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Français>>ChineMise à jour 26.03.2012 08h19
Une coopération internationale est nécessaire pour garantir une sécurité nucléaire mondiale (ANALYSE)

Deux ans après l'organisation du premier Sommet sur la sécurité nucléaire à Washington, les dirigeants et les représentants de 53 nations et de quatre institutions internationales se réuniront à Séoul pour discuter du terrorisme nucléaire, de la protection des matières et des installations nucléaires ainsi que de la prévention du trafic illicite de matières nucléaires.

Des efforts concertés de la part de la communauté internationale sont indubitablement nécessaires en matière de sécurité nucléaire, en particulier en ce qui concerne la sécurité de l'uranium enrichi et du plutonium séparé. Dans le cadre de ces efforts, le Sommet sur la sécurité nucléaire de Séoul cherche à mettre en lumière la necessité de la lutte contre le terrorisme nucléaire.

Selon les estimations d'analystes, le Sommet de Séoul sera axé sur l'évaluation des engagements convenus lors du Sommet de Washington et sur l'énoncé de nouveaux engagements nationaux significatifs afin de renforcer la sécurité des matières nucléaires et d'élaborer un plan d'action empreint d'une vision pragmatique et de mesures applicables.

En raison de l'accident nucléaire survenu en mars 2011 dans la centrale nucléaire n°1 de Fukushima au Japon provoqué par un tsunami, les questions de la sécurité des installations nucléaires et de la sûreté radiologique seront également à l'ordre du jour.

LA SECURITE NUCLEAIRE MISE EN EXERGUE

La Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire (ICSANT) adopté par les Nations Unies en 2005 a défini les actes suivants comme des infractions pénales et les rend passibles par le Droit pénal national : la fabrication, la possession ou l'utilisation de matières nucléaires ou radioactives avec l'intention de causer de graves blessures, la mort ou des dommages substantiels aux biens ou à l'environnement; et l'utilisation ou les dommages d'une installation nucléaire d'une manière qui libère des matières nucléaires et radioactives.

Assimilant le terrorisme comme étant une arme conventionnelle, la possibilité de terrorisme nucléaire est plus faible mais cause de bien plus importants dégâts.

La communauté internationale ne peut pas se permettre de négliger le risque de possession et de trafic illégaux de matières nucléaires compte tenu de l'évolution du contexte politico-économique.

Selon les données publiées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), plus de 2 100 cas de pertes, de vols et détentions illégales de matières nucléaires et autres matières radioactives ont été rapportés entre 1993 et 2011 au sein de ses membres. En 2010, deux Arméniens ont été arrêtés en Géorgie pendant qu'ils étaient en train d'essayer de vendre 18 grammes d'uranium hautement enrichi. En 2011, six trafiquants ont été arrêtés en Moldavie avec en leur possession 4,4 grammes d'uranium hautement enrichi.

De plus, l'utilisation répandue de l'énergie et de technologie nucléaires aggrave également le risque de prolifération des matières nucléaires. En 2007, deux équipes armés ont attaqué une installation nucléaire en Afrique du Sud où des centaines de kilogrammes d'uranium hautement enrichi étaient stockées. Une équipe a fait irruption dans le centre de contrôle d'urgence, a abattu un travailleur et a pris la fuite.

La communauté internationale a déployé tous les efforts possibles pour renforcer la sécurité nucléaire et pour lutter contre le terrorisme nucléaire ces années passées. Les documents juridiques tels que l'ICSANT et la Convention sur la protection physique des matières nucléaires (CPPMN) ont été adoptés. Les pays ayant participé au Sommet de Washington ont pris 54 engagements nationaux afin de renforcer la sécurité nucléaire. A l'issue de ce Sommet a été également publié un plan d'action composé de 50 étapes distinctes à mettre en oeuvre par les pays participants.

Malgré toutes ces mesures, de grandes quantités de matières nucléaires ne sont pas assez protégées et sont à la portée des terroristes à travers le monde.

L'organisation du Sommet sur la sécurité nucléaire de Séoul a plusieurs buts. Tout d'abord, il cherche à créer un consensus parmi les participants afin de protéger les matières nucléaires des terroristes et de créer de nouveaux objectifs concrets. Mettre en place des mesures en termes de gestion des matières nucléaires et radioactives, de prévention du trafic illicite. Ce Sommet sera également axé sur des questions ayant atrait aux réglementations, aux politiques et aux aspects institutionnels, culturels et techniques de la sécurité nucléaire.

Les engagements politiques pris lors du Sommet de Séoul sur la sécurité nucléaire doivent également être mis en oeuvre.

LA CONTRIBUTION DE LA CHINE

La Chine, un des premiers pays à avoir signé l'ICSANT, a toujours attaché une grande importance à la sécurité nucléaire. Elle ne s'est jamais départie de son attitude responsable en s'opposant fermement à la prolifération nucléaire et au terrorisme nucléaire.

La Chine a également renforcé sa sécurité nucléaire, assumé pleinement sa responsabilité internationale pour la sécurité nucléaire et participé activement à la coopération mondiale dans le domaine de la sécurité nucléaire. Elle a en outre aidé, dans la mesure de ses moyens, les pays en développement à préserver leur sécurité nucléaire.

Le ministre assistant des Affaires étrangères chinois, Ma Zhaoxu, a récemment déclaré que le président chinois Hu Jintao allait prendre part au sommet de Séoul sur la sécurité nucléaire, lors duquel il donnera des précisions sur la position de la Chine ainsi que sur les efforts déployés et les mesures importantes prises en matière de sécurité nucléaire.

"En tant que pays qui cherche à développer l'énergie nucléaire, la Chine a toujours attaché une grande importance à la sécurité nucléaire et participe activement à la coopération internationale sur la sécurité nucléaire", a-t-il affirmé.

La Chine souhaite que le Sommet de Séoul soit l'occasion de renforcer le consensus international et de promouvoir la coopération internationale en matière de sécurité nucléaire, contribuant ainsi à l'élévation du niveau des matières nucléaires dans le monde, d'assurer davantage la sécurité des installations nucléaires et de promouvoir le développement durable de l'énergie nucléaire.

Toutefois, Way Kuo, membre de l'Académie de l'ingénierie de Chine et de l'Académie nationale de l'ingénierie des Etats-Unis, a estimé que la plus grande contribution du sommet de Séoul serait celle aux négociations et à l'entente entre les participants.

A son avis, en raison de l'absence de document final juridiquement contraignant lors du sommet ainsi que de différences de points de vue entre les pays en ce qui concerne la sécurité nucléaire, il faudra encore du temps pour la communauté internationale de s'efforcer de réaliser une percée en matière de sécurité nucléaire.

Par LIU Liwei


Source: xinhua

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