Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>ChineMise à jour 30.03.2012 08h51
L'«Administration centrale tibétaine » est illégitime

Lobsang Sangay vit des moments difficiles depuis qu'il est devenu en avril 2011 le nouveau chef de l'« administration centrale tibétaine », le nouveau nom adopté par le soi-disant gouvernement tibétain en exil, aussi a-t-il probablement pensé que le discours ridicule qu'il a prononcé le 10 mars améliorerait son image auprès de ses bailleurs de fonds américains.

Ce jeune homme ambitieux a dit quelque chose que le Dalaï-Lama n'a jamais osé dire : « Béni par le transfert historique du pouvoir politique, nommé par le peuple, soutenu par les Tibétains vivant au Tibet, je suis fier de dire que l'ACT dispose de la légitimité pour représenter six millions de Tibétains et travailler pour leurs intérêts ».

En fait, l'ACT n'a pas la moindre légitimité.

A l'époque de la Dynastie des Tang (618-907), les peuples Tibétain et Han ont cimenté des liens politiques et familiaux d'unité et d'amitié politique et noué des relations économiques et culturelles étroites, posant les fondements solides de la fondation ultime d'une nation unifiée. Puis, au milieu du 13e siècle, le Tibet a été officiellement incorporé dans le territoire de la Chine de la Dynastie Yuan (1271-1368). Depuis lors, le Tibet est resté sous la juridiction du Gouvernement Central chinois.

Après la fondation de la République Populaire de Chine en 1949, le peuple Tibétain est devenu maître de son pays en vertu de la Constitution de la République Populaire de Chine. Il exerce le pouvoir de gestion des affaires locales par le biais des congrès populaires à tous les niveaux.

Les premières élections générales ont eu lieu au Tibet en 1961 et la population locale a élu les représentants de toute la population à différents niveaux dans la région. Le Congrès du Peuple de la Région Autonome du Tibet et le Gouvernement Populaire de la région jouissent ainsi de tous les droits en tant qu'organes administratifs de la région, conformément aux lois en rapport.

Depuis la création de la Région Autonome du Tibet, la totalité des huit présidents du Gouvernement Populaire Régionale ont été des Tibétains et un grand nombre d'anciens serfs et esclaves ont même aujourd'hui un poste de direction dans divers niveaux de gouvernement.

En revanche, la clique séparatiste s'est elle enfuie du Tibet en 1959 et créé le soi-disant gouvernement en exil à Dharamsala, en Inde, après l'échec de la rébellion armée fomentée par certains membres de la classe dirigeante tibétaine hostile à la réforme. Ni le Gouvernement Central chinois, ni aucun autre gouvernement national ne l'a reconnu comme le représentant légal du Tibet. Qu'il se fasse appeler l'Administration Centrale Tibétaine ne modifie aucunement cet état de fait.

Le nouveau chef de l'ACT Lobsang Sangay n'aurait pas pu devenir le Kalon Tripa, ou « premier ministre » sans le soutien de certaines personnes aux États-Unis, qui sont impatientes de voir l'homme qu'elles couvent travailler pour leurs intérêts.

Le Dalaï-Lama a d'abord ouvertement douté de lui avant de finir par le soutenir plus tard, le Dalaï-Lama ne pouvant pas se permettre d'ignorer les États-Unis. Mais Sangay, diplômé de Harvard et ancien militant du Congrès de la Jeunesse Tibétaine, organisation séparatiste radicale, manque de la moindre compréhension des conditions nationales réelles de la Chine et de sa région tibétaine. Dans son « discours inaugural » en 2011, il a cité et –mal- interprété la tablette de la Dynastie des Tang du temple Jokhang à Lhassa, laissant entendre que le Tibet est indépendant des autorités centrales de la Chine, l'inscription figurant sur la tablette soulignant en fait l'importance de l'unité nationale et l'amour du peuple tibétain pour la stabilité et la paix qu'offre l'unité nationale.

Le Gouvernement Central chinois a fait de son mieux pour contester la position du Dalaï-Lama et de sa clique sur ces vérités historiques, et a souligné que la prospérité et la stabilité dont le Tibet jouit aujourd'hui sont le résultat des efforts conjoints et de l'unité de tous les groupes ethniques de Chine.

Toute tentative visant à séparer le Tibet de la Chine et à nuire aux intérêts nationaux du pays va à l'encontre des intérêts mêmes du peuple tibétain. Dépendre d'étrangers pour sa survie, tout en proclamant représenter tous les Tibétains n'est certainement pas la bonne façon de créer un meilleur avenir pour le Tibet.

L'auteur, Hua Zi, est chercheur du Centre Chinois de Tibétologie.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) rédacteur (trice) chinois(e)
Tuerie en série en France : un cas grave qui donne matière à de profondes réflexions
Crise iranienne : la politique « deux poids deux mesures » des Etats-Unis
Regards sur le futur ralentissement économique de la Chine