La langue est une barrière de taille dans la communication entre travailleurs migrants et citadins, selon un rapport sur l'état de la langue des travailleurs migrants réalisé par la Commission d'étude de l'état de la langue.
En Chine, le mandarin, ou Putonghua, est la langue parlée commune. Mais dans les régions rurales, les dialectes locaux dominent la communication.
Seuls 45,1% des ruraux savent parler le mandarin, contre 66% des citadins, d'après le rapport.
Pour faire face à ce problème, seuls 5,8% des travailleurs migrants réclame l'aide des citadin, la majorité d'entre eux faisant appel à un collègue de peur d'être regardé de travers.
En raison de la barrière de la langue, de nombreux travailleurs migrants choisissent de vivre en milieu fermé, en ayant peu de contacts avec d'autres personnes.
Les gouvernements et employeurs locaux devraient offrir des cours de mandarin aux travailleurs migrants afin de les aider à mieux s'adapter à leur vie urbaine, a indiqué Li Yuming, officiel du ministère de l'Education.
Des statistiques officielles font état de quelque 200 millions de travailleurs migrants en Chine.
Les dialectes chinois utilisent les mêmes caractères à l'écrit, mais leur prononciation diffère selon les endroits, parfois de manière importante, en particulier entre le nord et le sud de la Chine.
Source: xinhua