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Français>>ChineMise à jour 09.07.2012 08h35
La Chine est "une priorité" pour le gouvernement français, déclare le ministre français des A.E. (INTERVIEW)

Le gouvernement français considère la relation franco-chinoise comme "une priorité", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans une récente interview accordée en exclusivité à l'agence Xinhua avant son déplacement à Pékin du 9 au 11 juillet.

"La relation avec la Chine est une priorité pour le nouveau gouvernement français", a affirmé M. Fabius, en se déclarant animé "par une ambition nouvelle" à cet égard.

Cette volonté de renouveau a notamment été soulignée, selon le chef de la diplomatie française, par les présidents chinois Hu Jintao et français François Hollande lors de leur premier entretien tenu en marge du sommet du G20 en juin au Mexique.

Aux yeux de M. Fabius, la France et la Chine, jouissant toutes deux d'un statut diplomatique et économique important à l'échelle internationale, entretiennent des relations d'amitié "anciennes" qui reposent sur "des fondations solides".

"Sur cette base solide, le gouvernement français entend s'investir activement dans la promotion du partenariat franco-chinois, afin de lui faire franchir une nouvelle étape", a-t-il déclaré.

Le ministre français a notamment indiqué que sa visite officielle en Chine, prévue du 9 au 11 juillet, aurait pour objectif "d'établir un bon dialogue avec les autorités chinoises, de les écouter et de fixer avec eux les perspectives des relations dans les années à venir".

Face aux changements qui ont dernièrement affecté le monde et à la redistribution des équilibres économiques et politiques mondiaux, "la Chine, par sa taille et en raison même de ses succès, a un rôle central à jouer dans la promotion d'un nouvel équilibre et d'une nouvelle stabilité (internationales)", a indiqué le ministre français.

Il a, en outre, évoqué les trois priorités du partenariat franco-chinois tel qu'il le conçoit. Il s'agit d'abord du rééquilibrage par le haut des relations économiques et commerciales ayant cours entre les deux pays, puis du renforcement de leur partenariat politique en lui donnant des traductions concrètes et, enfin, de la promotion des échanges entre les sociétés civiles et les peuples français et chinois.

Quant aux domaines de coopération qu'il souhaite creuser, le chef de la diplomatie française a déclaré vouloir renforcer le travail amorcé en matière de nucléaire civil et d'aéronautique, tout en souhaitant explorer d'autres secteurs, comme l'environnement, l'urbanisme, le développement durable ou encore les finances, dans le cadre des partenariats "mutuellement profitables".

Toutefois, les échanges entre Paris et Beijing ne se limitent pas au commerce et à l'économie et recouvrent également une dimension culturelle et universitaire. M. Fabius a notamment rappelé l'organisation mutuelle depuis 2011 des années linguistiques croisées visant à promouvoir l'apprentissage du français en Chine et du chinois en France.

"Le renforcement des échanges entre les jeunes, en particulier, est la clé de notre relation future", a-t-il confié à Xinhua.

Le ministre français a toutefois déploré la "relation économique déséquilibrée" qu'entretient la France avec la Chine, rappelant le déficit commercial de 27 milliards d'euros enregistré par la France en 2011.

Il a donc appelé à "sortir de cette situation par le haut, c'est-à-dire par le renforcement et le rééquilibrage de nos échanges", tout en voyant dans le dynamisme des exportations tricolores vers la Chine "un signe encourageant".

"Les entreprises françaises sont déjà fortement présentes en Chine avec plus de 13 milliards d'euros d'investissements en 2011" s'est-il félicité. "Nous sommes favorables aux investissements chinois en France, dès lors qu'ils sont créateurs d'emplois et de croissance", a-t-il poursuivi, saluant le nombre croissant d'entrepreneurs chinois qui s'installent sur le territoire français.

Enfin, M. Fabius a estimé que la montée en puissance des pays émergents, si elle est équilibrée, représente "une chance" et correspond à la conception d'un "monde multipolaire" qu'il défend.

"La conséquence sur le plan politique est que les pays émergents doivent assumer davantage de responsabilités et prendre toute leur part dans la gestion des affaires du monde et la résolution des crises", a-t-il néanmoins souligné.

"Nous ne cherchons pas à imposer nos vues à la Chine ou à d'autre pays, mais nous souhaitons avoir avec votre pays un dialogue substantiel et respectueux", a indiqué M. Fabius à Xinhua.

Source: xinhua

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