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Français>>ChineMise à jour 22.06.2011 13h44
Pour l'ordre en Mer de Chine Méridionale

Les racines du conflit actuel en Mer de Chine Méridionale résident dans les actes unilatéraux du Vietnam et des Philippines. Ces deux pays ont accentué leurs efforts pour exploiter les ressources et occuper une partie des îles Nansha et Xisha, et démonté les plaques que la Chine avait érigé sur les Iles Nansha (plus connues sous le nom d'Iles des Spratleys) pour marquer leurs frontières maritime.

Les Etats-Unis, qui ne font pas partie de la région, ont jeté de l'huile sur le feu en demandant la liberté de navigation et en conduisant des exercices militaires conjoints en mer, au large de la Chine.

Par conséquent, résoudre le problème de la Mer de Chine Méridionale, et en particulier la juridiction sur les Iles Nansha, en gardant raison et en garantissant la sécurité et la liberté de navigation, est un défi auquel la communauté internationale fait face. Afin de maintenir l'ordre et garantir que la situation ne se détériorera pas davantage, toutes les parties au conflit devraient se conformer à la Convention des Nations Unies sur le Droit Maritime, et à la Déclaration de Conduite des Parties en Mer de Chine Méridionale de 2002.

Depuis que le déplacement du centre de gravité des activités économiques du monde vers la Région Asie-Pacifique a accéléré les besoins en énergie et en ressources des pays d'Asie, certains acteurs essaient par tous les moyens d'exploiter les ressources maritimes et de mettre la main sur les Iles Nansha.

La sécurité de navigation est devenue un grand problème en Mer de Chine Méridionale, qui est une voie maritime importante pour les navires marchands. Le tonnage brut qui navigue dans les eaux autour des Iles Nansha représente la moitié du total mondial, et deux et trois fois celui qui passe par le Canal de Suez et le Canal de Panama. Il est donc de l'intérêt de tous les pays, y compris les Etats-Unis, de maintenir la paix et la stabilité en Mer de Chine Méridionale, et en particulier dans les eaux entourant les Iles Nansha.

Mais les développements récents ont mené au résultat contraire, à cause de l'action de certains pays. Les Etats-Unis ont renforcé leur alliance avec la Corée du Sud et le Japon lors de l'incident du Cheonan en mars de l'année dernière, et un chalutier chinois est entré en collision avec deux navires des gardes-côtes japonais près des Iles Diaoyu en septembre dernier. Les Etats-Unis ont renforcé leurs dispositions stratégiques en Asie de l'Est, et ils sont plus intéressés à reprendre une position stratégique en Asie-Pacifique qu'à résoudre le conflit.

Quant à la démarcation du plateau continental extérieur des pays, le conflit de la Mer de Chine Méridionale doit être résolu immédiatement. La date limite de soumission par les pays de leur demande en ce domaine à la Commission sur les Limites du Plateau Continental, constitué à cet effet par les Nations Unies, était le 13 mai 2009. Le Vietnam a déposé sa demande sur la Mer de Chine Méridionale le 7 mai 2009, et le Vietnam et la Malaisie ont déposé une demande conjointe au sujet de leurs prétentions sur la Mer de Chine Méridionale un jour plus tôt.

Toutes ces demandes violent les droits de souveraineté et la juridiction sur la Mer de Chine Méridionale. La Commission ne devait prendre en compte une demande quelconque que sous la condition préalable qu'il n'y ait aucune controverse ou conflit entre ou parmi les pays sur ce sujet –et au cas où il y en aurait, elle n'examinerait pas les parties controversées ou disputées.

Certains pays d'Asie ont entrepris des actions unilatérales parce qu'il y a des manques dans les textes de loi internationaux et régionaux. Bien que la Chine et les pays d'Asie du Sud-Ouest aient signé la Déclaration sur la Conduite des Parties en Mer de Chine Méridionale le 4 novembre 2002, cette déclaration n'est que de principe et elle ne possède pas de code de conduite spécifique, en particulier sur les mesures qui doivent être prises contre les pays qui la violeraient.

Les pays mettront toujours en avant des arguments en leur propre faveur, créant ainsi conflits et disputes, et ils entreprendront même des actions pour la poursuite d'intérêts plus grands. Pire, on ne peut ni déterminer ni juger si les actes unilatéraux ou conjoints de pays en Mer de Chine Méridionale ont compliqué, renforcé ou porté atteinte à la paix et à la stabilité régionales.

Par exemple, les jeux de guerre conjoints en Mer de Chine Méridionale, en particulier dans les eaux au large des Iles Nansha, sont contraires aux règles de la Convention des Nations Unies sur le Droit Maritime, et leur fréquence et leur but constituent une violation de l'objectif d'utilisation pacifique des ressources marines, à laquelle il faut s'opposer.

S'agissant de la résolution des conflits maritimes entre la Chine et certaines nations de l'Asie du Sud-Est, il est nécéssaire que les pays clarifient leurs demandes, expriment leurs intérêts et leurs positions, et engagent un dialogue.

Et pour s'opposer aux exercices militaires dirigés par les Etats-Unis dans la région, la Chine devrait inciter la communauté internationale à réviser cette convention et y ajouter des dispositions spécifiques sur les activités militaires.

Cela est important pour préserver les intérêts communs, comme les vols et les navires. Si les règles internationales ou régionales ne peuvent être rendues plus explicites, alors la Chine devra faire connaître ses politiques à la communauté internationale.

D'abord, la Chine devra dire clairement et avec assurance quelle est sa position sur le problème de la Mer de Chine Méridionale afin de s'assurer que les autres pays de la région ne l'ont pas soit mal comprise soit mal évaluée.

Ensuite, la Chine devra se tenir au principe de « développement conjoint en dépit des controverses », et malgré les revers. Il y a une mission urgente, identifier les régions controversées dont le développement est acceptable par toutes les parties.

Enfin, le gouvernement chinois doit établir un corps de haut niveau chargé des problèmes maritimes, assurerait la coordination entre les départements concernés, afin de décider d'actions conjointes. Il devra aussi affirmer sa ligne de base en « neuf points », en forme de U, en Mer de Chine Méridionale, afin d'obtenir un soutien légal.

La Chine espère résoudre les conflits en Mer de Chine Méridionale sans les exagérer ni les gonfler. La meilleure façon d'y parvenir est d'établir et de maintenir des mécanismes dans la région, et de garantir que l'ordre et la stabilité en Mer de Chine Méridionale n'ont pas subi de dommages, et que l'intérêt commun de la communauté internationale n'est pas ébranlé.

L'auteur est un universitaire en droit à l'Académie des Sciences Sociales de Shanghai et à l'Académie Chinoise de l'Océan.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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