Un ensemble de manuscrits du docteur de l'empereur pourrait probablement dévoiler la mystérieuse mort de l'empereur Guang Xu, qui a dirigé la dernière dynastie de Chine, ont annoncé des experts ce mercredi 29 août 2007.
Les manuscrits du docteur Ren Xigeng, spécialiste de médecine chinoise traditionnelle et le dernier président de l'hôpital impérial de la dynastie Qing (1644-1911), donnent un récit détaillé des activités quotidiennes de l'hôpital et rassemblent quelques prescriptions destinées à l'empereur Guang Xu.
Une des formules était une recette pour un bain de pied composé de 11 herbes chinoises, que le docteur avait prescrit à l'empereur afin de faciliter ses problèmes de sommeil et de digestion, a dit Cheng Xinnong, un célèbre expert en médecine traditionnelle chinoise.
"C'est dommage que le docteur n'ait pas marqué les années sur les prescriptions. Il a seulement écrit le mois et le jour," a confié dépité Cheng, membre du panel d'expert étudiant les manuscrits.
Les experts pensent qu'ils pourront découvrir à travers l'étude des notes du docteur la raison de la mort de l'empereur Guang Xu, qui est resté un mystère dans l'histoire chinoise.
L'empereur réformateur est mort en 1908 à l'âge de 37 ans et avait été emprisonné par sa tante, l'impératrice douairière Ci Xi, pour avoir tenté d'instaurer la "Réforme des cent jours" en 1898.
Guang xu est mort un jour avant que l'impératrice douairière ne meurt aussi. De nombreux historiens la soupçonnent d'avoir empoisonné l'empereur bien qu'il était malade bien avant de mourir.
Le docteur impérial a également déclaré dans ses notes que l'acupuncture, une thérapie importante dans la médecine chinoise, avait été interdite pour les empereurs depuis 1822, lors du règne de l'empereur Dao Guang, l'arrière-grand-père de Guang Xu.
"Cette année-là, la cour impériale avait statué qu'il était indigne pour un empereur de se déshabiller devant les docteurs," a expliqué le professeur Wang Xuetai, un expert de l'acupuncture.
Les 30 volumes des manuscrits, écrits à l'encre chinoise et au pinceau et liés ensemble avec du fil de coton, ont été trouvé au marché aux bibelots de Beijing par un fervent collectionneur dans les années 80 et sont restés dans sa collection depuis, a dit Zhang Shufen, chercheur au Palace Museum de Beijing, d'où les empereurs dirigeaient la Chine.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne