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Français>>ChineMise à jour 25.05.2011 16h38
Regards sur l'avenir de l'Asie de l'Est

La Chine, le Japon et la Corée du Sud cherchent à coopérer davantage en matière de sécurité régionale et de prévention et de secours en cas de catastrophes.

Les dirigeants chinois, japonais et sud-coréens se sont rencontrés à Tokyo les 21 et 22 mai comme prévu, quand bien même le Japon est encore en train d'essayer de recouvrer du séisme, du tsunami et de la crise nucléaire, faisant la preuve d'un consensus entre les trois pays sur la responsabilité régionale.

Les dirigeants se sont mis d'accord pour renforcer un partenariat orienté sur l'avenir et visant à bâtir un système de sécurité nucléaire et de prévention des désastres, et à developper la sécurité commune en matière d'alimentation, d'énergie et de sécurité environnementale.

La visite séparée du Premier Ministre chinois Wen Jiabao et du Président sud-coréen Lee Myung-bak le 21 mai dans les zones frappées par le séisme ont eu pour but de transmettre la profonde compassion et le respect de ces deux pays pour les victimes de la catastrophe. Les trois dirigeants ont également dégusté des aliments provenant des zones sinistrées lors de leur banquet, renforçant ainsi la confiance des gens dans une reprise globale et créant un environnement politique favorable pour la reprise économique dans la zone.

Les trois plus grands acteurs de l'Asie de l'Est se sont également mis d'accord pour accélérer les négociations trilatérales sur les investissements et la recherche pour la zone de libre échange Chine-Japon-Corée du sud. Ils ont aussi décidé de faciliter les procédures douanières pour améliorer les échanges commerciaux et personnels.

A la suite de la tragédie du 11 mars dernier, les trois parties ont décidé de donner la priorité à la coopération en matière de menaces non traditionnelles.

Les catastrophes qui ont touché le Japon ont souligné l'importance de la prévention en matière de catastrophes et la sécurité nucléaire, qui sont justement deux des nombreuses menaces nouvelles, comme la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique et les problèmes environnementaux, auxquelles fait face l'humanité.

Les dirigeants des trois nations ont plus de raisons qu'il n'en faut pour se donner la main. Les catastrophes naturelles comme les tremblements de terre, les ouragans, les tsunamis, les inondations, les sécheresses, frappent sans cesse l'Asie. Et dans le même temps, le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), la grippe du poulet, la grippe porcine et autres épidémies touchent régulièrement les populations, tandis que la pollution de l'air, la dégradation de l'environnement, la raréfaction de l'eau et le manque de ressources naturelles coûtent aussi des vies précieuses.

Les récents évènements au Japon en sont justement une illustration tragique, avec trois évènements interconnectés qui ont porté atteinte à la fois aux infrastructures, à l'ordre social et à l'état d'esprit du public. La production, la distribution et l'alimentation en énergie des zones touchées se sont toutes effondrées, ce qui a également eu des conséquences sur l'économie régionale et la vie des gens en Asie.

En fait, le séisme a envoyé des ondes de choc par vagues dans le monde entier, du fait qu'il a coupé les chaînes d'alimentation de l'industrie et des flux de capitaux, affectant la vie de milliards de gens.
Un système commun de prévention et de secours en cas de catastrophe doit être construit en Asie de l'Est, car aucun pays ne peut faire face à ce genre de désastres sans la coopération de ses voisins, dans une ère aussi mondialisée que la nôtre.

La coopération en Asie de l'Est tire en fait son origine de la lutte contre des défis communs. Fin 1997, les dirigeants chinois, japonais et sud-coréens furent invités à participer au sommet de l'Association des Etats de l'Asie du Sud-Est (dite ASEAN), formant le mécanisme « ASEAN + 3 ».

Le premier sommet des trois pays se tint en 2008, renforçant le travail d'équipe regional et la cooperation. Enfin, en octobre 2010, les Etats-Unis et la Russie furent invités à ce sommet de l'Asie de l'Est, en faisant ainsi une rencontre multilatérale à l'importance croissante.

L'interdépendance des trois pays dans les secteurs économiques et commerciaux conduira nécessairement à une interdépendance dans des domaines non conventionnels. Les trois catastrophes qui ont frappé le Japon ont rappelé aux trois pays la nécessité d'entreprendre des actions immédiates pour initier la prévention contre les catastophes et l'aide mutuelle au niveau régional.

Le modèle conventionnel de coopération en matière de sécurité est fondé sur des valeurs et des idéologies communes. Mais les problèmes de sécurité non conventionnels se jouent des frontières et des différences idéologiques et constituent une menace à la paix et à la prospérité régionales tout autant que les conflits militaires.

La Chine, le Japon et la Corée du Sud devraient prendre la tête en matière de coopération dans les domaines de la sécurité environnementale, alimentaire et des ressources, et affronter le nombre toujours croissant de défis non conventionnels auxquels ils font tous face.

Renforcer la coopération du commerce aux problèmes non conventionnels n'est pas un choix. C'est une étape obligatoire que toutes les nations doivent franchir.

L'auteur, Liu Junhong, est chercheur à l'Institut Chinois des Relations Internationales Contemporaines.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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