Ils rentrent chez eux main dans la main
100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>ChineMise à jour 03.02.2010 14h59
L'avenir du Tibet est « entre les mains de son peuple »

Le Tibet suivra sa propre voie, avec ou sans le Dalai Lama, a déclaré le 2 février un responsable du gouvernement central, précisant que c'est le peuple chinois, dont les Tibétains, qui décideront de l'avenir de la Région.

Ce haut fonctionnaire a également prévenu qu'une éventuelle rencontre entre le président des Etats-Unis Barack Obama et le Dalai Lama porterait plus encore atteinte aux relations sino-américaines.

Il a également insisté sur le fait que le gouvernement central voulait « donner au Dalai Lama une chance de corriger ses erreurs » en laissant la porte ouverte pour des discussions avec ses émissaires.

« Le peuple chinois, dont les Tibétains, décidera de l'avenir du Tibet », a ainsi déclaré lors d'une conférence de presse à Beijing Zhu Weiqun, Vice-ministre exécutif du Département du Front Uni du Travail du Comité Central du Parti Communiste de Chine (PCC).

Il répondait à des questions au sujet du futur du Tibet après la disparition du Dalai Lama.

A la question si le gouvernement central trouverait plus difficile de résoudre le problème du Tibet après le décès du Dalai Lama, M. Zhu a eu cette réponse très simple : « En Chine, parler du décès éventuel d'un homme âgé de 75 ans est impoli. Nous lui souhaitons longue vie ».

Le gouvernement central, a-t-il dit, souhaite que le Dalai Lama règle ses affaires tant qu'il est encore vivant, et qu'il ne finisse pas ses jours à l'étranger.

Des responsables du gouvernement central ont rencontré la semaine dernière en Chine les envoyés personnels du Dalai Lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, plus d'un an après que le Dalai Lama ait mis fin aux contacts et aux pourparlers après une réunion en novembre 2008.

Les deux parties ont eu des vues « nettement différentes » lors de la dernière série de discussions, « comme d'habitude », a dit M. Zhu.

Mais il a dit que les pourparlers – à la demande du Dalai Lama – ont eu quelques aspects positifs, puisqu'ils ont permis aux deux parties de connaître leurs différences précises et à quel point elles étaient importantes.

Le gouvernement, a dit M. Zhu, a souhaité donner au Dalai Lama une occasion de corriger ses erreurs, en tenant des discussions avec ses émissaires.

Quand on lui a demandé de commenter la possibilité d'une explosion de la violence et des activités terroristes après la disparition du Dalai Lama, M. Zhu a déclaré aux journalistes qu'il croyait que la plupart des Tibétains vivant à l'étranger aiment la paix, aiment rester en contact avec leurs familles et leurs amis au Tibet, et prennent part au développement de la Région.

Tanzen Lhundrup, directeur adjoint de l'Institut d'Etudes Sociales et Economiques affilié au Centre chinois de Recherches en Tibetologie, a prévenu qu'il est « relativement possible » que des forces extrémistes basées à l'étranger puissent recourir à la violence ou au terrorisme si le problème du Tibet n'est pas résolu alors que le Dalai Lama a toujours de l'influence.

« Puisqu'il (le Dalai Lama) clame haut et fort qu'il ne cherche pas ‘l'indépendance du Tibet', le Dalai Lama devrait mettre ses paroles en pratique en, par exemple, luttant contre des forces aussi extrémistes que le ‘Congrès de la jeunesse tibétaine' », a-t-il déclaré le 2 février.

Mais Tanzen Lhundrup a également insisté sur le fait que le gouvernement central est bien préparé pour gérer l'après Dalai Lama.

M. Zhu a dit que les discussions entre le gouvernement central et les représentants du Dalai Lama n'ont pas été inutiles, car le gouvernement central a organisé un voyage à l'intention des émissaires pour visiter la province du Hunan afin qu'ils puissent mieux comprendre le pays et sa politique d'autonomie régionale ethnique.

Il a également déclaré que lors de discussions précédentes, Lodi Gyari avait présenté un « Mémorandum pour l'octroi à tous les Tibétains d'une véritable auonomie », dans lequel des termes obscurs avaient été sciemment utilisés pour essayer d'expliquer les idées de « Grand Tibet » et de « haut degré d'autonomie ».

Quand le mémorandum a été rejeté par le gouvernement central, Lodi Gyari s'est montré mécontent, déclarent qu'il ne voulait plus de nouvelles discussions, a dit M. Zhu.

« Cette fois, Lodi Gyari a affirmé qu'il voulait que les discussions continuent dans le futur », a dit M. Zhu.

Pour M. Zhu, l'amélioration des relations avec le Dalai Lama est une affaire intérieure chinoise, donc « les étrangers n'ont absolument aucun droit à la parole sur ce sujet ».

Mais, a-t-il ajouté, depuis la dernière série de pourparlers en 2008, les partisans du Dalai Lama ont poursuivi leur collusion avec les forces séparatistes pour attaquer le gouvernement central et le Parti communiste chinois.

« Ils se sont acharnés à essayer de détruire la stabilité sociale de la Chine, calomniant et nuisant à l'image de la Chine, perturbant les visites de chefs d'Etat étrangers, portant atteinte à l'inviolabilité du territoire et à la souveraineté de notre Nation », a-t-il dit. Et qui plus est, le Dalai Lama a déclaré ouvertement et à plusieurs reprises « Je suis un fils de l'Inde, il n'y a aucun doute ».

Aussi, a déclaré M. Zhu, le Dalai Lama devrait comprendre que certaines des forces qui le soutiennent ne l'aident pas mais se servent de lui.

« Depuis la rébellion armée de 1959, qu'a réussi à faire le Dalai Lama à part de rendre de plus en plus lointain un retour au pays ? ».

M. Zhu a également mis en garde qu'une possible rencontre entre le président Obama et le Dalai Lama endommagerait plus encore les relations sino-américaines.

De nombreuses spéculations se sont faites jour sur une rencontre entre le président américain avec le Dalai Lama lors de sa visite aux Etats-Unis dans les mois prochains. La Maison Blanche n'a pas publiquement confirmé une telle rencontre.

« Si le chef d'Etat américain chosit de rencontrer le Dalai Lama, cela portera atteinte à la confiance et à la coopération entre nos deux pays, et comment cela pourra-t-il aider les Etats-Unis à surmonter la crise économique actuelle ? » a demandé M. Zhu.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Sélection du Renminribao du 2 février
Open d'Australie : victoire de Roger Federer en simple
En dépit de sa puissance économique montante, la Chine reste lucide
Quand la construction d'une résidence a des relents d'histoire ancienne...
Les exportations chinoises profitent au monde entier
Tennis : une défaite au goût de victoire
Qui sont les gagnants dans le jugement de l' « affaire Clearstream »