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Français>>ChineMise à jour 21.11.2011 13h32
Venez voir par vous-même ce qu'est le vrai Tibet !

« Jusqu'à ce que j'aille visiter moi-même le Tibet, je n'avais pas compris que j'avais été victime de nos propres médias », dit Tom Kahn. « Et ce forum m'offre une occasion précieuse d'en apprendre davantage sur cette région qui était auparavant mystérieuse pour moi ».

Cet écrivain allemand était à Athènes la semaine dernière, pour participer au Troisième Forum sur le Développement du Tibet. « Il n'y a pas de meilleure manière d'enrichir mes connaissances que les histoires très personnelles de ceux qui viennent du Tibet », a t-il dit au China Daily. « Et de partager des idées avec ceux qui ont la même curiosité pour cette région ».

M. Kahn reconnaît volontiers qu'il y a un intérêt profond pour le Tibet dans son pays natal. Mais le problème est que les médias ne présentent qu'une vision partiale de la réalité du Tibet. « Ils présentent tout ce que le Dalai Lama dit, et tiennent pour exact tout ce que le Dalai Lama dit ».

L'image qu'ils donnent du Tibet, selon M. Kahn, est celle de la répression et du génocide culturel, où les gens vivent dans un manque de liberté total. Les médias occidentaux ignorent catégoriquement les aspects positifs qui devraient faire partie intégrante de tout compte-rendu impartial de ce qu'est vraiment le Tibet aujourd'hui, dit-il.

« Pour ce qui est du génocide culturel », dit M. Kahn, « J'ai entendu dire un jour que que les gens qui vivent à Dharamsala adorent les programmes de télévision faits à Lhasa, où pourtant tout est supposé être mauvais ».

« Si tout ce qu'ils prétendent était vrai, il ne devrait pas en être ainsi », insiste t-il. « Vous ne trouvez pas ça drôle ? ».

Il y a des opinions différentes sur la libération pacifique du Tibet, ce qui est normal et compréhensible, concède M. Kahn. « Les médias occidentaux détestent ce terme de ‘libération pacifique'. Les Britanniques ont envahi le Tibet. Les Américains s'intéressent de près au Tibet. Vous savez très bien pourquoi ils montrent la Chine du doigt ». Mais ça, ce n'est que ce qu'ils pensent.

« Un agriculteur m'a raconté que l'Armée populaire de Libération avait coupé les chaînes qui entravaient ses pieds, et qu'un peu plus tard, on lui a donné un lopin de terre », se souvient-il. Dans le Tibet du Dalai Lama, un serf, tout comme n'importe quel bien de son ou sa propriétaire, pouvait être échangé ou vendu selon le bon vouloir de son propriétaire. « Pour lui, ce fut la libération au sens premier du terme. Vous pouvez avoir un aperçu de la chose en parlant personnellement avec les gens de là-bas ».

Cependant, les journalistes occidentaux ne voient jamais les choses de cette façon, dit M. Kahn. « Ils se disent fidèles à la seule vérité. Mais jamais il ne leur viendrait à l'idée de remettre en cause la véracité des prétentions du Dalai Lama. Jamais ils ne lui demandent de prouver ce qu'il avance ».

Et pourtant, le Dalai Lama ne dit pas toujours la vérité, a remarqué M. Kahn.

Par exemple, le 14e Dalai Lama a vu son autobiographie publiée peu de temps après s'être enfui de Chine, à la fin des années 1950. Et une nouvelle version a été écrite près de vingt ans plus tard, dit M. Kahn. Mais il y a eu une adaptation manifeste dans la nouvelle version, et des signes clairs de manipulation des faits destinés à renforcer son image de symbole de paix.

Non seulement il a éludé les épisodes loin d'être pacifiques de l'histoire de son régime, mais il en a aussi fait de même avec le fait qu'il a combattu et tué, dit M. Kahn. « Tout cela, on le voit pas dans ses livres. Il a tout simplement fait disparaître des pans de l'histoire ». M. Kahn a en particulier été très surpris d'apprendre, en lisant des documents historiques, que certains Dalai Lamas avaient été tués lors de complots politiques.

Il est étonné que les côtés sombres de la période pré-libération du Tibet soient cachés au public occidental de façon si méticuleuse et efficace. Jamais on ne parle en aucune manière de la servitude dans le Tibet du Dalai Lama.

Ce qui est le plus frustrant pour M. Kahn, cependant, est que ses efforts pour présenter des histoires inédites sur le Tibet se sont toujours heurtés à un mur. Il a ainsi été particulièrement déçu qu'une chaîne de télévision allemande ait immédiatement coupé un entretien en direct quand le sujet a bifurqué vers quelque chose de déplaisant pour le Dalai Lama.

Et dans un autre entretien télévisé, ses points de vue critiques ont purement et simplement été supprimés. Quand le principal organe des médias écrits allemands est contacté, il refuse simplement, selon M. Kahn, tout texte qui cherche à lever le voile sur le Dalai Lama.

« Les médias occidentaux ne sont pas aussi libres qu'ils veulent bien le dire », se lamente t-il. « En se montrant séléctifs, ils manipulent l'information sur le Tibet. Et ça, ça s'appelle de la censure ».

C'est tout à la fois inéquitable et contraire à leur engagement proclamé d'informations équilibrées pour les médias occidentaux de cacher sciemment à leurs propres peuples les changements positifs qui interviennent au Tibet.

Tout comme de nombreuses qui ont participé au Forum d'Athènes, M. Kahn croit que les mensonges qui enveloppent le Tibet s'écrouleront quand les gens verront ce que le vrai Tibet est réellement.

L'auteur Mo Nong, écrit pour le China Daily.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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