Quel est le son le plus populaire à Beijing? Vous allez me répondre sans hésiter l'opéra de Pékin. En un sens oui, mais pour tous ceux qui ont grandi dans les hutong et qui sont habitués à manger des brochettes de cenelles sucrées, les fameux Tang Hulu, le son qu'ils chérissent encore aujourd'hui reste le hurlement des vendeurs à la criée.
Zhang Zhenyuan et ses apprentis ne sont pas en train de colporter leur marchandise dans les rues. Ils sont à l'intérieur d'une classe du collège Ping Guo Yuan. Ils sont ici pour offrir aux élèves le goût, non pas des Tang Hulu, mais du vieux Pékin qui disparaît trop rapidement de la mémoire collective.
Ils sont accoutrés comme leurs ancêtres durant la dynastie Qing, plus d'un siècle et demi auparavant. Aujourd'hui, il n'est plus possible d'entendre ces cris si chaleureux, excepté peut-être durant les Foires annuelles organisées en l'honneur des temples, ou encore pendant le festival du Printemps. Les cenelles vendues dans la rue sont listées depuis peu parmi l'héritage incorporel national.
Pour les jeunes gens qui essayent d'imiter le fameux cri, le secret ne réside pas seulement dans la façon d'élever la voix et le ton, mais aussi dans la manière d'ouvrir leur coeur à la joie et la richesse de la vie et de tout ce qui les entoure.
Source: CCTV