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Français>>ChineMise à jour 06.04.2012 08h47
Dharamsala ne saurait représenter le peuple Tibétain

Le 28 mars a marqué le 53e anniversaire de la Journée de l'émancipation des serfs au Tibet. Depuis que le Gouvernement Central a réussi à mettre fin à une rébellion armée dans la région en 1959 et qu'il y a introduit l'autonomie ethnique en 1965, le peuple Tibétain est devenu maître de son propre destin.

Naturellement, son représentant légal devrait être le Gouvernement Central et le Gouvernement des populations locales de la Région Autonome du Tibet. Toutefois, ces dernières années le « gouvernement en exil » à Dharamsala a tenté d '« assumer » ce rôle. A la suite d'un « référendum » en 2008, il s'est même baptisé lui-même, » représentant du peuple tibétain ».

Pour étayer ses prétentions, le « gouvernement en exil », explique qu'il a le soutien de 100 000 Tibétains « en exil », et qu'il s'appuie aussi sur la soi-disant constitution du Tibet octroyée par le Dalaï-Lama en 1963.

Toutefois, conformément au droit international, un pays qui se dit souverain doit satisfaire à quatre exigences de base : il doit avoir un certain nombre d'habitants permanents, un territoire clairement défini, un gouvernement en exercice, et un pouvoir souverain et indépendant pour gérer les affaires intérieures et étrangères. Plus précisément, le mot territoire se rapporte au sol terrestre, et cela ne comprend pas les camps de réfugiés situés dans d'autres pays.

Le droit international souligne également le principe d'efficacité des règles pour la reconnaissance internationale d'un Etat souverain, principe selon lequel un gouvernement doit être en mesure de gouverner de manière efficace sur son propre territoire, être reconnu par d'autres pays, et diriger les affaires internationales.

De toute évidence, le Dalaï-Lama et ses partisans de Dharamsala ne répondent pas à ces exigences. Tout d'abord, les Tibétains en exil ne sont pas des habitants de la Région Autonome du Tibet. Après que la rébellion dirigée par les propriétaires de serfs ait été matée en 1959, quelque 80 000 Tibétains ont fui en Inde à la suite des fourgons de la clique du Dalaï-Lama. Mais s'ils ont suivi le Dalaï-Lama, c'est pour des raisons religieuses, plutôt que pour une reconnaissance politique ; en d'autres termes, ils ont suivi le Dalaï-Lama, non comme un dirigeant séculier, mais comme un chef religieux.

Deuxièmement, ni Dharamsala, ni aucune autre implantation d'exilés, ne peuvent disposer d'un territoire, nécessaire pour former un État souverain.

Le « gouvernement en exil » ne peut même pas non plus contrôler de manière effective le morceau de sol qui est sous ses pieds, qui est territoire indien. Par ailleurs, l'Inde a depuis longtemps publiquement reconnu que le Tibet fait partie de la Chine. Comment pourrait-elle tolérer un autre « Etat souverain » au sein même de ses propres frontières ?

Troisièmement, et c'est aussi le point le plus important, le « gouvernement en exil » de la clique du Dalaï-Lama n'a jamais été formellement, même dans les faits, reconnu par aucun pays dans le monde.

Depuis sa « fondation » en 1959, de nombreux pays ou des forces hostiles ont fait des reproches à la Chine au sujet du Tibet, tandis que certains groupes de défenseurs des droits de l'homme ont également agi contre la Chine. Le Dalaï-Lama a même été reçu par certains dirigeants étrangers lors de visites à travers le monde. Mais, s'il vous plaît, souvenez-vous que le fait est qu'aucun des pays qui l'a reçu n'a jamais reconnu son « Etat » ni son « gouvernement ».

Au contraire, même les forces de l'opposition tiennent pour acquis que le Tibet est une partie indivisible du territoire chinois.

Ces dernières années, la clique du Dalaï-Lama a tenté de se livrer au séparatisme sous de nouvelles formes, mais elle n'a jamais changé ses intentions, essayer de provoquer une intervention étrangère, en particulier des États-Unis.

En changeant son site officiel pour en faire celui de l'«Administration centrale tibétaine de Sa Sainteté le Dalaï-Lama », Dharamsala essaye de se plier aux goûts de certains sénateurs américains anti-chinois.
Cependant, leur tentative a échoué, comme toutes les précédentes, car les États-Unis ne modifieront pas leur position, qui est que le Tibet fait partie de la Chine. Ils n'ont même pas réussi à obtenir la reconnaissance de l'Inde. Donc, que la clique du Dalaï-Lama revendique être le « représentant » du peuple tibétain est absurde.

Lors des trois dernières décennies, le Gouvernement chinois a montré à maintes reprises ses bonnes intentions envers le Dalaï-Lama en organisant des visites de ses représentants privés et de ses proches, même après les émeutes de mars 2008. Le Gouvernement Central a également fait part de sa volonté de discuter avec le Dalaï-Lama s'il renonce vraiment à l'indépendance du Tibet. La porte lui reste toujours ouverte.

Il y a dix ans, j'ai rencontré Lobsang Sangay lors d'une conférence académique à l'Université d'Harvard. Je me souviens encore comment son compagnon et lui me murmurèrent : « La Chine est ma patrie ». Je pouvais sentir sa gentillesse quand il disait ces mots. Aujourd'hui, ce jeune homme est déjà au centre du pouvoir des Tibétains à l'étranger, en ayant remporté une « élection » à l'américaine.

Mais cette élection n'a rien à voir avec le peuple Tibétain de 3 millions d'âmes qui vivent en Chine.

Le « gouvernement en exil » du Tibet devrait plutôt essayer d'en apprendre davantage sur le développement de la Région Autonome du Tibet d'une manière neutre et impartiale, afin d'abandonner le séparatisme et de reconnaître la bonne volonté du Gouvernement Central chinois.

L'auteur est professeur à l'École des Hautes Etudes Internationales à la Peking University.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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