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Surnommé la "mini-Cité interdite", le complexe au sein de la Cité Interdite, qui s'appelle Juanqinzhai, nouvellement restauré au jardin de Qianlong, sera ouvert au public l'année prochaine, a dit hier un porte-parole du Musée du Palais.
"Les cinq ans de travaux de rénovation à Juanqinzhai viennent d'être achevés, et il nous faudra encore quelque temps pour mettre en place les objets d'art anciens recueillis par l'empereur," a déclaré lors d'une conférence de presse à Beijing Zheng Xinmiao, le directeur du Musée du Palais.
La restauration de l'intérieur de la structure vieille de 233 ans, c'est le premier projet à grande échelle, a dit Zheng.
"Cela nous a donné une expérience précieuse, à la fois en théorie et en pratique."
Juanqinzhai signifie en chinois "Loge de la retraite" et il a été conçu par Qianlong, l'Empereur, qui a le plus longtemps régné en Chine, pour un usage privé après sa retraite en 1771.
A l'époque la Chine était l'une des nations les plus grandes et les plus prospères.
Construit avec les meilleurs matériaux et les moyens artistiques qui soient à la disposition de la dynastie des Qing (1644-1912), il est décoré avec des revêtements de sol en bambou, des cartouches en jade blanc et des décorations murales luxueuses.
Etant en grande partie dans un état délabré, Juanqinzhai a fait l'objet d'un effort international de restauration, organisé en collaboration avec le World Monuments Fund (WMF) et le Musée du Palais en 2001.
Le projet de 3 millions de dollars est la première phase du projet de restauration de l'ensemble du complexe, qui durera 12 ans et coûtera plusieurs millions de dollars.
Bonnie Burnham, la Présidente de la WMF, a déclaré que l'un des plus grands défis, ce fût la façon de conjuguer l'artisanat traditionnel et moderne avec des matériaux de conservation et les applications scientifiques.
"C'est une approche qui sera utilisée pour d'autres sites du patrimoine célèbre en Chine, en les préservant à la fois pour la Chine et le reste du monde», a dit Burnham.
Liu Chang, professeur du département d'architecture de l'Université Qinghua, a déclaré: "Nous avons accumulé des savoirs précieux et développé les meilleures approches en vue d'adapter le bâtiment au climat contemporain et aux technologies du contrôle, de l'éclairage et de l'exposition."
Le pavillon a été aussi fragile que l'art qu'il contient, mais maintenant il est en état de protéger son précieux contenu, a-t-il dit.
"Seul un petit nombre de brodeurs de plus de 40 ans, originaires de la province de Suzhou connaissent les techniques traditionnelles de la broderie recto-verso exquise, utilisée dans ce projet», a dit hier à China Daily Nancy Berliner, du Peabody Essex Museum, aux Etats-Unis.
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Source: le Quotidien du Peuple en ligne