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Français>>ChineMise à jour 12.12.2011 10h20
La Chine s'engage pour rendre le Mékong plus sûr à la navigation
Des policiers chinois à bord d'un navire de patrouille samedi, avant le départ du port de Guanlei, dans le Xishaungbanna, dans la Province du Yunnan, dans le Sud-Ouest de la Chine.

Le trafic fluvial international sur le fleuve Mékong a été entièrement rétabli dimanche, pour la première fois après qu'il ait été interrompu il y a deux mois après l'assassinat de treize marins chinois sur la rivière.

Samedi, la patrouille conjointe de maintien de l'ordre a effectué sa première mission. Ces patrouilles conjointes sur le Mékong impliquent quatre pays, la Chine, le Laos, le Myanmar et la Thaïlande, et elles partent du port de Guanlei, dans le Xishuangbanna, situé dans la Province du Yunnan, dans le Sud-Ouest de la Chine.

A 10h30, cinq navires de patrouille emportant plus de 200 gendarmes chinois et 100 hommes des autres pays sont donc partis de Guanlei pour escorter dix navires chinois de transport de marchandises. Parmi les hommes à bord, il y avait aussi 42 officiers de marine du Myanmar et 15 membres des forces armées de la Thaïlande et du Laos.

« Maintenir la sécurité et la stabilité du bassin du Fleuve Mékong n'est pas seulement le souhait, mais aussi la responsabilité commune des quatre pays », a dit Bouasieng Champahan, le commandant adjooint de l'Armée Populaire du Laos, lors de la cérémonie.

« Afin de faire face efficacement aux crimes graves sur la rivière, chaque pays respectif renforcera le maintien de l'ordre dans ses propres eaux et renforcera davantage la coopération en matière de sécurité pour le maintien de l'ordre conjoint, en se basant sur le respect mutuel pour la souveraineté, l'égalité et les bénéfices mutuels », a t-il ajouté.

En vertu de la déclaration commune, le centre de commandement sera situé à Guanlei, dans le Xishuangbanna, avec des points de contact au Laos, au Myanmar et en Thaïlande, afin de pouvoir assurer un partage efficace des renseignements, de l'organisation et de la coordination et d'organiser des patrouilles de maintien de l'ordre 24 heures sur 24 ainsi que des canaux de liaison de maintien de l'ordre.

D'après le Ministère, les 200 gendarmes chinois dépendent du Corps Provincial de Défense des Frontières du Yunnan, et ils assureront les escortes armées avec l'appui d'agents du maintien de l'ordre des trois autres pays.

Un haut gradé du centre de commandement des patrouilles conjointes a déclaré au China Daily que le premier convoi armé de cinq navires escorterait dix navires chinois de transport de marchandises depuis Guanlei jusqu'au port de Qinsheng en Thaïlande, soit une distance de 254 kilomètres.

Meng Hongwei, Vice-ministre du Ministère de la Sécurité Publique, a dit que les quatre pays conduiraient des patrouilles sur tout le fleuve, et fourniraient des escortes pour accompagner les navires commerciaux.
De même, les patrouilles combattront aussi les activités criminelles le long du fleuve afin d'assurer la sécurité des navires et des équipages.

Kyaw Kyaw Tun, le commandant de la Force de Police du Myanmar, a dit que ces dernières années, 17 hommes ont perdu la vie victimes de leur devoir sur le Mékong, dont douze policiers, un milicien et trois marins.

De son côté, Wichean Potephosree, Secrétaire Général du Conseil National de la Sécurité de Thaïlande, a dit que son pays était en train d'accélérer ses efforts pour réprimer les activités criminelles sur le Mékong, afin d'assurer la sécurité du trafic sur la rivière en Thaïlande.

« Grâce aux patrouilles conjointes, le premier voyage après les attaques d'octobre devrait être très sûr. Nous n'avons aucune raison de nous inquiéter tant que nous naviguons avec les navires de patrouille », a dit Du Guangyou, capitaine du Bao Shou, le premier des dix navires à avoir quitté Guanlei après la cérémonie.

Cependant, le capitaine Du reste tout de même encore inquiet, car les trois navires de patrouille chinois feront demi-tour à la frontière thaïlandaise, là justement où ont eu lieu les attaques mortelles. Sa crainte est qu'il puisse y avoir des bandits armés les attendant s'il n'y a pas d'escorte à leurs côtés.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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