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Français>>ChineMise à jour 12.03.2012 16h52
La diplomatie : parfois il faut avoir l'audace et la sagesse de « prendre le devant »

Pour explorer les moyens de traiter et de régler au mieux le problème de la Syrie, la diplomatie chinoise a joué ces derniers temps un rôle médiateur en même temps actif, animé et stimulant. Il y a eu tout d'abord l'ambassadeur Li Huaxin qui a effectué une visite en Syrie en tant que représentant du Ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi, puis, Zhang Ming, ministre assistant des Affaires étrangères, a été en mission successivement en Arabie Saoudite, en Egypte et en France, ce qui fait que certains médias étrangers faisaient remarquer que ces activités de la partie chinoise montrent qu'elle « contre-attaque ».

L'utilisation du mot « contre-attaque » pour parler de la diplomatie chinoise démontre que ces derniers n'ont constaté qu'un changement d'attitude, alors que ce qu'il y a de plus important encore, c'est que la Chine fait preuve d'une résolution ferme et d'une détermination inébranlable de préserver et de sauvegarder ses principes fondamentaux en vue de la solution politique de ce genre de problèmes, plus est, cela constitue une tentative de recherche d'une feuille de route permettant de traiter et de régler politiquement les problèmes épineux.

L'échiquier international est en train de subir de grands et profonds changements, toutefois dans notre monde actuel, il n'y a pas d'autres meilleurs moyens permettant de régler au mieux les problèmes tels que celui de la Syrie, car dans la plupart des cas, la feuille de route pour le traitement de ce genre de problèmes est souvent sous le contrôle occidental et les moyens utilisés sont ou bien la force armée ou bien la sanction économique. Les preuves démontrent que ces moyens non seulement nuisent gravement et sérieusement à la population civile innocente, mais en plus provoquent des conséquences fâcheuses et désastreuses de longue durée, dont l'agitation, l'instabilité, le trouble, le désordre et la division.

Serait-il possible que l'Occident n'ont pas remarqué et constaté l'impuissance et la décadence de ces moyens ? Ce n'est le cas de toute évidence. En réalité, ce qui intéresse le plus les pays occidentaux c'est de préserver et de protéger leur position dominante dans le maintien de l'ordre international actuel, c'est pourquoi il est important pour eux de maintenir ces moyens qui concernent directement leurs intérêts. Par conséquent, il est tout à fait compréhensible que certains de ces pays fassent preuve d'impatience et d'anxiété quant à l'utilisation de la sanction et on comprend pourquoi ils se comportent de façon irréfléchie et montrent de la légèreté aveugle dans leur conduite.

Les affrontements en même temps vifs et dissimulés, qui ont fait leur apparition dans les moyens de régler le problème de la Syrie, traduisent en fait le problème de réorientation, de la prépondérance et de la prédominance des « règles internationales » dans la transition de la structure de l'ancienne en la nouvelle et tout cela concerne directement l'évolution ultérieure de la politique internationale.

La préservation de la paix dans un monde multipolaire ainsi que le traitement des problèmes d'agitation et de trouble dans certaines régions ou bien dans certains pays de ce monde doivent être menés et réalisés avec de nouveaux moyens et cela est conforme à la tendance générale et à l'aspiration universelle. Quant à la Chine, elle persévère dans sa position de solution pacifique et déploie tous ses efforts pour tenter de trouver un moyen permettant à toutes les parties concernées de s'asseoir autour d'une table de négociation et cela traduit justement la tendance irrésistible des événements.

La Chine d'aujourd'hui occupe actuellement sur la scène internationale une position et une importance complètement différentes par rapport au passé et il n'y a aucun moyen de faire un pas de recul. Il y a de par le monde de nombreux problèmes épineux difficiles à résoudre et pour la Chine, il est de grande nécessité pour elle de se prononcer ouvertement afin de faire connaître ses opinions et ses idées au monde entier. Parfois, il lui faut même prendre l'initiative de participer et de proposer une solution, même si les problèmes ne la concernent pas directement. Cela est une attente du monde envers la Chine et également une responsabilité que celle-ci doit assumée en tant qu'une puissance mondiale.

Dans le cas où la Chine souhaite jouer un plus grand rôle et assumer une plus importante responsabilité dans la structure internationale ultérieure, il sera nécessaire alors pour elle d'établir sa propre feuille de route susceptible d'apporter une solution au règlement de ces problèmes et de faire en sorte que ceux-ci soient effectivement traités et réglés en tenant compte de celle-ci. Cette façon d'agir vise non seulement à créer un environnement favorable à son propre développement pacifique, mais ce qui est plus important à établir un ordre international plus juste et plus équitable favorable au développement ultérieur d'une structure internationale multipolaire.

Envisageant les problèmes sous cet angle de vue, la diplomatie chinoise fait face actuellement à différents graves et sérieux défis. En dehors de l'organisation structurelle, de l'innovation théorique, de la réorganisation des ressources ainsi que d'une planification stratégique à long terme, ce qui est plus important pour le moment actuel, c'est la présence d'esprit permettant de régler les problèmes épineux et de changer la réaction passive en attaque hardie et audacieuse. Il faut faire en sorte qu'en ce qui concerne le problème de la Syrie, la diplomatie chinoise adopte de tout temps et en toutes circonstances une attitude positive, active, dynamique et énergique, et surtout il faut qu'elle fasse preuve de clairvoyance et de prévoyance.

Pour ce qui est de la diplomatie, c'est comme un jeu d'échecs. Lorsqu'il s'agit d'un expert, d'un spécialiste ou bien d'un grand maître en faisant avancer le pion, il peut toujours prévoir et pressentir la réaction de l'adversaire et à chaque fois il pense et il va au-devant de celui-ci. Ainsi, sa finesse, sa sagacité et sa perspicacité font qu'il est plus fort et plus adroit et qu'il a la certitude du succès, du triomphe et de la victoire.. Toutefois, pour ce qui est de la situation internationale, elle est toujours en mutation perpétuelle, c'est pourquoi pour la diplomatie, il est nécessaire non seulement d'avoir la tactique, l'audace, l'hardiesse, mais parfois il faut de la clairvoyance pour pouvoir « prendre le devant ».

Nous devons disposer de la capacité de dissiper et d'écarter les risques qui se dressent soudainement devant nous, mais ce qui est plus important pour nous, c'est d'être habile et avoir l'audace de mettre en valeur les problèmes qui touche la situation dans son ensemble. Pour ce qui est de certains problèmes internationaux, leurs changements ne sont pas autant imprévisibles qu'on le croit et pourvu que nous fassions preuve de clairvoyance et de sagacité, il est toujours possible pour nous de conduire et de diriger l'évolution de la situation afin qu'elle soit favorable pour nous. Quant à la défense passive ou bien même la contre-attaque, il n'est nullement impossible qu'on puisse se tirer du péril et sortir de l'impasse pourvu qu'on « prenne le devant » et parfois c'est ainsi qu'on renverse la situation et qu'on acquis la victoire au jeu d'échecs.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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