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Français>>ChineMise à jour 23.06.2011 13h21
L'ex-ambassadeur des Etats-Unis en Chine va t-il jouer la carte chinoise ?

Les observateurs des deux rives du Pacifique ont des opinions différentes sur le fait de savoir si l'expérience en Chine du Républicain Jon Huntsman sera un atout ou un boulet, alors que l'ancien ambassadeur des Etats-Unis en Chine vient de déclarer sa candidature pour les présidentielles de 2012.

La riche expérience de M. Huntsman en Chine est en fait un des ses plus gros atouts politiques, en particulier si on le compare à Mitt Romney, son plus grand rival chez les conservateurs, a dit Ni Feng, Directeur adjoint de l'Institut d'Etudes Américaines à l'Académie Chinoise des Sciences Sociales.

M. Huntsman, dont l'affectation la plus récente a été son mandat d'ambassadeur des Etats-Unis en Chine pendant près de deux ans, a officiellement déclaré sa candidature aux présidentielles mardi.

« M. Huntsman connait bien la Chine, et il connait l'importance de mainternir des bonnes relations avec la Chine. Aussi je pense que ce sera un avantage pour lui, car Washington considère certainement ses relations avec Beijing comme une des relations bilatérales les plus importantes », a dit M. Ni.

En déclarant sa candidature, M. Huntsman a insisté sur le fait qu'il est un véritable conservateur, qui croit que « la meilleure stratégie de sécurité nationale à long terme est de reconstruire notre force ici, chez nous ».

M. Huntsman a également invoqué une icône du Parti Républicain, en choisissant de faire son annonce au Liberty State Park du New Jersey, le même endroit où Ronald Reagan s'était déclaré en 1980.

Cependant, certains observateurs pensent qu'il est probable qu'il fera profil bas sur son affectation en Chine, pour prendre ses distances avec le Président Obama et ne pas s'aliéner les votes des électeurs républicains.

« Son mandat d'ambassadeur en Chine sera un point négatif lors des primaires », a dit au China Daily Kenneth Lieberthal, Directeur du Centre Chine John L. Thornton au Brookings Institute.

« Les gens qui votent lors des primaires républicaines ont tendance à être à la droite du centre de gravité du parti. On conseillera donc probablement à M. Huntsman de mettre une distance considérable entre la Chine et lui, et il est probable qu'il évitera le sujet. Les sondages actuels laissent entendre que son expérience en Chine va en fait lui nuire dans la partie conservatrice de la course ».

D'après M. Lieberthal, le ralentissement économique sera inévitablement le sujet primaire de la campagne.

« Notre situation fiscale actuelle aux Etats-Unis sera la priorité numéro un, deux et trois lors de l'élection présidentielle », a dit M. Lieberthal.

« C'est le problème central, et c'en est un d'une importance telle qu'il dominera les élections. Bien qu'il y ait certains arguments selon lesquels la Chine est liée à nos problèmes fiscaux, la réalité est que les économies chinoise et américaine sont profondéments interdépendantes, et aucun candidat responsable ne proposerait de grands changements à notre politique actuelle. Plus encore, si M. Huntsman remporte l'investiture, comment Obama pourra t-il le critiquer alors même que le mandat en Chine de M. Huntsman a consisté à mettre en oeuvre les politiques du Président Obama ? ».

« Je pense qu'à moins que quelque chose de grave n'arrive, la Chine sera probablement une sorte d'écho lors de la campagne, mais pas un sujet central », a t-il ajouté.

« En tant qu'ancien ambassadeur des Etats-Unis en Chine, il est peu probable que Jon Huntsman adopte une attitude dure lors de ses remarques sur la Chine cette fois, car il a travaillé dur pour améliorer les relations bilatérales entre la Chine et les Etats-Unis en 2010. Si jamais il changeait brusquement de position sur la Chine, son adversaire démocrate aurait alors beau jeu de dire que c'est un politicien à double face », a dit Shi Yinhong, Directrice du Centre pour les Etudes Américaines à l'Université Renmin de Chine.

Cependant, « afin de satisfaire les politiciens et électeurs américains qui considèrent la Chine comme le plus grand concurrent des Etats-Unis, Jon Huntsman sera ferme sur les politiques commerciale, monétaire et des droits de l'homme de la Chine, mais d'une manière générale, il adoptera un ton aimable pour exprimer son opinion sur la Chine », a t-elle ajouté.

Lors de son discours, Jon Huntsman a également évoqué la situation financière actuelle des Etats-Unis, avertissant les américains que des décisions devaient être prises pour éviter la catastrophe.

« Notre pays va tomber en dessous de la productivité des autres pays, notre influence va pâlir », a t-il dit.

« Notre sécurité va devenir de plus en plus précaire, et le 21e siècle sera alors connu comme celui de la fin du 'siècle américain'. Nous ne pouvons accepter cela, et nous ne l'accepterons pas ».
M. Huntsman devrait se déplacer dans les Etats du New Hampshire, de la Caroline du Sud, de la Floride, de l'Utah et du Nevada dans les semaines qui viennent.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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