaite agir de concert avec la communauté internationale dans le but d'apporter une contribution réelle et efficace au développement africain.

Il faut matérialiser et concrétiser le plus tôt possible les huit nouvelles mesures de coopération.

Question : En janvier 2009, vous avez déjà effectué une visite en Afrique et en début 2010, vous commencez la nouvelle année en faisant la même chose. Quel est votre principal but dans cela ?

Chen Deming : Le renforcement et le développement de la coopération amicale sino-africaine est une importante position de base de la politique extérieure chinoise et également un point d'appui de travail que nous envisageons en priorité dans nos échanges économiques avec l'extérieur. Et c'est la raison pour laquelle ces deux dernières années, j'ai choisi de visiter l'Afrique dès le début de la nouvelle année.

En novembre dernier, la quatrième réunion ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine, tenue en Egypte, a été un succès et le Premier Ministre Wen Jiabao a annoncé, au nom du gouvernement chinois, huit nouvelles mesures en vue de promouvoir davantage la coopération sino-africaine. Notre présente visite en Afrique a pour but principal de renforcer la communication et la coordination avec les pays africains et d'assurer la concrétisation le plus tôt possible des huit nouvelles mesures.

Premièrement, il nous faut faire le bilan des précieuses expériences acquises dans la pratique ces dernières années et mettre au point par anticipation un nouveau programme ;

Deuxièmement, il nous faut prêter une oreille attentive aux idées et aux avis émis par la partie africaine, ce afin que tous les pays africains puissent en profiter et en bénéficier ;

Troisièmement, nous devons agir en tenant compte des conditions spécifiques et en fonction des réalités locales, il faut que nous soyons pragmatiques dans notre travail dont l'efficacité, la qualité et le critère doivent être assurés tout en évitant absolument de faires des choses à apparences trompeuses ;

Quatrièmement, il faut procéder en même temps aux choses faciles et aux choses difficiles à traiter et lancer le plus tôt possible certains projets qui nécessitent des justifications préliminaires et les études de faisabilité doivent commencer dès maintenant. Parallèlement, lancer sans retard le travail d'exonération de droit de douane et d'exemption de dettes. Nous avons commencé déjà à procéder avec les pays africains les moins développés à l'échange de notes au sujet du problème d'exonération de droit de douane à l'encontre de leurs produits exportés vers la Chine. Nous tâcherons que les mesures d'exonération puissent être appliquées officiellement vers le milieu de cette année, ce afin que les pays concernés puissent en profiter le plus tôt possible.

Nous devons être pleinement confiants dans le développement de la coopération économique et commerciale sino-africaine.

Question : La crise financière internationale a-t-elle compromis et affecté le développement stable de la coopération économique et commerciale sino-africaine. ?

Chen Deming : La crise financière a produit effectivement certains effets négatifs sur la coopération économique et commerciale entre la Chine et l'Afrique : le volume commercial bilatéral se chiffre en 2009 à 91,066 milliards de dollars US, soit une baisse de 15,1%. Mais ce qui est réconfortant, c'est que le commerce sino-africain n'en n'est pas compromis pour autant et qu'il continue sur sa lancée de croissance stable qui demeure inchangée.

Premièrement, la baisse du volume global du commerce sino-africain est due en grande partie à la chute des prix des produits en grande quantité, tandis qu'il n'y a pas eu d'importante réduction dans les quantités du commerce bilatéral ;

Deuxièmement, dans la situation de la diminution importante des investissements transnationaux à travers le monde, les investissements de la Chine en Afrique ont au contraire augmenté dans de fortes proportions, et pour les trois premiers trimestres de l'année 2009, ils se sont accrus de 77,5% par rapport à la même période de l'année précédente.

Troisièmement, dans la situation où la plupart des pays africains rencontrent des difficultés en matière de financement, nous leur avons accordé des prêts préférentiels et le crédit acheteur à l'exportation pour les aider à poursuivre leur construction d'installations d'infrastructure. Les chiffres d'affaires réalisés par les entreprises chinoises qui exécutent des contrats forfaitaires en Afrique ont dépassé les 20 milliards de dollars US, soit une augmentation de 42,3% par rapport à l'année précédente.

Quatrièmement, la partie chinoise a accompli dans les délais la concrétisation des huit mesures fixées et déterminées par le Sommet à Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine, ce qui contribue à la croissance en ampleur de la coopération bilatérale et à l'aide au développement accordée par la Chine à l'Afrique.

Le développement stable de la coopération économique et commerciale sino-africaine joue un rôle positif en soutenant les pays africains dans leur lutte contre la crise financière internationale.

Avec le redressement de l'économie mondiale et suite à la concrétisation des huit nouvelles mesures à l'égard de l'Afrique prescrites par la quatrième réunion ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine, nous sommes pleins de confiance quant à la perspective d'avenir de la coopération économique et commerciale sino-africaine durant toute l'année 2009 et même quant à son développement dans les années à venir.

Les entreprises chinoises continuent à augmenter leurs investissements en Afrique.

Question : les pays africains adoptent en général une attitude favorable quant aux investissements en Afrique des entreprises chinoises. Dans ce cas-là, comment la Chine va-t-elle procéder pour accroître ses investissements sur le territoire africain ?

Chen Deming, les investissements chinois en Afrique ont augmenté rapidement. En 2001, par exemple, nous avons investi seulement 50 millions de dollars US dans ce continent et huit ans plus tard, c'est-à-dire en 2009, les sommes réellement investies ont dépassé un milliard de dollars US. Toutefois, vu de l'ampleur d'ensemble, il existe toujours un grand espace de développement pour cela.

Faisant partie des huit mesures fixées par le Sommet à Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine, la Chine a réalisé à l'extérieur du pays six zones de coopération économique et commerciale dans cinq pays africains dont la Zambie, le Nigéria et l'Ethiopie. Ces zones de coopération économique et commerciale s'inspireront des expériences acquises par la Chine dans ses propres zones d'exploitation en introduisant collectivement les investissements d'entreprises chinoises, en formant des chaînes de production industrielle et en contribuant à la transformation en profondeur des ressources naturelles locales et au développement de l'industrie manufacturière locale

D'autre part, la Chine a établi spécialement le Fonds au développement sino-africain, lequel a pour tâche de soutenir les entreprises chinoises qui désirent investir dans des pays africains en participant à leurs projets et jusqu'à ce jour, il a déjà investi environ 540 millions de dollars US pour aider à la réalisation de vingt sept projets et il est prévu que son geste poussera des entreprises chinoises à investir près de 3,6 milliards de dollars US en Afrique. En tant qu'une des nouvelles mesures déterminées par la quatrième réunion ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine, nous envisageons d'accroître l'ampleur des Fonds au développement sino-africain jusqu'à la hauteur de trois milliards de dollars US.

Parallèlement, nous prévoyons de renforcer en envergure notre soutien et notre orientation à l'encontre des entreprises chinoises quant à leur acte d'investissement tout en les incitant à s'acquitter effectivement et sérieusement leur responsabilité sociale, à prendre en considération la protection de l'environnement, à entreprendre l'exploitation autochtone, à créer encore plus d'emplois à l'intention des populations locales, à participer activement aux œuvres de bienfaisance et d'intérêt public et à apporter une plus grande contribution au développement économique et social de l'Afrique.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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La chine est grande .
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