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Mise à jour 06.03.2009 15h43
Il faut éviter de s'expliquer trop sur la vente aux enchères des sculptures en bronze du Yuanmingyuan

La mise aux enchères des deux têtes d'animaux en bronze volées du Palais du Yuanmingyuan paraît au début comme une tragédie, puis elle est devenue une farce qui a occasionné une perte à Christie's quant à son image de société de vente aux enchères, alors que la population chinoise dans son ensemble ne sent profondément blessé dans son sentiment national.

Pour ce qui est de la mise aux enchères de ces deux anciens objets d'art, le gouvernement chinois a adopté dès le début une position claire et nette : ne participer en aucun cas à la vente aux enchères ; interdire absolument la transaction des œuvres et des objets d'art au moyen des enchères ; souhaiter que les détenteurs de ces objets les restituent à la Chine. Les deux objets en questions ne sont pas seulement des antiquités, ils revêtent en fait une signification historique particulière. On les utilise maintenant en les produisant sur la scène et le sentiment d'humiliation et d'opprobre de la nation chinoise qui date d'un siècle auparavant est une fois de plus provoqué. C'est pourquoi la présente vente aux enchères n'est pas un acte commercial pur et simple.

Et le hasard veut que la partie qui procède à la mise aux enchères a un arrière-fond français et que la justice française s'est prononcée en faveur de la vente aux enchères de ces deux objets d'art volés par l'armée anglo-française lors du pillage et de la destruction du Palais Yuanmingyuan pendant la deuxième Guerre de l'Opium vers 1860. Ce qui est plus sérieux c'est que les relations sino-françaises ont baissé au point glacé ces derniers temps, alors que la mise aux enchères d'anciens objets d'art chinois volés par des Français met le feu aux poudres. Déjà lors de sa visite en Europe, le Premier Ministre chinois Wen Jiabao s'est rendu en Suisse pour participer au Sommet de Davos, puis il est allé en Grande-Bretagne où il a prononcé un discours à l'Université de Cambridge et il a également rencontré le Président tournant de l'Union européenne. Il a fait tout un tour autour de la France en l'ignorant.

Dans ce contexte-là, des objets historiques d'art volés de Yuanmingyuan sont mis aux enchères en France par Christie's, voilà de quoi envenimer l'affaire. Et ce qui est complètement inattendu, c'est que l'acquéreur vient de la Chine et qu'il déclare ne pas vouloir payer alors que les deux objets lui sont attribués en insistant que son seul but est de remplir une obligation d'un Chinois et non pas de faire réussir cette transaction !

En abordant la question du bon côté, il se peut que ce serait une pression exercée ultérieurement sur la vente aux enchères de ce genre d'objets d'art et donnerait matière à réfléchir aux détenteurs d'objets d'art et aux sociétés de vente aux enchères. Mais, serait-il possible de diminuer ou d'empêcher ce genre de transaction ? Difficile, car cela concerne de grands intérêts et de gros profits, et plus est c'est que la chaîne d'affaires existe déjà dans son ensemble, et la seule possibilité c'est que de vente aux enchères publiques on se tourne vers la transaction discrète et occulte. Dans ce cas-là où la vente et la transaction d'ouvertes et de publiques deviennent secrètes et cachées et qu'elles ne touchent désormais plus la sensibilité d'une nation blessée dans sa mémoire, mais personne ne pourrait alors empêcher la transaction switch qui se ferait dans la logique de l'intérêt commercial.

Ce qui veut dire que l'important est de savoir ce que nous prenons le plus à cœur, c'est l'acte de la vente aux enchères des objets d'art ou bien c'est le sentiment que nous éprouvons en se sentant blessé au plus profond du cœur ? En cas où c'est le premier, nous devons alors considérer les moyens dont nous disposons et qui nous permettent d'exercer une pression pour l'empêcher. En cas où c'est le deuxième, il nous faut alors reconsidérer la chose en réfléchissant si le problème peut–être réglé lorsque d'ouverte la transaction devienne cachée ?

De toute évidence, ce sont là deux choses différentes, mais c'est justement à cause de ce qu'on les considère comme une seule chose qu'il existe alors un espace trouble, obscur et ambigu, ce qui permet aux autres idées ainsi formées d'avoir un espace de manœuvre. Pour parler plus en profondeur, pour exercer une pression en vue d'empêcher la chose de se produire, il sera nécessaire de combiner la prise de position du gouvernement et l'expression de l'opinion publique ; pour faire en sorte que la transaction de publique devienne cachée, ce sera une sorte d'acte commercial, et pourvu que les deux parties concernées soient d'accord, cela n'impliquera et ne concernera aucune tierce personne.

Que ce serait avec le moyen diplomatique ou avec le moyen commercial que nous voudrions utiliser pour régler le problème, c'est alors un sujet qui mérite de notre part une plus grande attention et une plus profonde réflexion, car ce n'est pas la première fois qu'on procède à ce genre de vente aux enchères dont cette fois-ci c'est deux têtes en bronze l'une de lapin et l'autre de rat, et il est certain que ce ne sera pas la dernière. Le patriotisme peut nous aider à rassembler la force cohésive sociale, mais on ne doit l'utiliser que dans le moment crucial et en aucun cas on ne doit abuser de lui de façon simple et irréfléchie. Dans les affaires concernant l'installation de Starbucks à l'intérieur du Musée du Palais impérial (Cité interdite) et la confrontation entre Danone et Wahaha, nous avons fait preuve d'un patriotisme excessif, ce qui affaiblira petit à petit cette force de cohésion que nous venons de parler.

En considérant le problème du mauvais côté, en ce qui concerne les anciens objets d'art éparpillés et écoulés à l'étranger par suite de la guerre, si l'on ne dispose pas d'une position et de mesures permettant de faire face à la situation, ce serait alors défavorable aux échanges des objets et des œuvres d'art. Ces derniers temps, le Musée impérial de Beijing et le Musée impérial de Taibei entament des négociations sur leur coopération éventuelle. Les deux parties se sont convenues d'organiser mutuellement des échanges d'exposition d'objets historiques d'art et on peut s'attendre à ce qu'elles établissent en commun un mécanisme d'échanges des objets en question.

Les échanges d'objets d'art sont utiles au public de la société, c'est pourquoi on doit promouvoir à leur réalisation et à leur développement. Après la coopération avec le Musée impérial de Taibei, si l'on pourrait réaliser l'exposition en Chine des anciens objets historiques d'art chinois qui sont conservés actuellement dans les grands musées occidentaux, dont Metropolitan Museum of Art des Etats-Unis, The British Museum de la Grande-Bretagne et le Musée du Louvre de la France, ce serait alors une chose excellente qui revêt une signification encore plus importante, malgré que ces objets appartenaient autrefois à la Chine et qu'ils ont été écoulés à l'étranger par des moyens illégaux.

Quant à la vente aux enchères d'objets historiques d'art qui blesse profondément le sentiment national, nous devons adopter à son égard une position claire, nette et ferme et exercer une pression pour l'empêcher, mais ce qui est le plus important pour nous, c'est de ne pas s'expliquer trop sur cela. Car l'expression excessive du sentiment national pourrait nuire aux échanges d'objets d'art et cela est quelque chose dont « le gain n'en vaut pas la dépense » ou bien comme le dit le proverbe français « le jeu n'en vaut pas la chandelle ».

(Auteur de cet article : Wang Zhiren, économiste)

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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