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Français>>ChineMise à jour 16.07.2012 08h42
L'intervention américaine ne favorise pas la stabilité de la région Asie-Pacifique (COMMENTAIRE)

La tournée de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton dans des pays voisins de la Chine, dans le cadre de la stratégie américaine de recentrage sur l'Asie, a de nouveau créé des remous en mer de Chine méridionale. La "pression stratégique" n'est propice ni au développement de l'Asie, ni aux intérêts à long terme des Etats-Unis.

La tournée asiatique de la secrétaire d'Etat américaine, qui l'a menée en Afghanistan, au Japon, en Mongolie, au Vietnam, au Laos et au Cambodge, est apparue comme un "encerclement diplomatique".

Bien que soucieuse de ne pas ouvertement provoquer l'agacement de la Chine, Mme Clinton s'est immiscée encore plus nettement dans la polémique concernant la mer de Chine méridionale, en soulignant à plusieurs reprises les intérêts américains dans cette zone maritime et en soutenant ouvertement les projets de certains membres de l'ASEAN qui vont venir compliquer la situation.

Mme Clinton a également pris position sur la mer de Chine orientale : bien que Washington ne se prononce pas sur la souveraineté ultime des îles Diaoyu, Mme Clinton a clairement affirmé lors de sa visite au Japon que ce groupe d'îlots entrait dans le champ d'application du traité de sécurité signé entre le Japon et les Etats-Unis en 1960.

De nombreux faits ont montré que des changements majeurs étaient survenus en ce qui concerne la mer de Chine méridionale depuis que Washington a décidé de renforcer son influence militaire et économique en Asie, une stratégie que beaucoup interprètent comme une tentative de contrer l'influence de la Chine dans la région.

Au cours des dernières décennies, les relations concernant la mer de Chine méridionale ont été pour l'essentiel apaisées, du fait que la Chine et les pays concernés ont cherché des solutions à l'amiable basées sur des négociations bilatérales.

Toutefois, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN il y a deux ans, Mme Clinton a déclaré que Washington avait un "intérêt national" en mer de Chine méridionale et retournerait en Asie. Depuis lors, les tensions couvent.

En particulier, la souveraineté territoriale maritime de la Chine a subi de graves affronts cette année, concernant l'atoll de Huangyan avec les Philippines, les îles Diaoyu avec le Japon et encore les îles Xisha et Nansha avec le Vietnam.

D'un côté, les Etats-Unis affirment ne pas prendre position, et de l'autre, ils s'activent et agissent avec parti pris.

Depuis que la tension est montée d'un cran en avril entre Beijing et Manille au sujet de l'île Huangyan, les Américains ont non seulement mené des exercices militaires conjoints avec les Philippins, mais ils leur ont en outre vendu deux navires de guerre.

Le mois dernier, le secrétaire d'Etat américain à la défense Leon Panetta a annoncé un redéploiement de la flotte de la marine américaine. Au lieu de l'équilibre actuel de 50% - 50% entre l'Atlantique et le Pacifique, les forces vont être repositionnées pour atteindre une proportion de 40% - 60% en faveur du Pacifique.

Comme le dit un proverbe chinois, "L'arbre aspire au calme mais le vent n'en continue pas moins de souffler". Bien que la Chine fasse constamment preuve de retenue et insiste pour que des solutions diplomatiques soient trouvées pour régler ces différends, certains pays continuent à s'en prendre à la souveraineté de la Chine, et cela est certainement lié au réengagement des Etats-Unis dans la région.

Washington doit comprendre que revenir en Asie en affichant sa puissance militaire et en intervenant diplomatiquement dans des différends bilatéraux constitue une erreur et une démarche à courte vue. C'est une erreur parce que cela favorise la confrontation et non la coopération, ce qui ne contribue pas au développement de l'Asie et va à l'encontre des intérêts américains à long terme.

Les Américains doivent faire davantage d'efforts pour promouvoir la coopération régionale "gagnant-gagnant", plutôt que de nuire à la paix et au développement de la région Asie-Pacifique.

Source: xinhua

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