Abbot Shi Yinle est très occupé chaque jour en tant que directeur du Temple du Cheval Blanc à Luoyang, le premier temple bouddhiste de Chine.
Mais tout ce qu'il a en tête en ce moment est l'achèvement tant attendu en avril de la salle indienne à l'intérieur du temple âgé de 1 900 ans.
La structure exotique, du même style que celui de la grande stupa Sanchi en Inde, est financé par le gouvernement indien dans le cadre de l'accord d'échange culturel et religieux signé par les premiers ministres des deux pays en 2005.
Abbot Yinle est fier que le temple ait été choisi pour accueillir la salle indienne, à peu près 20 siècles après l'introduction du bouddhisme d'Inde en Chine.
"Notre temple se pose en tant que témoignage de l'ancienne amitié entre la Chine et l'Inde," a-t-il dit.
La salle indienne couvre une superficie de 3 450 mètres carrés et comprend des infrastructures et équipements pour les lectures, prières, expositions et conférences bouddhistes. Toutes les pierres utilisées pour construire la salle proviennent d'Inde.
Un grand ingénieur indien supervise la décoration intérieure qui a démarré en septembre 2007. Deux autres maîtres artistiques indiens viendront prochainement superviser l'exquise sculpture murale finale, a précisé Hu Xuanyan, un fonctionnaire du bureau des affaires religieuses de Luoyang.
Une statue de Bouddha de 3,6 mètres de hauteur pesant 22 tonnes a été mises dans la salle en septembre dernier, la plus grande statue de Bouddha que le gouvernement indien ait offert à la Chine, ont signalé les responsables locales.
Le temple du cheval blanc est nommé d'après son ancienne légende du cheval blanc qui transportait des textes sacrés bouddhistes entre l'Inde et Luoyang, capitale de la Chine à l'époque. Le temple a connu son âge d'or lors du règne de Wu Zetian (624-705 av. J.C.), la seule femme empereur dans l'histoire de la Chine.
En échange de la salle indienne, le gouvernement chinois a financé la construction de la salle commémorative de Xuanzang à Nalanda, dans l'état septentrionale du Bihar en 2006. Xuanzang était un moine bouddhiste, un traducteur et un émissaire de paix et du bouddhisme entre la Chine et l'Inde il y a quelques 1 300 ans.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne