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Français>>CultureMise à jour 14.02.2010 11h38
Une cordonnière perpétue la tradition ancienne

A 79 ans, Zhu Xiaofeng devrait être à la retraite depuis longtemps.

Mais à l'approche de l'année du Tigre elle est très occupée et n'a même pas une minute pour se reposer. Les jeunes parents arrivent nombreux dans sa maison de Gaoyou, dans la province de Jiangsu.

C'est parce que Zhu se spécialise dans la fabrication de chaussures décorées de « tête de tigre » pour leurs jeunes enfants.

Fabriquer des chaussures en tissu décorées de têtes de tigre pour les enfants de moins de 2 ans est resté ancré dans la tradition de la communauté de Zhu. Beaucoup de gens pensent que si les enfants portent ces chaussures pendant la Fête de Printemps, ils deviendront aussi forts et courageux que ces félins majestueux, quand ils seront grands.

Bien que des chaussures semblables fabriquées en usine sont également vendues dans les magasins, les habitants locaux préfèrent celles qui sont fabriquées par les mains de Zhu et elle a reçu des commandes pour ces chaussures depuis juin dernier.

« Les chaussures de fabrication industrielle sont produites en masse et il leur manque l'amour personnel et les soins qui sont donnés aux chaussures qui sont fabriquées à la main », a déclaré Cai Peiwen, une enseignante de maternelle, âgée d'une vingtaine d'années résidant à Yangzhou, dans la province de Jiangsu, qui va bientôt être mère.

« Mais le travail de Zhu est différent et donc beaucoup plus apprécié. Chaque paire qu'elle fabrique représente une expression différente du visage de l'animal, ce qui en fait une paire unique, comme si les chaussures représentaient la personnalité de chaque enfant. »

Cai avait acheté une paire de chaussures en forme de tête de tigre fabriquées en usine, mais lorsqu'elle a vu les créations de Zhu, elle est allée directement la voir pout lui commander quatre paires pour son enfant.

«Il faut se dépêcher car il y a généralement une longue file d'attente pour les chaussures», a dit Zhu.

Cela lui prend généralement une semaine pour terminer une paire, car des chaussures en tissu doivent être cousues délicatement et nécessitent des compétences en broderie. Des couleurs criantes avec des têtes de tigre les rendent plus attrayantes, mais leur création prend également beaucoup de temps.

«Ma vue et mes oreilles ne sont pas aussi bonnes qu'auparavant», crie Zhu au téléphone en riant.

«Sinon, ça irait beaucoup plus vite».

La fille de Zhu Ma Xiuzhen a tenté de convaincre sa mère de ne pas continuer la fabrication des chaussures et de profiter de la retraite pour se reposer, mais Zhu insiste sur la fabrication des chaussures pour ses voisins avant la Fête de Printemps.

«Ma mère est très concentrée et sérieuse lorsqu'elle fabrique ces chaussures», a ajouté Ma.

« Nous prenons soin d'elle, c'est également agréable de la voir joyeuse lorsqu'elle se met à fabriquer ces petits tigres colorés ».

C'est de sa mère que Zhu a appris le procédé de fabrication des chaussures avec des têtes de tigre quand elle était petite fille. A cette époque, ce savoir-faire était considéré comme une vertu pour les femmes très habiles en couture. Elle a tout de suite aimé ce travail et y consacrait son temps libre.

Mère de sept enfants, Zhu avait fait à chacun d'eux trois paires de chaussures en forme de tigre lorsqu'ils étaient petits.

«Maintenant, ils sont tous en bonne santé et ont gardé de très bons rapports avec moi», a dit Zhu.

Elle ne se rappelle pas du nombre exact de chaussures fabriquées au cours des dernières décennies, mais elle reconnaît tous ceux qui les ont portés.

« Certains d'entre eux viennent toujours de me voir pour me remercier de la chance et de l'amour que je leur ai apportés avec ces chaussures», a-t-elle ajouté.

Elle fabriquait les chaussures gratuitement avant 1993. Mais quand son travail est devenu populaire et le nombre de commandes a augmenté, elle a décidé de facturer 50 yuans de la paire, ce qui correspond au coût des matériaux pour la fabrication des chaussures.

« L'argent n'achète pas tout», a dit Zhu.

«Je suis contente que je peux encore fabriquer ces chaussures, car elles sont très jolies lorsque les enfants les portent».

Ma et ses frères et sœurs avaient déjà tenté d'aider leur mère à faire les chaussures, mais ils ont vite laissé tomber.

« C'est trop compliqué pour nous », a dit Ma.

«Il faut y mettre du talent et de la patience, ce qui est particulièrement difficile pour nous, qui sommes des citadins très occupés ».

Cai est d'accord.

«Lorsque j'étais petite, j'ai également porté des chaussures avec des têtes en forme de tigre. Elles étaient fabriquées à la main et je me souviens à quel point elles étaient chaudes et confortables », a dit Cai.

"Toutefois, il n'est pas facile de trouver des chaussures faites à la main de nos jours - tout est maintenant de fabrication industrielle », a-t-elle ajouté.

« Zhu sait comment faire, elle aime le faire et continue à faire vivre la tradition c'est ce qui fait la particularité de ses chaussures fabriquées à la main ».

Tout comme sa mère les avait conservées pour elle, la jeune mère a dit qu'elle va conserver les deux paires de chaussures pour son enfant, même quand il aura grandi.

« Ces chaussures vont faire partie de ses souvenirs d'enfance », a-t-elle ajouté.

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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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