Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>ChineMise à jour 04.06.2012 09h17
La retenue de la Chine est claire aux yeux de tous

Certains pays pourraient essayer de faire usage du Dialogue Shangri-La, d'une durée de trois jours, et qui commence aujourd'hui vendredi, pour monter une fois de plus en épingle les différends territoriaux en Mer de Chine Méridionale entre la Chine et certains de ses voisins de l'Asie du Sud-Est.

Certains médias occidentaux pensent que la Chine sera « assiégée » lors du forum annuel sur la sécurité à Singapour, qui est organisé par l'Institut International d'Etudes Stratégiques et auquel participeront les ministres de la défense et les responsables militaires de 28 Etats de la Région Asie-Pacifique.

Mais est-ce que les disputes sur la Mer de Chine Méridionale doivent nécessairement conduire à une détérioration des relations entre la Chine et les pays voisins, et est-ce que ces différends sont vraiment devenus un piège stratégique sur la route de la Chine vers une émergence pacifique comme certains se plaisent à le prétendre ?

La réponse est non.

Prenez le bras de fer d'un mois entre la Chine et les Philippines au sujet de l'île de Huangyan, par exemple. Les Philippines ont non seulement occupé illégalement huit îles et îlots appartenant à la Chine, mais elles ont également posé un autre défi en encourageant leurs pêcheurs à pêcher dans les eaux situées autour de l'île de Huangyan. Ce sont elles qui sont à l'origine du différend avec la Chine, amorcé dans l'espoir de piéger la Chine au sujet de la reconnaissance de leur occupation des îles. Ces efforts ont bien sûr échoué.

Les Philippines ont tenté de revendiquer la souveraineté sur l'île de Huangyan parce qu'elle relève exclusivement de la zone économique du pays. Toutefois, ce genre d'affirmation ne résiste pas à l'analyse, car la souveraineté de la Chine sur l'île a été établie bien avant que la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer de 1982 n'affiche des dispositions sur les zones économiques exclusives.

L'île de Huangyan est une extension naturelle du plateau de la Chine continentale, et ses droits sur l'île peuvent remonter jusqu'à 1279, quand l'astronome chinois Guo Shoujing explora pour la première fois l'île de Huangyan ; de même, on sait que les pêcheurs chinois pêchent dans cette zone depuis la Dynastie Ming (1368-1644).

Les Philippines ont essayé de gagner la sympathie de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est, en disant que la Chine est une menace, mais les membres de l'ASEAN ont pu voir par eux-mêmes quelle retenue de la Chine a montré au cours de cette confrontation et la façon dont elle a toujours tendu à une branche d'olivier aux Philippines.

Les pays de la région sont bien conscients du fait que les Philippines ont ignoré à plusieurs reprises les ouvertures pacifiques de la Chine et ont essayé d'entraîner les États-Unis dans le conflit contre la Chine. Mais les Etats-Unis ont sagement décidé qu'ils ne souhaitaient pas se laisser entraîner dans un conflit inutile avec la Chine.

Toute préoccupation qui voudrait que, en défendant son territoire, la Chine pourrait porter atteinte à ses relations avec l'ASEAN ne sont pas fondées. La Chine a longtemps entretenu des relations harmonieuses avec l'ASEAN et elle se félicite de l'exploitation conjointe des ressources tout en apaisant les disputes, tant que les pays de l'ASEAN se conforment à la Déclaration sur la Conduite des Parties en Mer de Chine Méridionale.

Un deuxième problème soulevé par la théorie du piège est que toute action militaire de la Chine est une preuve qu'elle a des ambitions hégémoniques dans la région et qu'elle va effrayer ses voisins, détruisant l'environnement convivial propice à un développement pacifique.

Il est vrai que la Chine sera particulièrement prudente quant à l'utilisation de la force militaire pour résoudre les différends.

Mais l'utilisation de la force militaire pour défendre son territoire ne signifie pas pour autant qu'elle renonce à son émergence pacifique ou qu'elle poursuivre une hégémonie dans la région ; sa défense n'est pas offensive.

La Chine se tient à une politique de défense nationale défensive, mais en revanche, elle défendra fermement sa souveraineté et son territoire du mieux qu'elle le pourra, tout comme n'importe quel autre pays le ferait.

Les différends en Mer de Chine Méridionale sont un problème structurel complexe, ainsi qu'un problème stratégique. Certains pays essaient d'affaiblir la souveraineté de la Chine en occupant une partie de son territoire Mer de Chine Méridionale. Si la Chine ne répond pas avec fermeté, ce genre d'occupations pourrait devenir permanent.

La Chine appelle donc les pays concernés à honorer leurs promesses et à respecter la Déclaration sur la Conduite des Parties en Mer de Chine Méridionale. Le monde est pleinement conscient que c'est la retenue et la patience dont a fait preuve la Chine qui ont empêché l'impasse sur l'île de Huangyan de dégénérer en conflit militaire. Mais les pays de la région devraient également admettre que la Chine suit une voie de développement pacifique, et qu'elle défendra toujours ses intérêts nationaux.

Les auteurs, Gong Jianhua et Zhou Jianyuan sont chercheurs en sciences politiques à l'Université Océanique du Guangdong.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) rédacteur (trice) chinois(e)
La retenue de la Chine est claire aux yeux de tous
Beijing et Manille peuvent trouver une solution à leurs différends
Relations France-Chine : le changement c'est (vraiment) maintenant ?