Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>ChineMise à jour 05.12.2011 16h53
Il nous faut observer avec sang-froid l'escalade du tapage anti-chinois déclenché par Washington

Le quotidien américain « The Washington Post » vient de publier le 30 novembre le commentaire « La façon erronée de parler de la Chine » écrit par son chroniqueur Eugène Robinson qui a envoyé l'article de Beijing. Ce dernier, qui a été durant de longues années en poste à l'étranger en tant que correspondant spécial, vient pour la première fois en Chine. Lorsqu'il parlait des pays qu'il avait visités, il faisait toujours remarquer que la société est quelque chose de délicate, de subtile et de complexe. Après son arrivée dans la capitale chinoise, il a obtenu la conclusion suivante : nombreux sont les politiciens américains qui emploient une manière, une façon ou bien une méthode complètement erronée en parlant de la Chine. Il affirme que lors de la campagne électorale aux Etats-Unis, il avait entendu beaucoup de choses et de déclarations sur la Chine et qu'il aperçoit maintenant que celles-ci sont complètement et tellement « absurdes, ineptes, saugrenues, mensongères et non conformes à la réalité » et que « bref, on peut dire tout simplement qu'elles sont un tas d'ordures ! »

Ces derniers temps, le tapage antichinois déclenché Washington a monté effectivement d'un cran et continue son escalade. Pour ce qui est des impressions et des sensations éprouvées par Eugène Robinson lors de sa visite en Chine, elles semblent plutôt objectives et raisonnables parmi toutes les stupidités, les sottises et les absurdités et tous les mensonges qui circulent actuellement sur la scène politique américaine.

C'est toujours ainsi que ça se passe aux Etats-Unis lors des élections présidentielles et il apparaît toutes sortes de catalyseurs constitués de bulles politiques qui exagèrent et dramatisent la gravité de la situation et l'on se livre à la tromperie, à la mystification et à la duperie pour jeter la confusion en empoisonnant les esprits, et voilà ce qui se passe dans la capitale américaine. Dans le moment actuel où l'économie américaine se trouve toujours dans une situation fâcheuse caractérisée par le marasme et la stagnation, il n'y a rien d'étonnant à ce que la Chine devient le bouc émissaire que les candidats à l'élection présidentielle se servent pour attaquer leurs rivaux, ce qui fait qu'entre le développement rapide et vigoureux de la Chine et la campagne des élections présidentielles américaines, laquelle est dominée et déterminée par les inquiétudes que les Américains éprouvent pour la régression économique, il se produit un point de jonction hors de commun : les candidats républicains se rivalisent pour calomnier, noircir et dénigrer la Chine, tandis que leurs rivaux démocrates, et surtout le Président démocrate en poste, font tout pour montrer leur position dure, ferme, sévère, inflexible et intransigeante envers celle-ci.

Willard Mitt Romney, qui a été gouverneur républicain du Massachusetts de 2003 à 2007 et candidat à l'investiture républicaine à l'élection présidentielle américaine de 2008, il l'est de nouveau pour celle de l'année prochaine et considéré comme un concurrent solide et puissant. Pour renforcer sa position, il déclare sans cesse que les Chinois « fraudent » en vue de « voler » les technologies américaines et qu'ils « font tout pour essayer d'envahir » le système informatique américain. Il déclare avec emphase qu'au cas où il serait élu, après son accès à la Maison Blanche, la première chose qu'il ferait c'est de déclarer que la Chine est un « pays manipulateur de la monnaie » et proposerait d'accroître les taxes à l'encontre des produits importés de ce pays. Quant à un autre candidat républicain Rick Perry, gouverneur républicain du Texas depuis décembre 2000, il ne se résigne pas à demeurer en arrière et se lance dans une campagne diffamatoire contre la Chine d'aujourd'hui en la comparant à l'ancienne Union soviétique.

Les propos démagogiques, insensés et ronflants débités par les candidats républicains en vue de racoler, de plaire et de gagner la confiance du public exercent en toute objectivité une pression électorale sur le Président démocrate Barack Obama qui déploie tous ses efforts pour être réélu et reconduit dans ses fonctions. A cet effet, Certains de ses conseillers politiques également démocrates font également pression sur lui en lui disant sans cesse qu'il doit se montrer plus dur, plus ferme, plus inflexible et plus intransigeant dans sa position envers la Chine. Le sénateur démocrate de L'Ohio Sherrod Brown lui a dit : « Lorsque vous abordez les problèmes de l'économie et de l'emploi, vous devez sans aucune hésitation qu'ils sont dus à la Chine …… et si vous n'accusiez pas la Chine d'être un pays manipulateur de la monnaie ou bien si vous ne renforciez pas l'application de la loi dans le commerce, vous perdriez un grand nombre de voix ! »

Notre correspondant a rencontré dernièrement Ben Rhodes, vice chef du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, et lui a posé une question à laquelle il a bien voulu répondre. Toutefois, il a nié que les modifications politiques du gouvernement américain au sujet des problèmes ayant rapport avec la Chine sont dues à la situation politique intérieure du pays. Puis il a répété et cité les propos du Président Obama selon lesquels la Chine « n'a pas fait beaucoup de progrès » quant aux problèmes économiques qui intéressent la partie américaine, dont surtout le taux de change, le droit de la propriété intellectuelle et l'innovation locale … etc.

Dans cette atmosphère où l'on cherche par tout moyen à noircir la Chine en disant qu'elle constitue la « racine du problème de l'emploi », il est tout à fait normal que la masse populaire américaine ait une impression mauvaise et négative sur celle-ci et la considère comme l'origine des maux de son pays. Columbia Broadcasting System (CBS), un important réseau de télévision commercial aux Etats-Unis, a effectué récemment un sondage de l'opinion publique, lequel montre que près de 61% des personnes enquêtées pensent que la Chine est un «pays qui n'est pas tellement bien ». Toutefois, il est heureux que parmi les Américains, il y a pas mal de lucides et de clairvoyants. Lorsque notre correspondant discute en privé avec des gens de divers milieux de la société américaine, la plupart de ses interlocuteurs lui disent que la détérioration de l'atmosphère politique américaine, que ce soit des milieux gouvernementaux ou non gouvernementaux, à l'encontre de la Chine est en fait intimement lié à la situation politique intérieure du pays, c'est-à-dire avec les élections présidentielles de 2012. Certains médias américains ont indiqué que les propos violents et inconscients peuvent être tenus au cours de la campagne électorale, mais que par la suite il serait possible qu'ils attireraient beaucoup d'ennuis aux Américains. Le sentiment anti-chinois, qui se répand et qui s'aggrave, commence déjà à nuire et à porter atteinte aux relations des deux pays dans divers domaines. Quelque soit le candidat qui gagnera l'élection présidentielle 2012, le gagnant paiera cher pour les propos impétueux et véhéments qu'il aurait tenus lors de la campagne électorale et il sera par la suite obligé de s'abaisser et de montrer de l'humilité pour s'efforcer de réparer les dommages causées aux relations sino-américaines.

Willard Mitt Romney a dit dernièrement que « lorsque la Chine passe sur notre corps en nous broyant, nous ne devons en aucun cas montrer de la passivité ……, on nous dit, vous ne devez pas déclencher une guerre commerciale. Hé, les copains, constatez vous-même qu'on est en train de nous livré une guerre commerciale ! ». Citant comme exemple ce propos tenu par l'ancien gouverneur républicain du Massachusetts et l'actuel candidat républicain à l'élection présidentielle 2012, Eugène Robinson affirme que le sentiment qu'il éprouve dans la capitale chinoise n'est complètement pas le même. Pour lui, il pense qu'en tant que les deux plus grandes entités économiques du monde, la Chine et les Etats-Unis doivent coexister en s'appuyant l'un sur l'autre, alors que le propos selon lequel un pays « passe sur le corps » d'un autre pays en le broyant est complètement insensé, irraisonnable et absurde.

En se rendant comptant des coulisses de la politique américaine qui sont à l'origine de l'escalade du tapage antichinois déclenché à Washington, nous devons faire preuve de sang-froid tout en observant avec lucidité le spectacle démonstratif exécuté par les politiciens américains. Nous n'avons aucune raison de nous préoccuper et de nous inquiéter à ce sujet. Le plus important pour nous c'est d'unir tout le peuple chinois afin qu'il puisse conjuguer tous ses efforts en vue de se débarrasser et d'éliminer toutes les interférences et toutes les perturbations venues de l'extérieur, et surtout les agissements des politiciens américains, et de réaliser le développement rapide, stable et durable de notre pays. Parmi toutes les choses importantes qui se déroulent dans notre monde, c'est à celle-ci que nous accordons une importance primordiale.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Arrivée de deux pandas géants en Grande-Bretagne
La Chine se tourne aussi maintenant vers la fabrication de vin à Bordeaux...
Ce ne serait pas seulement le vaincu qui « paierait un prix cher » pour la guerre
L'immolation par le feu vue de la règle fondamentale du bouddhisme