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Mise à jour 18.03.2009 16h29
Afrique – Chine : une expérience qui marque pour la vie
Ambassadeur du Gabon en Chine S.E. Emmanuel Mba Allo

« Jette mon livre ; dis-toi bien que ce n'est là qu'une des mille postures possibles en face de la vie. Cherche la tienne. » C'est sur cette citation, que Samuel Okouma Mountou, conseiller chargé des affaires culturelles de l'Ambassade du Gabon en Chine a commencé la présentation de son dernier livre qui s'intitule « La vie des étudiants africains en Chine » qui a eu lieu au Centre culturel français de Beijing (CCFB) le 16 mars dernier dans le cadre de la 14e semaine de la Francophonie.

C'est l'Ambassadeur du Gabon en Chine, Son Excellence Emmanuel Mba Allo, qui a ouvert la présentation, rappelant l'actualité de la thématique de ce livre et précisant qu'il est le deuxième grand ouvrage après le livre de l'auteur sénégalais Hamidou Cheikh Kane « L'aventure ambiguë » sur les étudiants africains en France.

Les liens forts qui unissent la Chine avec les pays africains sont basés sur l'amitié, la fraternité et la confiance mutuelle, et cette amitié se transmet de génération en génération depuis la conférence de Bandung en 1955, lorsque les pays africains et les pays asiatiques se sont réunis pour la première fois. Le développement des programmes d'études pour les étudiants africains en Chine est une partie importante de la coopération entre la Chine et le continent africain, étant donné que la Chine est souvent considérée comme un pays qui éduque et forme les cadres africains actuellement.

Fils d'Ambassadeur du Gabon, diplômé lui-même de l'Université de Beijing et de l'Institut de langues étrangères de Beijing, Samuel Okouma est le mieux placé pour parler de la communauté des étudiants africains en Chine, de leurs achèvements, de leurs joies, et de leurs problèmes.

L'arrivée en Chine pour un étranger qui n'y a jamais été est un vrai choc culturel, car, comme le note Samuel Oukouma dans son livre, « la Chine ne ressemble à rien d'autre. La vie des gens, leurs réactions, leur comportement appartient à un autre monde ». Par ailleurs, il faut noter que les études sont difficiles. La plupart des étudiants qui arrivent en Chine dans le cadre d'une bourse d'études ne maîtrisent pas le chinois au départ. Ils l'apprennent sur place pour suivre ensuite des cours en spécialité en vue d'un diplôme d'une université chinoise. Ce cursus représente des études qui durent de 6 à 8 ans.

L'apprentissage sur le terrain est une expérience à la fois passionnante et dure. Les étudiants africains doivent s'habituer à la société chinoise dans laquelle ils sont plongés, comprendre les coutumes et les traditions culturelles des personnes qu'ils côtoient (que cela soit un professeur de leur spécialité ou un simple chauffeur de taxi), et faire face à de nombreux préjugés. Arrivés en Chine lorsqu'ils ont en moyenne 22 ans, ils apprennent à vivre d'après l'emploi du temps d'une université chinoise, s'habituent au climat local et communiquent aussi avec des étudiants des autres nationalités, notamment avec les étudiants qui sont originaires d'autres pays d'Afrique, où ils n'ont jamais été.

Eloignés de leur pays natal, plongés dans une société sinophone, ces étudiants deviennent peu à peu acculturés, et au terme de leur séjour en Chine, ils sont mis devant un choix : rentrer au pays ou rester en Chine. Certains d'entre eux sont déjà mariés avec des citoyens chinois et son habitués à la vie d'ici.

Le livre de Samuel Okouma, pour la rédaction duquel il a effectué 2 ans de recherches, nous livre avec des exemples intéressants et des anecdotes la vie des étudiants africains en Chine, les rapports entre ces étudiants et les Chinois, et formule une réflexion sur le retour au bercail, pour citer les mots de l'auteur lors de la présentation. Pour lui, venir étudier en Chine, c'est une chance, et une fois que cette expérience est achevée, chacun se fraye son propre chemin. Le livre «La vie des étudiants africains en Chine » n'a pas la prétention d'être un guide pour les étudiants ; c'est un recueil de réflexions de l'auteur, après la rédaction duquel il dit d'avoir un sentiment d'inachevé. Une de ses préoccupations - de faire connaître la Chine à tous ceux qui n'en ont pas entendu parler, est un pari réussi. En grandes lignes et dans les détails, il livre des situations concrètes qui sont très familières pour tous ceux qui ont vécu en Chine.

Au total, jusqu'à présent, la Chine a déjà formé 15 000 spécialistes africains. Ils étaient 1 500 en 1988, et ils sont 7 000 actuellement, originaires de plus de 170 pays. Et avec le développement des relations économiques entre la Chine et le continent africain, les spécialistes africains seront encore plus demandés dans l'avenir. Ainsi, « avoir un diplôme à la fin du cursus universitaire est non seulement bon pour le moral des étudiants africains, mais c'est également une réussite de la coopération sino-africaine », comme il est mentionné dans le livre.

Le livre de Samuel Okouma Mountou « La vie des étudiants africains en Chine » est paru aux éditions « La Bruyère ».

Eugène Zagrebnov

Samuel Okouma Mountou à la présentation de son livre

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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