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Français>>ChineMise à jour 08.06.2011 09h26
La politique du PCC a permis aux agriculteurs d'obtenir plus de liberté

Les changements connus dans les régions rurales et chez les agriculteurs en Chine au cours des dernières décennies, peuvent être observés sous une variété d'angles. Certains les analysent dans une perspective de liberté.

« La plus précieuse richesse apportée aux agriculteurs de la Chine, un grand pays agricole, par le Parti communiste chinois depuis sa fondation il y a 90 ans, est la liberté », a déclaré Dang Guoying, directeur du bureau de la macroéconomie de l'institut du développement rural de l'Académie des sciences sociales de Chine, à l'approche du 90e anniversaire de la fondation du PCC.

Selon lui, lors de la création du Parti, la Chine était déchirée par les seigneurs de guerre en conflit permanent, et les agriculteurs ne possédaient pas leurs propres terres, ni la moindre liberté. Sous la direction du Parti communiste, les agriculteurs chinois ont combattu les tyrans locaux et se sont procuré des terres. Ils se sont ainsi levés pour devenir leurs propres maîtres et commencer à goûter à la liberté.

« La fondation de la Chine nouvelle a marqué le tournant du sort des agriculteurs qui formaient la majorité de la population et souffraient de l'oppression. Dès lors, ils se sont engagés sur le chemin de la liberté. En particulier après le lancement de la politique de réforme et d'ouverture, le système de responsabilité forfaitaire du foyer avec rémunération liée au rendement et d'autres formes d'exploitation ont permis de briser les entraves et de libérer les agriculteurs. Ces derniers peuvent décider que cultiver et où », explique M. Dang.

« L'exemption des impôts agricoles par l'État a davantage libéré les agriculteurs. Ils ont plus de liberté dans le choix des cultures », poursuit-il.

Avec le développement économique, des agriculteurs ont commencé à migrer sur le vaste territoire national, afin de s'enrichir. Les travailleurs migrants, qui ont quitté leur région natale pour travailler dans les villes, sont au nombre de 200 millions.

Zhao Yangsi, un paysan âgé de 67 ans de la province du Shandong, a été témoin de ces changements. Selon lui, après l'application du système de responsabilité forfaitaire familiale en 1978, qui a mis fin au système collectivisé, les gens du peuple ont pu manger à leur faim.

« Depuis 2006, on est exempté d'impôts agricoles. Les agriculteurs possèdent tout ce qui est produit sur leurs terres », dit-il avec émotion. De plus, le gouvernement verse des subventions diverses. Il mentionne les quatre subventions aux agriculteurs : la subvention directe aux céréales, celle aux graines de qualité, celle pour l'achat des machines et outils agricoles et celle générale aux moyens de production. S'y ajoute la progression régulière du prix minimum d'achat du blé et du riz par l'Etat. Le rendement de la culture céréalière a augmenté.

« Le fait que les paysans assumaient un fardeau trop lourd a été un problème social aigu pendant mille ans. Aujourd'hui, l'exemption des impôts agricoles, les subventions et la sécurité sociale et d'autres approches avec de colossaux investissements des finances publiques devraient fondamentalement permettre de résoudre ce problème », estime Zhong Funing, chef de l'institut d'économie agricole de l'Université agricole de Nanjing.

Au début de l'année 2010, grâce à une subvention de 12 000 yuans du gouvernement, Zhao Yangsi a construit un nouveau logement de quatre chambres.

Cette année-là, le gouvernement central a pris plusieurs mesures pour accélérer l'amélioration du système de sécurité sociale. Les travaux de construction de 5,9 millions de logements sociaux et de rénovation de 1,36 million de logements ruraux en mauvais état ont commencé.

Grâce au nouveau système de santé mutualisé au niveau des régions rurales, les paysans bénéficient de l'assurance médicale. Selon des statistiques du ministère de la Santé, le nouveau système s'est étendu en 2010, pour atteindre un taux de couverture de plus de 90 %. Les cotisations par personne atteignaient 155 yuans, dont la subvention gouvernementale 126.

« Peu avant, une maladie m'a coûté 50 000 yuans. Grâce au nouveau système de santé mutualisé, j'ai été remboursé de 27 000 yuans », dit Zhao Yangsi.

Les revenus familiaux de Zhao ont aussi augmenté. « En 2006, tous les revenus de ma famille de six membres étaient de 4 000 yuans. Mais en 2010, j'ai gagné à moi seul 7 000 yuans », dit-il.

En 2010, les revenus par habitant rural étaient de 5 919 yuans, en augmentation de 10,9 % par rapport à l'année précédente, a indiqué le ministre de l'Agriculture Han Changfu le 17 mai, lors d'un entretien aux médias.

Pour permettre aux agriculteurs de devenir riches, la Chine a mis en œuvre une stratégie visant à accroître les revenus agricoles et les revenus non agricoles, selon M. Dang Guoying.

La part des revenus non agricoles, qui sont principalement des salaires, représente une part croissante des revenus des paysans. Selon Chen Xiwen, directeur du bureau du travail rural central, en 2010, les revenus nets par paysan ont augmenté de 766 yuans, principalement du fait de l'augmentation des salaires. L'élévation du salaire minimum annoncée dans différentes régions en 2010 a contribué à l'augmentation des revenus des travailleurs migrants.

Selon le dernier recensement de la population en Chine, les habitants ruraux sont au nombre de 674,15 millions, représentant 50,32 % de la population totale. Cela signifie que la Chine est encore un pays agricole. C'est pourquoi la Chine a mis sur le même plan le soutien aux régions rurales et l'accélération de la nouvelle ruralité socialiste avec l'industrialisation et l'urbanisation dans le XIIe plan quinquennal.

Source: China.org.cn

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