Tradition et avant-garde, indigène et exotique se trouvent face à face dans la 11ème Exposition internationale d'Art de Beijing, qui a ouvert ses portes dimanche matin dans la capitale chinoise. Les galeries tant chinoises qu'internationales n'ont pas ménagé leurs grandes oeuvres.
Une rétrospective de la tradition reste l'approche idéale pour adopter ensuite un point de vue plus large. Les peintures traditionnelles chinoises offertes par la Galerie Shen Xueren ont été déposées au centre de la salle d'exposition. Parmi elles se trouve le cheval musclé à l'encre, réalisé par le grand maître de la peinture chinoise, Xu Beihong, pendant les dernières années de sa vie. Les lavis à l'encre des grands peintres chinois comme Lin Fengmian, Zhang Daqian et Liu Haisu figurent aussi parmi les collections.
Avec le boom économique que connaît actuellement la Chine, les peintures contemporaines chinoises ne cessent d'améliorer leur performances dans les salles des ventes du monde entier. "Traverser la rivière" de Luo Zhongli, a, par exemple, été vendu l'année dernière pour plus de 16 millions de yuans. Dans les collections figure aussi le "village serein au bord de l'eau" sur toile de Chen Yifei, l'un des plus grands peintres contemporains chinois.
Zhang Yu, présidente, Gallerie Sanchuan
"L'oeuvre a été réalisée un peu avant la mort du peintre. Je l'ai achetée de la main d'un copain pour 4 millions de yuans. C'est le plus grand trésor de notre galerie, qui montre très bien notre quête de la beauté et de la valeur."
Côté sculpture, une des réalisations les plus connues est sans doute "le penseur", mais en version modèle réduit. La pièce originale est en bronze, et l'oeuvre de Auguste Rodin en 1902. Un homme assis à l'air grave, le menton sur le poing, et semble-t-il plongé dans un intense combat interne. Les reproductions de petite taille de la célèbre sculpture ont été dispersées partout dans le monde.
En plus du "penseur", Artco France a aussi apporté une série de peintures couleurs représentant Marilyn Monroe, qui coûte environ 10 mille yuans/pièce. On peut voir également une version miniature, et vernie, du Discobole de Myron, un savoureux clin d'oeil aux vénus d'Arman. Les nus de Walasse Ting ne manquent pas non plus à l'appel.
Ella Zhou, représentante du marché asiatique, Artco France
"Nous avons coopéré avec Valsuani, une usine locale de bronze pour la reproduction du "penseur". L'année passée, nous en avions apporté une à l'exposition de Shanghai, et la réaction ne s'est pas faite attendre. Cette année, nous avons vraiment envie de trouver d'autres partenaires à Beijing.
La 11ème Exposition internationale d'art de Beijing durera jusqu'à jeudi prochain.
Source: CCTV